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culose ulcéreuse ou aux lésions de. muguet ou de stomatite banale des tubereuleux et ces notions, éparses dans divers traités, passent en somme inaperçues.
Jusqu'à Ricord, la tuberculose ulcéreuse de la note reste confondue avec le cancer ou la syphilis. Ce dernier, à l'Hôpital du Midi, à l’occasion d’en observer : quelques cas qu'il isole de la syphilis’en.leur donnant le nom de phtisie buccale. Il inspirera la thèse d’un de ses élèves : Buzenet, qui constitue le premier travail important sur le sujet. re" Après Buzenet, malgré une observation de Paget (1858), la tuberculose de la langue semble retomber dans l’oubli jusqu’en 1865. A cette époque, Julliard en reprend l'étude dans sa thèse. À vraï dire, som travail porte sur l’ensemble des lésions bueco pharyngées des tubereuleux, méanmoins, il contient un certain nombre de notions intéressantes et marque imcontestablement un pas en avant. Julliard + pu réunir & observations de tuberculose buccale dont 4 avaïent envahi Ia Jangwe: Mais, pour Julliard et, & fortiori, pour tous ses prédé- ‘cesseurs, la tuberculose linguale est inséparable d’un état de cachexie tuberculeuse avancée ; la notion de tubereulose primitive n’existe pas. Bien plus, ces: ulcères: sont lexpression d’une diathèse, d’un état humoral, et se développent sans qu'on fasse intervenir l'existence. | locale du tubercule. Comme le fait remarquer Morestim, en parlant de l’ulcération tuberculeuse de læ langue, on voulait dire en réalité ulacère des tuberculeux. |
La pathogénie de Julliard reflète les idées générales de son temps em matière de tuberculose. Dans les années: qui suivent Weber (1866), Paulicki (1867), rapportent
De En Le VE 5
— 5 — : NA | quelques critique mais il appartiendra à Trelat d éelaircir la pathogénie de l’ulcération tuberculeuse de la lamgue et d'en faire une mise au point presque défini-
tive dans son Mémoire, universellement connu, Ju à
l'Académie de Médecine le 27 novembre 1869. Il prend
pour base l'observation d'un de ses malades et tire de
son étude lés conclusions suivantes : « 1° Il est démontré que les ulcères de la bouche désignés sous le nom de
phtisie buccale et d’ulcères tubereuleux sont, dans cer- tains cas aw moins, produits par l’ulcération de véri-.
tables tuberceules, ce qui n’était pas admis jusqu'ici :
, 29 les ulcérations tuberculeuses de la bouche ont. tou-
jours été observées chez des individus tuberculeux, mais leur apparition peut précéder celle de la tuberculose pul-
monaire bien que l’ordre inverse soit le plus fréquent ;
go le diagnostic de ces ulcères peut être établi sûrement à toutes les périodes de-la maladie. »
Outre ses mérites propres et, en particulier, l’affirmation dw rapport direct existant entre les lésions lin-
A guales et les granulations tuberculeuses, le Mémoire de
Trelat eut le don d’attirer l'attention du monde médical et la tuberculose linguale est au premier plan de l’actualité d'alors. Les observations vont être publiées ‘en
grand nombre. Celles de Féréol, Isambert (1872), Pon-
cet (1873), Lancereaux, Maurice Raynaud, Laboulbéne (1874), Kôrte, Vallin, Nédopil, Duplay (1876), pour ne citer que les premières, vont permettre la mise au pornt à peu près complète de la question. La tuberculose lin-
guale est, en même temps, l’objet d'un grand nombre de
thèses, surtout en France : Bourcheïx (Paris 1870),
Broca Paris 1870), Euteneuer (Bonn 1872), Gazagne
(Paris 1872), Rouzergues (Paris 1873), Baudon (Paris