‹ De La Tuberculose LingualeChapitre 8 sur 40 · RU FRE · texte numérisé non relu

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1874), Bucquoy (Paris 1874), Gelade (Paris 1876), Lambert (Paris 1876), Spillmann (Agr. Paris 1878), Ducrot (Paris 1879), Barth (Paris 1880), Reimann (Breslau 1880), Frank (Héidelberg 1880), Perier (Paris 1883), Bruneau (Paris 1887), Herbel (Wuntzburg 1891), Vittrock (Kiel 1889), Hopstein (Bonn 1901), Nelson (Fribourg 1902). =

L'étude de l’ulcère tuberculeux de la langue est bientôt achevée à tous les points de vue : étiologique, clilésions est établie. Le travail le plus récent et le plus complet sur le sujet est la thèse d'Auguy (Paris 1895). Depuis cette époque, les observations de tuberculose ulcéreuse de la langue sont considérées comme banales : on ne publie plus que les cas anormaux, ayant soulevé des difficultés spéciales de diagnostic, et on n’apporte - guère que des retouches de détail au travail d'ensemble qui fut l’œuvre de la seconde moitié du siècle dernier.

ÉTIOLOGIE

L’ulcère tuberculeux de la langue est, de beaucoup, la forme la plus commune de la tuberculose linguale. D'autre part, si l’on envisage en son entier le tégument cutané et muqueux, on peut dire que la langue est l’un des sièges d'élection de l’ulcère tuberculeux. Et, cependant, cette fréquence est toute relative, car la tuberculose linguale est une maladie rare. Les quelques chiffres suivants donneront une idée générale de sa fréquence : Willigt sur 1.317 autopsies de tuberculeux note 2 cas de tuberculose linguale; Fischer 6 cas sur 1.500 ; Fowler

LL 17 nue et Godler, 4 sur 382: Chiari, 12 sur 625; Warthin, 1 sur 42, et Adami n’en trouve aucun cas sur 417 autopsies ; soit un total de 25 cas sur 4.283 autopsies ce qui représente un pourcentage de 0,63 environ.

Cette rareté est encore plus grande chez les tuberculeux observés, au cours de leur maladie, s’il faut en croire les chiffres de Hamel, qui dit n'avoir rencontré qu’un seul cas sur 12.369 malades et la statistique du. « Vinyah Sanitarium » où, pendant une période de | vingt-cinq ans, 19 cas seulement furent notés sur un total de 5.000 malades, soit 0,38 %.

| Les uns font tenir cette rareté à la nature musculaire de la langue, les muscles étant peu favorables à la multiplication du bacille de Koch, les autres font intervenir la structure anatomique particulière de la muqueuse qui, du fait surtout de l’épaisseur de son épithélium, se défend énergiquement contre l’invasion bacillaire.

On peut distinguer, du point de vue étiologique, deux variétés de tuberculose linguale ulcéreuse : la tuberculose secondaire à une lésion viscérale (presque toujours pulmonaire) et la tuberculose primitive. Disons tout de suite que la première variété est de beaucoup la qu fréquente.

Tuberculose secondaire. — Dans la majorité des cas, elle survient au cours d’une tuberculose pulmonaire ouverte, fébrile, généralement avancée, souvent cavitaire. C’est, au même titre que la tuberculose laryngée, un accident des phases ultimes de la maladie. Le bacille de Koch arrive du foyer pulmonaire à la cavité buccale par l'intermédiaire de l’expectoration. Si l'on tient compte, en effet, de l’abondance des crachats d’un tuber-

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