LE
A coté de ces foyers, on trouve de véritables cellules géantes, assez nombreuses, typiques avec leur centre caséeux mAl coloré par les réactifs, et leur périphérie entourée de cellules épithélioïdes. Nous n'avons puy décéler le B., K. Les vaisseaux ne présentent pas de traces de sclérose.
Obs. 8. (Juan de Azua.) — Résumée. —
Le malade que je présente, âgé de 55 ans, est venu à moi pour que je le traite comme syphilitique, car un W. fait en vue d’élucider la cause de la lésion qu’il présentait sur la langue, avait donné un résultat nettement positif. Malgré tout, l'aspect de la langue et l’habitus général du malade me poussaient à ne pas accepter le diagnostic causal qui avait été posé à la suite du résultat du W. L'aspect de la Jangue me rappelait un-autre : cas très semblable et de caractères objectifs identiques à celui-ci, vu antérieurement, et qui était d’origine bacillaire. Mes soupçons étaient accrus par l'aspect général du malade qui toussait, crachait et était essouflé, présentant, en outre, une pâleur intense de l’isthme du gosier. Tout cela me portait à penser, sans nier la syphilis, que la tuberculose pouvait entrer en jeu. De l'in: terrogatoire et de l'examen, il résulte que, à 40 ans, il eut un chancre syphilitique phagédénique qui rongea en s'étendant le prépuce et le gland, mais de courte dürée. Une médication fut instituée et le malade s’en trouva bien, mais, comme il arrive souvent, se croyant” guéri, ilne vit plus de médecin. Il n’a jamais rien eu à la langue jusqu’à il y a 2 mois, mais il est possible que la date de début ne soit pas exacte car le malade dit
LS Fe E e 2 % r . Ze . | € n'avoir éprouvé aucun ennui des lésions qu’il présente
actuellement. L'examen des poumons pratiqué par un
| spécialiste autorisé, le D''Lopez Duran, accuse des lé- - sions bacillaires des 2 sommets, confirmés par la présence de très nombreux bacillès dans les crachats. L'épididyme-droit et le cordon présentent des nodosités inégales qui se sont formées à l’i insu du malade et qui sont des lésions tuberculeuses typiques. L’inspection de la
cavité bucco pharyngée ne montre aucune autre altération que celles de la face dorsale de la langue”
Sur celle-ci, au tiers moyen, sur le sillon médian et s'étendant vers la gauche, se trouve une surface de forme ovale, de 12 mm. de diamètre, de coloration r'0sée, un peu plus sombre que le reste de la langue, qui
est à peine saillante au- dessus des parties voisines dont
elle est. séparée par un sillon d'environ 3 mm. de profondeur et qui entoure presque complètement la partie malade. Celle-ci est formée par une conglomération de À granulations entre lesquelles existent de petits sillons qui, comme celui qui entoure la lésion, sont seulement visibles quand on étale la langue. L'ensemble, par sa coloration, l’irégularité de sa surface, les granulations et les sillons, rappelle assez l’aspect d'une framboise à grains fins et. serrés. Quand on étale la langue, les grains se désunissent et les dépressions qui les séparent apparaissent plus profondes. Dans ces sillons, il n’y a aucune gerçure ni aucune trace d’érosion et ceux;ci pa-
À raissent être la conséquence d’un processus scléreux qui est apparu au cours de l’évolution néoformative des granulations, comme le démontre la consistance dure et
ferme que présentent ces dernières.
ractéristique de la tuberculose lupique. cutanée...
Sur les Se de sillon, qui entoure ns ue ue | reuse, $e perçoit aussi une induration scléreuse évidente. Ÿ Ces bords présentent, ou outre, ainsi qu’un autre sillon se dirigeant. vers la pointe de la langue, des granulations rougés et dures de la grosseur Me tête d'épingle. En aucun point ne se voit le moindre indice de grains jaunes de Féreol, qui précèdent et accompagnent.
) l'évolution de l’ulcère tuberculeux de la langue. Le ma-
lade ne se ressent pour ainsi dire pas de l’existence de sa lésion linguale, toutefois, il dit qu’elle est parfois le siège de sensations de brûlures. La mobilité est parfaite ainsi que la souplesse sauf au niveau de la partie
malade. La vitro-pression ne révèle pas la couleur cara-
mel typique des granulations lupiques, mais on sait que : sur les muqueuses on ne percoit pas ce symptôme Ca-
J’incline à considérer la lésion linguale comme tuber- |
| culeuse. Lomé lésion tuberculeuse, celle-ci doit rentrer dans la catégorie des tuberculoses papillomateuses et
scléreuses bien que. les cas semblables à celui-ci aient été, en général, considérés commé lupus tuberculeux de la langue car dans tous les cas, il existait des ie, cutanées de lupus. à
Il est évident que la raie de cette lésion qui n’importune pas le malade et qui ne s'étend pas, aPParue chez un tuberculeux avancé, n'a qu’une importance. sécondaire. Je crois que la curette et le galvano-cautère 3 suffiront à guérir cette lésion locale.
Obs. 9. (Lévy Frankel et Blamoutier.) , W..., 44 ans, ébéniste, vient consulter le 17 septembre
1921 pour une lésion de la AT dorau de 5 mois et | présentant les caractères suivants : c’est une saillie mé- . diane? à grand axe antéro-postérieur, située à à D cm. de la ‘pointe de la langue, mesurant 1 cm. de large sur 1 et ls demi de long, haute de 7 à 8 mm. au-dessus de la muur linguale, ‘formée d’une série de lobules plus ou moins arrondis, inégaux, mamelonnés, gros comme un
I6ns qui ne sont profonds « que de : à 4 mm. et ne divi- : sent donc point la fumeur dans toute son épaisseur.
. Cette saillie est centrée par un petit puits autour. duquel ep ensemble des lobules se dispose en couronne bourgeon-
nante. Le bord de cette tumeur est très nettement déli- . mité. par un sillon le séparant du reste de la langue. Sa couleur est rose, le sillon: périphérique rouge vif. | Cette tumeur est complètement indolente, elle est assez
. dure et résistante. d PAS 2 . Dans la partie sous- jacente à ne CD il n’y à pas de nr. noyau d’induration profonde.
L'ensemble ressemble assez à une framboise dont le
vo centre serait déprimé et les difiérents sillons circonseri-
vant ses lobules plus profonds. Dans sa partie anté- rieure, en certains. points, la face dorsale de la langue présente un aspect vernissé, non plus de couleur rose
mais nacré, leucoplasique, sa surface est parcourue par
… des sillons très nets, témoins d’une véritable sclérose su- | perficielle débutante. I n'y a pas de placards de leurco- > à plasie commissurale. On note dissiminés çà et là sur le : voile du palais, de minuscules naevi vasculaires dont un
plus volumineux à la base et sur le bord gauche de &
luette.
grain de milet, séparés les uns des autres par des sil-
CLAIR EAU Fr
Le malade porte un appareil de prothèse dentaire à la mâchoire supérieure. Parmi les dents qui lui restent, plusieurs sont en mauvais état. Il existe un noevus veineux sur la lèvre inférieure. Notons enfin qu'il n’y à pas de ganglions sous-maxillaires ou jugulaires appréciables.
Notre malade est un homme amaigri qui a perdu 6 kilos depuis 3 mois, dont le teint est pâle, anémique. On ne relève rien de particulier dans ses antécédents jusqu’au début de la guerre, mais depuis cette époque il tousse tous les hivers, crache souvent,.a eu il y a un mois une hémoptysie. Il est porteur, depuis 1914, d’une fistule anale qui suinte continuellement. Il n’y a rien aux testicules. L'examen de ses poumons ne fait d'ailleurs que confirmer le diagnostic présumé de bacillose : le sommet du poumon droit, notamment, est le siège d’un début de ramollissement; on y trouve une matité très nette, on y entend une respiration soufflante avec eraquements. On note de plus des signes d’adénopathie trachéo-bronchique manifeste. La radioscopie a sanctionné ces diverses constatations. Il existe d’ailleurs de nombreux B: K. dans l’expectoration. Il n’y a rien à signaler à l'examen des divers autres appareils $i ce n’est une aortite légère. Notre malade nie tout accident spécifique. Les signes de glossite que nous avons décrits, nous font pourtant suspecter la syphilis. La réaction de W donne H 6. Notons enfin qu'il n'existe pas de verrues sur les mains ou la face, ni de végétations génitales. |
Le 27 septembre, cette plaque papillomateuse est enlevée en totalité par le D'-Halphen : les suites de cette
Da is es
intervention sont normales, sans hémorragie. En 8
| jours, la cicatrisation est parfaite.
Examen histologique. Etat de papillomatose intense. Ces papillomes consistent en des masses conjonctives vasculaires disposées en végétations, en bourgeons papillaires allongés et ramifiés, infiltrés de lymphocytes. L'’épithélium présente sur la plus grande partie de son étendue, un revêtement corné formé de minces lamelles exfoliées de teinte uniforme. Il forme des prolongements séparant le derme en lobes. Au sein de l’infiltrat lymphocytaire, dans le derme, en plein chorion, apparaissent des follicules tuberculeux reconnaissables à leurs nombreuses cellules géantes avec leurs couronnes épithélioïdes et lymphoïdes. Il n’y à point de foyer de caséification. Les vaisseaux sont en certains points atteints de sclérose. Après examen de nombreuses coupes, nous avons : découvert 2 bacilles de Koch. L’inoculation
au cobaye n’a pas été faite.
Obs. 10. (J: eanselme et Burnier.)
M... , 27 ans, Marocain vient consulter en avril 1925 ‘pour une lésion linguale datant de 2 mois et gênant la mastication.
On constate une saillie médiane à grand axe antéropostérieur, commençant à 1 em. de la pointe et s'étendant sur une longüeur de 4 em.et une largeur de 1 em. 5 à 2 cm. La lésion est mamelonnée, lobulée, surélevée de ,5 à 8 mm. au-dessus du reste de la muqueuse Jinguale et en partie dépapillée ; les lobules sont arrondis, inégaux, de la grosseur d’une tête d’épingle à un pois, séparés les uns des autres par des sillons peu profonds.
NATA ES OPA ANR Ne .n Les bords de cette tuméfaction papillomateuse mais non verruqueuse, sont assez nettement délimités. A la palpation, on sent une certaine infiltration, mais pas d'induration ligneuse. Le reste de la langue est souple, non scléreux ; on ne constate pas dé noyaux profonds ni de leucoplasie. La tuméfaction est indolente spontanément, mais, au moment des repas, le malade accuse une sensation douloureuse.
On note une voûte palatine ogivale et un écartement des incisives médianes supérieures. W — — . | Il existe dans la région sous-maxillaire droite et à gauche 2 gros ganglions durs, mobiles et indolents. Ultérieurement, ces ganglions se ramollissent et la ponction donna issue à un pus jaune verdâtre, épais, dans lequel on ne peut déceler la présence du bacille de Kolch. L’inoculation au cobaye fut pratiquée, mais le cobaye mourut au bout de 2 jours. | Le malade a eu une pleurésie il y a 8 ans ; il tousse un peu le matin mais ses crachats ne contiennent pas de B. K. L'examen radioscopique des poumons montre un reliquat de pachypleurite, une accentuation des ombres des hiles pulmonaires et une augmentation de l’opacité du champ pulmonaire droit. L'état général du malade est assez satisfaisant; il a augmenté de poids depuis quelques mois. .
Biopsie. Un fragment de la PATE lobulée de la langue montre les lésions suivantes (D' Rejsek). L'épiderme, légèrement hypertrophié, présente une hyperacanthose accentuée. Pas d’ulcérations ni de nécrose. Au-dessous de l’épiderme, le tissu conjonctif et le tissu musculaire renferment des nodules assez volumi-
BA k UN ARR FRE y
3 neux formés eux-mêmes de petits. nodules agminés et constitués au centre par des cellules géantes entourées de cellules épithélioïdes et lymphoïdes. On a pas pu dé-
celer de B. K. Pas de caséification centrale. Les vais- Ê Seaux sanguins et lymphatiques sont dilatés.
DUR agit donc d’une forme nodulaire, papillomatense, non ulcéreuse de tuberculose linguale.
3 Le malade fut soumis aux injections intra-musculaire | d'éther. benzyl cinnamique (J: dcobson) . Au bout de 20 piqûres, la lésion n’était pas modifiée, mais les troubles subjectifs étaient disparus, le malade pouvait manger sans aucune douleur. Sur ces entrefaites, le malade se plaignit de troubles digestifs avec douleurs abdominales et on constata l'existence d'une péritonite tuberculeuse à forme ascitique. |
Nu
ee. VII. CONCLUSIONS
La tuberculose linguale est une affection extrêmement
polymorphe. De nouveaux types anatomo-cliniques, non “décrits dans les traités, méritent de prendre place à - Côté des formes classiques, en particulier : la forme pa-
pillomateuse de Ja tuberculose linguale et le Lue érythémateux.
On doit distinguer :
1° L’ulcération tuberculeuse,
2° La gomme tuberculeuse,
3° Le lupus vulgaire,
4°. Le lupus érythémateux,
5° La forme papillomateuse.
Fete L'ulcération, la forme la plus fréquente de la tu-
berculose linguale est aussi la plus anciennement connue.
Maladie de l’homme adulte, elle est dans la majorité des cas, secondaire à une tuberculose pulmonaire ouverte et résulte d’une auto-inoculation: le bacille de
Koch arrive à la bouche par l'intermédiaire de l’expec-
toration et se localise à la langue à la faveur d’une solution de continuité de la muqueuse. Les ulcères primi-
tifs sont beaucoup plus rares, mais leur existence est
incontestable.
L'ulcération, en général unique, occupant la pointe ou
les bords de l'organe, de forme plus ou moins arrondie, a des bords irréguliers, déchiquetés, décollés, un fond inégal, atone, rosé ou gris jaunâtre. Sa tendance extensive se manifeste en surface beaucoup plus qu’en profondeur. | Les points jaunes de Trelat n’ont pas la constance et la grande valeur diagnostique que leur attribuent le
classiques. La base de l’ulcération est souple dans les
formes typiques, mais il existe des formes infiltrées. L’adénopathie satellite est habituelle. La douleur est
nulle dans 50 p. 100 des cas, dans les autres, elle est
modérée ou très accusée, Ces malades meurent en général de heros pul-
monaire, malgré un pronostic local favorable : il existe
cependant des formes primitives dont la cure à été suivie de guérison définitive. Des formes atypiques sont à
connaître : formes aiguës, forme fissuraire, forme in-
filtrée ou pseudo- cancéreuse; forme compliquée de glossite interstitielle. L'étude anatomique révèle, en effet, des lésions spécifiques profondes qui ont été retrouvées
parfois à plusieurs centimètres au-dessous de F'ulcéra-
tion, réalisant une véritable glossite tuberculeuse. Cette forme ulcéreuse simule surtout l’ulcération dentaire, le cancer, les gommes syphilitiques ulcérées et souvent le diagnostic n’est assuré que par la biopsie complétée par l'incoculation au cobaye et la recherche de bacille de Koch. |
Le traitement de choix est d’ordre Lee
2° La gomme tuberculeuse de la langue est plus rare; une quarantaine d'observations en ont été publiées, les formes primitives semblent d’une fréquence à peu près égale aux formes secondaires. Ces dernières sont souvent le fait d’une auto-inoculation, mais peuvent aussi
ni Bad et vous =
être consécutives à une embolie vasculaire. Parfois as- ; sociée à une ou plusieurs! ulcérations de la muqueuse ou à de la glossite de voisinage, elle est'en général unique, nu des dimensions d’une noisette, voisine des bords ou de la pointe. Tantôt superficielle et visible, tantôt profonde ne Et seulement palpable, elle tend, après ramollissement, à ÿ Die se faire jour vers la face dorsale.
Le pronostic est meilleur que celui de la forme pré- ‘cédente, car elle est plus volontiers primitive. Elle est ji à distinguer des gommes syphilitiques de la langue. CARTIER Ici encore ce sont la biopsie et surtout l’inoculation au P j es qui PRAmetronE de poser le diagnostic. Ye NL 2e “8° Le lupus vulgaire de la langue est une affection de Fee : \ l'adolescence. Il est toujours associé à des lésions lupi-. fe és ques de la face où des muqueuses nas0- pharyngées et se ri, -localise de préférence à la base. | ; Son aspect clinique n’est pas uniforme, aussi on peut à due. schématiquement lui décrire trois modalités cliniques : | * __ Une forme papillomateuse, de beaucoup la plus our fréquente, RTE | rit LOU TEE . — Une forme ulcéreuse, it: K — Des formes mixtes.
A ces différents types sont, en outre, souvent sura- JT | joutées des lésions scléro-cicatricielles qui correspon- AE dent surtout aux formes infiltrées et anciennes. 4e Le lupus érythémateux, plus rare (8 observations), a toujours été, comme le lupus vulgaire, trouvé associé te à des lésions faciales, mais il n’est pas dit qu’il ne puisse “exister isolément. Il se présente sous forme de plaques érythémateuses arrondies parfois purement congestives, parfois infiltrées et voilées en partie ou en totalité # «par des lésions cicatricielles rappelant la leucoplasie ou le lichen-plan. L'étude anatomique en a été faite par
Pautrier et Fage.
i : 4 s = Le SAONE y d tes -
FL lpU FAN RENTE
5° La forme papillomateuse de la tuberculose linguale (10 cas), rappelle beaucoup par sa morphologie les lésions du lupus papillomateux, mais en diffère essentiellement du fait de son existence isolée, indépendante de tout lupus de a face ou des muqueuses voisines. C'est une affection de l’homme adulte souvent secondaire: à une tuberculose pulmonaire. La lésion dont le siège électif est la partie moyenne de la face dorsale, consiste en une tumeur unique, arrondie ou ovalaire, saillante de plusieurs millimètres et ressemblant en tous points à un papllome. Sa surface est formée de granulations de la grosseur d’une tête d’épingle séparées par des sillons étroits, non ulcéreux. | ;
Cette tuméfaction, à bords nets, est de consistance élastique mais limitée à la néoformation; le parenchyme sous-jacent n’est pas infiltré. La guérison locale a toujours été obtenue facilement par le traitement chirurgical. Les lésions anatomiques sont de deux ordres : les unes muqueuses sont celles du papillome, les autres der-, miques sont caractérisées par la présence de follicules tuberculeux.
La connaissance de cette forme est spécialement intéressante, car elle soulève un problème diagnostique de première importance avec l’épithélioma papillaire de la langue à son stade initial. -
Vu : - Le Doyen, ROGER Le Président, JEANSELME.
Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l'Académie de Paris, LAPIE.
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