PS
présente des exacerbations vespérales, véritable fièvre hectique, les forces se perdent, l’amaigrissement survient en même temps que des troubles dyspeptiques divers.
À ce moment, la douleur peut être si intense que l’examen local est alors impossible ; il faudra attendre sa dis-- parition. Au bout de quelques jours, quand elle a disparu, le toucher révele dans un des culs-de-sac, le cul-de-sac postérieur généralement, mais, parfois aussi, le cul-desac latéral, un empâtement spécial, douloureux, paraissant siéger dans le petit bassin. Le toucher vagino-rectal, on le comprend aisément, sera des plus précieux pour la détermination de cette localisation. Un signe qui, dans l'espèce, doit avoir une grande valeur diagnostique est le signe de Routier, c’est la constatation d’un suintement purulent utérin qui augmente par la pression sur la région ovarique. Il n’est pas douteux quela recherche du bacille de Koch, bien qu’assez délicate, ne puisse nous fournir assezsouvent des renseignements utiles à la détermination de la nature du pus.
Nous ne ferons pas le diagnostic d’ovarite tuberculeuse primitive avec une foule d’affections génitales qui ont des caractères propres et bien définis tels que le phlegmon péri-utérin,le phlegmon des ligaments larges, l’hématocèle rétro-utérine, etc.
Les lésions secondaires du péritoine, constantes dans le
cas d’ovarite tuberculeuse primitive, nous empêcheront évidemment de faire le diagnostic avec la pelvi- ROBE tuberculeuse primitive.
En résumé, la constatation de troubles fonctionnels ovariens, la perception nette d’ovaires augmentés de vo- Jume et bosselés pourront nous faire soupconner une tuber-
Yet culose primitive de l'ovaire chez des femmes qui, sans présenter d’autres localisations tuberculeuses, auront un mauvais état général, ou seront issues de parents tuberculeux. Il va sans dire que s’il s’agit d’une femme vierge, la valeur de ces derniers signes aura une importance de premier ordre.