HAT
M. P£an. — Abcès froid de la langue.
P... (Rosalie), trente-cinq ans, entre à la clinique le 28 novembre 1892. Pas d’hérédité, Pas d’antécédents tuberculeux et syphilitiques. Il y a deux mois, sans causes connues, la partie latérale droite de la langue est devenue le siège de douleurs sourdes en même temps qu’apparaissait une tumeur. Cette tumeur du volume d’une noix s'étend du V lingual à 2 centimètres de la pointe ; la surface est lisse, unie, sans bosselures; la muqueuse qui la recouvre est saine et ne diffère pas sensiblement par son aspect de celle des partie voisines.
Au toucher, la tumeur est bien limitée et comme enkystée dans
l'épaisseur de la langue; elle n’envoie pas de prolongement du
côté du plancher buccal ou du côté de l’épiglotte. La consistance molle est faussement fluctuante, comme celle de certaines collections liquides à paroi épaisse. Rien dans les régions voisines ou éloignées, rien dans les ganglions des maxillaires. Rien aux poumons.
L’incision exploratrice donne issue à environ 30 grammes de pus verdâtre, mal lié, contenant des grumeaux caséeux ; la membrane granuleuse qui tapisse la cavité est disséquée, puis enlevée.
Réunion par première intention et guérison en peu de jours.
M. Poncer. — Tuberculome intra-lingual du bord latéral droit de la langue.
Le 15 mai 1888, entre à l’Hôtel-Dieu le nommé C..., âgé de vingt-six ans, pour une tumeur de la langue; dans ses antécédents on note que sa mère est morte phtisique à l’âge de trente-six ans ; personnellement, bonne santé habituelle, pas de syphilis. En septembre 1884, le malade a vu débuter sur la partie supérieure et médiane de la langue une petite tumeur qui s’est accrue progressivement. Au mois de mars 1895, elle avait la grosseur d’une noix. À cette époque le malade entre à l’Antiquaille, dans le service de M. Aubert; les ganglions sous-maxillaires sont engorgés ;