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contraire, la tuberculose est assez souvent associée à des ulcérations. Le diagnostic sera fondé non seulement sur les signes locaux, mais encore sur les commémoratifs
(chancre antérieur; enfants vivants), sur l’éxamen général du sujet (éxamen des poumons, recher che des stigmates syphilitiques). On s’aidera enfin du laboratoire.
L'anatomie pathologique ne peut pas servir de base
sûre à ce diagnostic car, histologiquement, il existe des ‘cellules géantes dans les deux cas!
La tuberculino-réaction est aussi fréquente chez les
syphilitiques que chez les tuberculeux (Nicolas et Fa-
bre). | La recherche du bacille de Koch est aléatoire dans le pus tuberculeux'et la recherche du tréponème est sou-
vent négative dans la gomme syphilitique. La réaction -
de Wassermann, Si elle est positive, a une certaine valeur; négative, elle ne permet de tirer aucune conelusion. Aussi l’inoculation au cobaye du pus retiré par ponction, bien que donnant des résultats-tardifs, reste le plus Sûr moyen de contrôle. Elle entraîne un diagnostic de tuberculose Si l'animal présente au bout de trois semaines des. signes de tuberculisation.
Quand l'inoculation est de réalisation difficile ou impossible, on est autorisé, dans les cas douteux, à mettre en œuvre le, traitement anti-syphilitique, bien que Chauffard l’accuse d’avoir aggravé l’état de son malade.
L'actinomycose linguale simule également la tuberculose gommeuse: Elle se voit chez des individus habitant la campagne et, à la période initiale, elle donne lieu
à des tumeurs indolores, plus ou moins arrondies, sié-
geant de préférence dans le tiers antérieur de l'organe
AE nn He et qui présentent de grandes analogies avec les. gommes tuberculeuses. Mais leur ramollissement et leur fistulisation sont rapides et aboutissent en général à la gué-
rison spontanée.
Les kystes de la langue sont rares, qu x s'agisse de kystes hydatiques ou de kystes muqueux. Il ne faut pas
tenir compte pour le diagnostic de la nature plus ou
à moins liquide de leur contenu et compter sur la fluctua-
tion, car ce contenu -est souvent sous tension et donne en général une sensation de rénitence et d’élasticité. On attachera beaucoup-plus de valeur à leur lenteur d’évolution et à la ponction exploratrice. $
ba ÆEnfin, toutes les tumeurs de la langue peuvent débuter par un nodule et simuler une gomme. Parmi les tumeurs bénignes, le fibrome est l’une des plus fréquentes. Pauling, Silbermark ont pris des gommes tuberculeuses pour des fibromes. Le lipome, est plus rare. Les adénomes, myomes, neurofibromes, tératomes sont des exceptions. D'une facon générale, ces néoplasmes bénins sont encapsulés, mobiles dans le tissu lingual et leur évolution très lente fait que ces sujets en sont souvent
“porteurs depuis des années.
Parmi les himeurs malignes, lé < sarcome à, il est vrai, une certaine mobilité, mais il évolue rapidement. Le
cancer enfin, dans sa formé interstitielle, débute par un
nodule sous-muqueux, mais il s’extériorise rapidement, est superficiel, d’origine épithéliale, et on pense à lui avant de penser à une gomme tuberculeuse. Dans les cas douteux, la biopsie fait le diagnostic.
Le lympho-sarcome est extrêmement rare.