‹ De la Tuberculose Inoculée par la Muqueuse Buccale: De l'Efficacité des Phosphates de Chaux dans son TraitementChapitre 9 sur 18 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

L. D..., 45 ans, marié, père de famille, s’est toujours très bien porté ; il eut à 34 ans, un abcès de la bouche avec adénite cervicale droite, côté malade.

Un an après, une bronchite intense et trés tenace s’est déclarée.

Presque toutes les dents sont cariées et occasionnent pendant quelques années et plusieurs fois par an de petites colléctions purulentes et alvéolaires.

En 1891, 8 mois après, je fus appelé au chevet du malade et constatai des craquements sous-claviculaires droits, submatité, amaigrissement considérable, sueurs nocturnes, hémoptisies légères, etc., tout le terrible cortège, en un mot, d’une tuberculose pulmonaire.

Le traitement ad hoc, par l'huile de foie de morue, la créosote, reconstituants, pointe de feu, liqueur de Fowler, etc., fut institué.

En Ce

Un mieux assez sensible se produisit, mais ne devint très appréciable que quinze jours après l'absorption du glycérophosphate de chaux à très haute dose.

Le malade se remit peu à peu et quoique très émacié aujourd’hui, tout en toussant et expectorant, peut vaquer à ses occupations, nourrir sa famille par son travail de manœuvre, boit, mange avec appétit. Très connu dans les environs, on le surnomme couramment sous l’appellation du « poitrinaire. »

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