‹ De la Tuberculose Primitive des OvairesChapitre 12 sur 18 · DT S RES · texte numérisé non relu

DT S RES

que l’on est que l’infection débute toujours par les trompes. Si l’on s’attachait de parti pris à examiner d’une façon particulière l’ovaire par le toucher simple ou combiné au palper ou au toucher rectal, il est certain que l’on pourrait percevoir des signes assez nets pour soupconner fortement la tuberculose primitive de l’ovaire. La difficulté ne nous paraîtrait guère plus grande en ce cas que le diagnostic de l’orchite tuberculeuse chez homme, toutes choses égales d’ailleurs.

Bien entendu, on ne pourrait faire le diagnostic même avec les signes physiques ainsi constatés, si l’état général du sujet ne nous apportait un élément indispensable. Nous ne croyons pas, en effet, que la tuberculose primitive d’un organe aussi profond survienne chez des sujets exempts de toute tare hérédo-tuberculeuse. A priorr, nous pouvons penser qu’elle ne peut s’établir ailleurs que chez des femmes malingres, débiles, frappées de déchéance organique; l'examen des autres organes, au point de vue de la tuberculose, peut rester négatif, il n’en existe pas moins chez elle un état de misère physiologique, véritable milieu de moindre résistance, qui le prédispose aux infections quelles qu’elles soient.

La période latente que nous avons décrite n’est généralement pas delongue durée; bientôt apparaissent des symptômes de pelvi-péritonite, la douleur est intense, l'ovaire s’est ramolli, est devenu caséeux. Le pus se fait jour tout d’un coup dans les organes voisins : la vessie, le rectum, PS iliaque, le vagin. Parfois même l’abcès débouche audessus du ligament de Fallope par un orifice cutané abdominal qui reste fistuleux.

Les symptômes généraux s’accusent, la température

Page 1