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Autopsie. — Tuberculose fibro-caséeuse des sommets. Cervelet : présence de 4 gommes à centre ramolli de nature impossible à déterminer macroscopiquement.
Langue : à la pointe de la langue on reconnaît l existence de la plaque. En la coupant par le milieu on voit mettement que la muqueuse est considérablement épaissie ‘et blanchâtre. On ne trouve rien d’anormal auidessous. :
La nécropsie nous laisse A doets le diagnostic de - Syphilis linguale et cérébelleuse.
Examen-histologique. — Cervelet : on a examiné
trois tumeurs toutes de constitution identique. Elles sont formées par un énorme bloc caséeux, en général, complètement privé d'éléments cellulaires et entouré par
=, 74 . . o un tissu de néo-formation manifestement tuberculeux.
Langue : les coupes qui n avaient pas été collées offrent simplement la coupe de a muqueuse. Cette dernière paraît présenter des altérations absolument caractéristiques d’un papillome corné banal. Non seulement sur toute l'étendue les papilles étaient ‘extraordinairement allongées, mais encore, en plusieurs points elles formaient une intrication, un réseau entrecoupé de nattes conjonctives dont l’aspect était absolument caractéristique. Le tissu conjonctif sous-jacent à l’épithélium présente bien quelques traces de diapédèse et en quelques points des dilatations lymphatiques remarquables, mais pour le moment rien ne permettait de porter un diagnostic autre que celui de: papillome lingual. Sur d’autres coupes, collées et, par conséquent, qui ne sont pas déchirées au niveau du derme, on vit apparaître des lésions de lupus absolument caractérisées. Ces lésions
occupaient l'étage profond du derme ; elles axriveient
au contact de la face supérieure des muscles, mais ne :
les dissociaient point. Elles étaient tout à fait remarquables comme type de lupus, c'est-à-dire que, parmi ces nodules tuberculeux, les uns présentaient souvent au pourtour des signes de fibrose et les autres à leur centre
des signes de caséification non douteux ; aucune trace
de processus aigu, aucune ulcération. L’infiltrat lupique était toujours recouvert par l'épithélium papillomateux, que nous avons décrit. Il n’arrivait à son contact immédiat que dans un petit nombre de points. “Le
Obs. 3 (François Dainville). | -L..., tailleur de pierres, 46 ans. Entre à Saint-Louis (Service-de l'isolement) le 22 février 1904, pour se faire opérer d’une lésion de la langue survenue, il y a 7 mois.
Celle-ci siège sur le bord gauche de l’organe et figure
une plaque de 3 cm. de long sur 1 cm. de large. La sur-
face est formée d’un grand nombre de saillies limitées . par des fissures plus ou moins profondes. Sur aucun
point, on ne voit les ulcérations habituelles de la tuberculose linguale et sur la muqueuse voisine, il n’existe pas de grains blanc jaunâtres ; au contraire, la lésion tranche nettement avec les parties voisines. |
Par la palpation, on sent qu’il n’existe pas d'induras tion de la langue an niveau de la végétation de Ja muaqueuse de que la langue a gardé toute sa souplesse. On ne trouve pas de ganglions dans la région sous-maxillaire. :
Le’malade a une salivation assez abondante et ressent quelques douleurs d'oreille’ ; il souffre beaucoup de
Ty
sa lésion linguale, à l’occasion surtout du contact des
aliments pendant. Ja mastication et du frottement de la
. partie malade sur un chicot dentaire à l’oecasion de 1x | parole. Cette dent cariée est coupante et a dû être l’oc:
casion d’une ulcération Hnguale et consécutivement,
d'une infection tuberculeuse comme porte à le croire
non seulement l'examen local, mais encore l'examen gé-.
péral et les antécédents personnels.
À 42 ans, le malade a eu une fluxion de poitrine sui-
vie d’une bronchite : depuis, il n’a cessé de tousser et