‹ De la Tuberculose Primitive Folliculaire de la Glande ThyroïdeChapitre 8 sur 35 · END · texte numérisé non relu

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ma hyalin très développé à ce niveau. D’assez nombreuses cellules géantes se revèlent ça et 1} au milieu des amas dé petites cellules.

A un plus fort grossissement :

1° Au niveau du point où se voient encore les vésicules thyroïdierines, celles-ci ont conservé une apparence normale, à part de grandes inégalités de volume. Les unes sont volumineuses, les autres sont très réduites, comme étouffées par les productions inflammatoires. Elles contiennent de la substance colloïde et elles sont tapissées d’un épithélium très régulier, qui ne tend nullement à proliférer à l'intérieur de la cavité.

20 Le tissu interstiliel est complètement envahi par de nombreuses cellules inflammatoires réunies en nappe, lesquelles constituent la majeure partie du tissu pathologique.Elles s’infiltrent entre les vésicules thvroïdiennes, et lorsque celles-ci ont disparu, elles forment soit des amas nodulaires coniluents, ou, moins nombreuses en d’autres points, elles apparaissent distinctement sur le fond clair d’un stroma hyalin abondant. Les formations fibreuses sont plus rares que ne le faisait supposer l’examen macroscopique. On voit cependant quelques larges bandes qui sillonnent la préparation et qui sont infiltrées par ces mêmes éléments.

Au sein de ce tissu inflammatoire, de nombreux capillaires apparaissent disséminés sur les coupes.

3e Les formations folliculaires sont particulièrement nombreuses et bien caractérisées. On voit tout d’abord de nombreuses cellules géantes du type de Langhans, avec leur centre vitreux et leurs noyaux disposés tout autour en couronne ou demi-couronne. Il n'y a pas de tubercules caséeux. Ces cellules géantes siègent au milieu des cellules inflammatoires, dans le tissu interstitiel et dans quelques points, sont nettement entourées de cellules épithélioïdes.

Ces cellules géantes prennent naissance dans le tissu interstitiel. On ne voit nulle part des vésicules thyroïdiennes se transformer pour leur donner ultérieurement naissance.

Les bacilles de Koch ont été recherchés sur les coupes:

Le résultat a été négatif

SRE FOR

OBSERVATION II Bruns (Struma tuberculosa. Bruns Beitraege 1893. Bd. 10.

F. Ehnis 41 ans de Neuweiler, veuve. Depuis son enfance a un petit goître, mou à la palpation et qui nela gênait en rien. Dans le courant de l’année, ce goître a pris un brusque développement, mais déjà depuis six mois, l'accroissement en était rapide. Il se forma dans la partie antérieure du goître un noyau qui peu à peu envahit la moitié droite de la tumeur. Les douleurs dans la nuque apparurent et devinrent très violentes. Dans les derniers temps, difficulté de la respiration et dyspnée d’effort.

À l'examen, femme paraissant jouir d'une excellente santé; examen des organes ne donne aucun renseignement. On ne trouve rien au point de vue tuberculose pulmonaire. La malade ne tousse pas, ne crache pas.

Pas d’albumine dans les urines:

Le corps thyroïde est augmenté de volume dans toutes ses parties. Le côté droit forme une tumeur de la grosseur d'un poing d’enfant ; elle descend en bas jusqu’au sternum, est de consistance dure et recouverte d’une peau mince et tendue. Elle présente une surface inégale. La partie gauche dont le volume est moitié moindre est d’une consistance molle,

Quelques ganglions indurés sont sentis au voisinage de la partie latérale droite du goître.

La trachée est déviée à gauche. L’examen laryngoscopique montre une légère parésie du récurrent droit. La voix est à peine changée. Au repos aucune dyspnée, mais les mouvements violents la font apparaître.

D’après l'aspect clinique on n’a pas l'impression d’un goître simple, mais bien plutôt d'une dégénérescence maligne.

En faveur de cette hypothèse, plaident l'accroissement soudain, les douleurs, la consistance dure de la partie droite comparée à la consistance molle de la portion opposée de la masse, les ganglions voisins. Aussi décide-t-on l’extirpation du noyau droit.

Le 12 juillet 1892, extirpation extracapsulaire du goître. L’opération rendue difficile par des adhérences, dure une heure. Draînage.

PPT

Guérison en 10 jours.

Examen macroscopique : tumeur de la grosseur d'un poing d'enfant, excessivement dure.

Examen histologique : Dans le parenchyme induré on trouve des foyers caséeux. Dans leur coque, existent des éléments épithéliaux sans ordre avec de très nombreuses cellules géantes typiques.

Les ganglions ne présentent aucune lésion tuberculeuse mais une simple hyperplasie. |

On a recherché sans succès des bacilles de Koch, d’après les méthodes les plus sûres sur des coupes nombreuses et étudiées d’une façon attentive.

Le 2 novembre 1892, la malade revient. La cicatrisation est parfaite. Mais du côté opéré, en un point correspondant à la partie postérieure du lobe absent, on trouve un petit ganglion dont la malade veut être débarassée.

On enlève le ganglion. Une masse caséeuse diffuse et sèche en occupe la plus grande partie. On ne trouve pas de bacilles.

OBSERVATFION III

Fraenkel (Arztl Verien in Hamburg Sitzg. v. IL V. 1897 Deutsche med. Wochenschr. 1897, 24 Vereinsbetlage)

Résumé. — Goître dont l’extirpation, rendue laborieuse par suite de fortes adhérences, aboutit à des lésions de l’œsophage et du larynx. Le goître, qui pendant des années n’avait donné aucun malaise, accrut son développement en 4 mois et provoqua des troubles de la déglutition, de Fenrouement et de la dyspnée.

Dans le lobe droit de la thyroïde on trouve de nombreux foyers caséeux. Le lobe gauche au contraire ne présente qu'une induration tuberculeuse diffuse. La malade mourut d’une médiastinite suppurée, et l’autopsie ne montra que quelques nodules tuberculeux isolés dans le poumon.

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