OBSERVATION VII
Louise Ch..., épouse F..., 34 ans, se portait bien avant son mariage.
À eu trois enfants en sept ans qu’elle a nourris elle-mêéme et en à allaité un quatrième comme nourrice mercenaire.
Son père et sa mère se portaient bien et sont décédés à un âge très avancé.
A la suite de travaux pénibles et de l’allaitement, elle se plaint pendant longtemps de fatigue générale et de douleurs vives, entre les omoplates et aux membres inférieurs.
En 1895, elle se plaint d’un abcès dans la bouche du côté droit qu’elle attribue à une dentition défectueuse ; il y a carie des dents du maxillaire inférieur droit qui sont déchaussées et Saignantes.
De ce même côté, on constate un engorgement ganglionnaire à la suite duquel se forme un mois après un, abcès volumineux du cou pendant la grossesse de la malade. Les ganglions de la région sous-maxillaire sont hypertrophiés.
Deux mois après sous l'influence, dit-elle, d’un léger refroidissement, elle est atteinte d’une bronchite qui est pour elle, par sa durée, un rhume négligé dont elle ne peut se débarrasser.
Au mois d’août 1896, je suis appelé auprès d’elle pour lui donner des soins pour la premiére fois.
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À l’auscultation, j'entends de gros râles humides au-dessous de la clavicule et au-dessus de la fosse sous-épineuse du côté droit, l’expectoration est muco-purulente, les crachats nummulaires, l’amaigrissement considérable, la respiration est rude et soufflante.
On constate à la percussion une matité presque complète.
Comme diagnostic, je porte celui de phtisie pulmonaire, qui me confirme l’examen bactériologique.
J'institue, sans grands résultats, un traitement à la créosote, pointes de feu, reconstituants, etc.
Un mois après, je soumets la malade au glycéro-phosphate de chaux à haute dose, tout en continuant le traitement primitif.
Les symptômes s’amendent dans la huitaine d’une façon notable ; mais le mieux ne persiste que pendant six mois, époque à laquelle la malade meurt dans une rechute.