‹ De La Tuberculose LingualeChapitre 32 sur 40 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous serons bref sur ce chapitre, la plupart des observations publiées étant accompagnées d'examens histologiques. Les lésions anatomiques sont à rapprocher de celles du lupus papillomateux. Elles consistent surtout en : 1° des lésions sous-muqueuses caractérisées paï la présence de follicules tuberculeux ; 2° de lésions muqueuses, les plus intéressantes qui consistent essentiellement en hypertrophie papillaire, épaississement considérable de l’épithélium avec allongement des bour- ‘geons inter-papillaires lesquels poussent des prolongements dans la profondeur du derme.

e -PATHOGÉNIE \ Ve

= Le papilome est une lésion élémentaire de la peau (Broca), un mode de réaction banale des tissus à l’infection (Fage) et un grand nombre de dermatoses sont capables de produire la papillomatose - (psoriasis, eczéma, syphilis, pemphigus, impétigo). La tuberculose en est, dans le cas particulier, la cause première.

Pourquoi la tuberculose prend elle dans certains cas ce type anatomique ? Lévy Frankel et Blamoutier notant que plusieurs malades étaient syphilitiques et présentaient de la leucoplasie buccale, se demandent si le terrain syphilitique ne joue pas un rôle dans la genèse de cette forme si particulière. C’est, en effet, souvent sur de la leucoplasie que se développent les’ papillomes de la langue (Sébileau, Morestin, Jahr, Weiss).

DIAGNOSTIC

L'épithélioma papillairée au début peut revêtir un aspect analogue et le diagnostic peut être difficile, car il ne faut pas compter sur les gros signes du cancer. On recherchera surtout l’induration sous-cancéreuse et on pratiquera une biopsie sans plus attendre.

Papillome simple. er Le diagnostic est en pratique impossible. cliniquement, car il y a identité morphologique. Le diagnostic ne se pose guère avec les autres tumeurs (fibrome, lipome, sarcome), si ce n’est avec les angiomes caverneux et les lymphangiomes, mais leur consistance est très différente.

On pensera enfin aux syphilides végétantes et à l’hypertrophie de l’amygdale linguale. |

Page 1