‹ De la Tuberculose Inoculée par la Muqueuse Buccale: De l'Efficacité des Phosphates de Chaux dans son TraitementChapitre 3 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Frappé du nombre relativement considérable de personnes d’un certain âge atteintes d’abcès de la bouche, plaies suppurées, suite de l’avulsion ou chute d’une dent, caries dentaires, etc.,avec adénopathies consécutives du côté atteint, j'ai cru pouvoir établir par les observations personnelles que j'ai recueillies dans ma clientèle et grand nombre d’autres que je dois à l’amabilité de confrères bienveillants, que ces abcès, plaies ou suites de caries dentaires proviennent la plupart du temps d’une tuberculose inoculée.

Mon intention n’est pas de parler ici des ulcérations tuberculeuses de la bouche, déjà maintes fois décrites comme concomitantes de la tuberculose pulmonaire ou consécutives à elle, mais bien d’ulcérations primitivement non tuberculeuses et antérieures à tout développement de la tuberculose dans le reste de l’organisme.

Ces ulcérations buccales, le plus souvent chroniques, se ‘ rattachent en général à une mauvaise denture et plus rarement à une lésion traumatique servant de porte d’entrée à la tuberculose et semblent n’être qu’un point de transit pour le bacille, car elles ne revêtent pas habituellement les caractères typiques de l’ulcération tuberculeuse de la bouche,

mise

accompagnée de phénomènes douloureux assez accentués pour rendre souvent l’alimentation difficile.

Il me paraît intéressant, dans ces conditions, non seulement de démontrer par des faits cliniques l’inoculation fréquente du bacille de Koch par cette voie aux personnes d’un certain âge qui sont moins accessibles à toute infection que les enfants ou les jeunes gens, mais en même temps la tendance que peuvent avoir ces tuberculoses à céder — au moins pour très longtemps — à un traitement approprié par les phosphates de chaux et une antiseptie sévère de la bouche dans les observations qui me sont personnelles.

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