INTRODUCTION
Après tout ce que l'on a écrit sur la phtisie, on sera peut-être surpris de voir paraître un nouveau travail sur cette affection ; mais ayant eu l'attention attirée par notre maitre le docteur Breult sur plusieurs cas de tuberculose, chez des cardiaques qui se sont présentés dans son service à l'hôpital Tenon, nous avons cru qu’il serait bon d'enregistrer ces quelques observations, pour arriver s’il est possible à des notions plus exactes, sur les relations de la tuberculose ct des maladies du cœur.
Ces observations contribueront du moins à détruire encore davantage l'idée d’antagonisme que l’on avait cru voir entre les deux affections ; idée du reste abandonnée de plus en plus au‘ouru’hui. |
Notre intention n’est pas d'étudier les relations de la tuberculose avec toutes les affections du cœur ; nous nous bornerons aux rapports de la tuberculose pulmonaire avec les affections valvulaires scquises du cœur gauche. Car il est démontré et admis par tous les classiques que les lésions congénitales, et les lésions du cœur droit ne sont pas en antaganisme avec la phtisie, mais plutôt, qu'elles prédisposent à cette dernière maladie.
Avant d'entreprendre ce pelit travail, nous sommes heureux de saisir l’occasion qui nous est offerte, de témoigner notre reconnaissance à tous nos maitres - dans les hôpitaux.
Et tout d'abord, nous nous adresserons à nos premiers maîtres de l'Ecole de médecine et de l'Hôtel- Dieu de Reims. Nous garderons le meilleur souvenir de MM. les docteurs Decès, Harman, Langlet, Colleville, Gueillot, Hoël et Hache, dont nous avons été soit l’externe soit l'interne.
Nous tenons également à remercier MM. les docteurs Renault et Descroizilles, auprès desquels nous avons passé une partie de notre externat de Paris.
Notre reconnaissance est acquise à M. le docteur Brault. Durant le temps que nous avons passé dans son service, à l'hôpital Tenon, il nous a prodigué ses conseils ; c'est à lui que nous devons le sujet de cette thèse.
Nous prions M. le professeur Cornil, d'agréer nos remerciements, pour le grand honneur qu’il nous fait, en acceptant la présidence de notre thèse.