‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 16 sur 73 · DES CAS OBSERVÉS · texte numérisé non relu

DES CAS OBSERVÉS

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Mortalité

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DE L'iNFUJENCB PROTECTRICE DE LA VACCINE 1 35

Il ressort de ce que nous venons de dire: 1° que l'efficacité anti varioleuse de la vaccine est incontestable; 2° que la croyance que l'on avait aux premiers temps dans l'efficacité de la vaccine était fondée sur l'immunité de tous ceux qui se soumettaient à l'inoculation ; 3° qu'en présence de cette foi on doit excuser les premiers médecins qui, ne reconnaissant pas la variole la même où elle existait, voulaient à tout prix la confondre ou avec la varicelle ou avec d'autres expulsions anormales, et cherchaient un prétexte dans les défauts de la pratique de l'inoculation. À cet égard Bousquet raconte un fait digne d'être rapporté: c Au dernier siècle, un jeune homme inoculé par Sutton fut nouvellement attaqué par la variole après quelques années. On appela un médecin qui reconnut en eftet la maladie. Les parents étonnés appellent un second médecin, un troisième et tous ont la même opinion. Enfin Sutton est demandé. Il arrive, il examine, et se range à l'avis de ses confrères. Alors les parents qui jusques là avaient gardé le silence, dirent à Sutton: Mais ce jeune homme a été inoculé! Il l'a été par vous! Voyez les marques de l'inoculation ! En ce cas, répond Sutton, il a la varicelle. Sans porter dans cette grave question l'ironie de Bousquet, nous pouvons dire que des cas semblables à celui que nous venons de raconter se sont long temps vérifiés, parce que les médecins eux-mêmes ne croyaient pas possible que la variole pût se manifester après la vaccination ou qu' on pût faire une rechute de la même

infection. Bousquet plaisante, il est vrai, mais il rapporte un cas qu'il a choisi dans F histoire du vaccin.

Tant que la variole se manifesta rarement chez les vaccinés, on répondit qu'elle était illégitime, ou que la vaccine n'avait pas été régulièrement appliquée. Mais ce système commença à paraître dénué de fondement dès que la maladie varioleuse fut plus fréquente chez les vaccinés. On vit alors qu'il n'y avait pas moyen de nier la possibilité de la variole chez eux, et on ne voulut plus accepter des explications peu vraisemblables. Gela ne veut pas dire que la vaccine fût alors considérée cotnme moins salutaire, car on avait reconnu que si la variole frappait souvent les vaccinés, elle n'était pas si funeste pour eux que pour les autres. On aima ce préservatif bienfaisant, d'autant plus qu'on vit que si la variole attaquait même les vaccinés, elle n'avait cependant pas la force (laissant de côté des cas exceptionnels, fort rares) de les conduire au tombeau.

Pourquoi la variole commença-t-elle à attaquer plus fréquemment les vaccinés depuis la découverte du vaccin, surtout dans le développement des épidémies? Il est facile de le démontrer. Par la simple raison que le nombre des vaccinés allait en augmentant à tel point qu'il dépassait celui des non vaccinés, réduit désormais à de minimes proportions. Il devait donc arriver (comme nous croyons l'avoir déjà dit) que ou la vaccination avait une efficacité telle que la variole ne pouvait plus se manifester et le germe même en

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était détruit, ou que si elle se manifestait, ce devait être surtout parmi les inoculés. C'est précisément le dernier cas qui s'avéra ; mais de telle manière que les populations s'estimèrent heureuses d'avoir recouru au remède de Jenner. La vaccination n'a donc rien perdu, si ce n'est la propriété imaginaire de préservation absolue que lui avaient attribuée ses premiers admirateurs.

La préservation relative du vaccin étant reconnue, on ne tarda pas à découvrir que la variole frappait plus ou moins les vaccinés et les non vaccinés en raison des climats, des lieux, des saisons et des inflnences cosmotelluriques, et qu' à mesure que les vaccinés s'éloignaient avec les années de l'époque de la vaccination, ils acquéraient de nouveau la réceptivité varioleuse. On commença alors à parler de la nécessité de la revaccination dont nous nous occuperons bientôt Mais ce qui est certain dès à présent, c'est que les vaccinés résistent mieux à la variole que les autres; et cela a été constaté et reconnu au commencement du siècle comme de nos jours. Qu'on nous permette encore de citer la statistique de l'armée de terre, de la marine et de l'orphelinat militaire d'Angleterre, publiée par T. Granham Balfour dans le volume XXXV des transactions médico-chirurgicales de Londres sous le titre : De la faculté préservative de la vaccination wntre la variole etc. Il en résulte qu'en 8 ans, de 1844 à 1851, on n'eut sur 1,125,840 soldats que 745 cas de variole, soit 66 sur 100,000; et que sur 363,370

marins on en eut 417, à savoir 1 15 sur 100,000. Les décès de varioleux furent 130* sur environ 1,500,000; qu'enfin les jeunes gens de l'orphelinat militaire (Royal Military Asylum), tous vaccinés, n'eurent de 1803 à 1851 entre 31,705 individus que 39 varioleux dont 4 succombèrent. Ces résultats consolants sont dus aux sages mesures du gouvernement anglais qui prescrivit la vaccination immédiate de tous les soldats et des marins qui ne présentaient pas des signes certains de variole ou de vaccination. Les chiffres surtout de l'orphelinat militaire démontrent que l'efficacité vaccinale est de bien peu inférieure à celle de la variole, car la différence entre les deux classes d'orphelins n'a été que de 9 sur 10,000. Il est remarquable que les 4 cas suivis de décès ont été fournis par ceux-là seuls qui avaient fait une rechute de variole. Que voudrait-on de plus évident pour prouver que la vaccination générale bien dirigée peut s'opposer aujourd'hui aux ravages de la peste arabique ? Si nous faisions dormir en temps d'épidémie dans les chambres des varioleux un nombre égal de vaccinés et de non vaccinés, nous pourrions nous convaincre en peu de jours que les infectés sont le triple chez les non-vaccinés; et que ces derniers ne sont nullement garantis contre les tristes conséquences de la variole.

La vaccination doit être renouvelée à l'approche des épidémies varioleuses, lorsqu'il s'est déjà écoulé un certain temps depuis la première inoculation, et

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surtout chez les adultes qui en sont éloignés de plus de 10 ans. Les partisans mêmes de la puissance indéfinie du virus vaccinique confirment sans le vouloir notre opinion. Pearson constata la variole chez les vaccinés, et dit qu'ils ne peuvent en être atteints qu'à raison de 1 sur 501. Heim parle de 92 cas de varioloïde et de 18 de véritable variole vérifiés par lui-même sur des vaccinés avant 1826. Nous avons vu dans la dernière épidémie , dit Steinbrenner , se manifester la varioloïde chez deux personnes vaccinées, Tune en 1801 et l'autre en 1802. On doit par conséquent accepter l'excellent conseil de Bousquet: < Tout fait croire, dit-il, que la force du vaccin ne doit pas se mesurer parla force des pustules; que l'infection vaccinale et l'éruption cutanée sont deux phénomènes distincts, liés ensemble, si l'on veut, mais sans une rigoureuse proportion entre eux>.

D'autre part, il n'y a pas encore de certitude mathématique que le nombre des individus non préservés par la vaccination augmente absolument. On a des faits qui s'opposent à d'autres faits, des statistiques qui sont contraires à d'autres statistiques.

Nous ne savons pas, dit Steinbrenner, si le nombre des individus non préservés n'a pas considérablement augmenté dans la suite, quand la lymphe avait passé par un plus grand nombre de générations, et si ce nombre n'aurait pas été inférieur dans le cas qu'on eût employé une lymphe plus récente pour les vaccinations. S'il était possible de prouver ce dernier point,

la réalité de la dégénération du vaccin par ses transmissions serait mise hors de doute. Au temps présent , cette preuve ne peut guères être obtenue. Il faudrait pour arriver à la certitude inoculer en même temps un grand nombre d'individus divisés en deux sections égales, appliquer aux uns la lymphe ancienne, et aux autres la lymphe régénérée , et voir après 15 ou 20 ans, lors d'une épidémie, s'il y a un plus grand nombre de varioles et de varioloïdes chez les uns que chez les autres. Dans le cas seul qu'on vînt à trouver alors un nombre à peu près égal d'insuccès chez les vaccinés des deux sections, il serait permis d'admettre la dégénération de la lymphe vaccinale. Résumant ce que nous avons dit , nous affirmons que l' influence bienfaisante de la vaccination paraît s' altérer plus ou moins vite selon les climats, qu'elle dure davantage dans les régions méridionales, et diminue et s'éteint même dans celles du septentrion. Pour prouver cette assertion il nous suffit de parler de l'énorme ravage que la variole fit dans le Groenland, dans la Laponie, dans le Kamtchatka, et qui s'éleva, d' après le rapport du docteur Retzius , à 40,000 décès entre 1796 et 1802.

Nous savons en outre que dans la Suède la mortalité s'éleva à 71 p. cent, et de 40 à 50 p. cent en Angleterre, en Ecosse, dans l'Amérique septentrionale et dans d'autres pays du nord, et que dans ces contrées les rechutes de variole sont plus fréquentes et meurtrières, de même que les cas de variole après la

vaccination. Nous pourrions enfin parler des épidémies de l'Espagne où le danger et les conséquences de la contagion furent ordinairement moins graves que dans les pays de l'Europe du nord.

On croit que la variole fut apportée en Amérique par les Espagnols. Le nombre des infectés et des victimes y fut immense. Les auteurs espagnols parlent d'une maladie pestilentielle et contagieuse qui emporta en 1517 une grande quantité d'Indiens. Cette maladie n'était autre chose que la petite vérole. En 1720 la variole n'avait pas encore dépassé les limites de la partie méridionale de Saint-Domingue. Mais une nouvelle infection ne tarda pas à venir de l'Espagne.

Pour prouver que cette maladie était une chose nouvelle dans les Indes occidentales, Listère dit qu'on ne l'avait jamais observée dans cette région avant la venue des Espagnols, et que ce fut un Éthiopien, esclave de Pamphile Narvaez, qui la communiqua par contagion aux Indiens, dont une grande partie succombèrent. Ce fait est attesté par Roderic de Fourgna, médecin de Lisbonne, et par Bernard Diose de Gastillo qui en fut témoin oculaire. Antoine de Solis et Antoine d'Errera en parlent aussi dans leurs ouvrages. Au commencement du 17me siècle la petite vérole n'était connue qu'au Mexique et dans quelques îles de l'Amérique. Le nord et la plus grande partie du midi n'avaient aucune idée de ce fléau qui y fit son apparition vers les premières années de ce siècle après l'arrivée d'un vaisseau infecté dans la partie septentrion

nale occupée par les Anglais. La variole se manifesta d'abord dans le Moriland, d'où elle se répandit en peu de temps dans la Virginie, la Caroline, la Nouvelle Angleterre etc. Les habitants du Brésil n'eurent que fort tard la petite vérole. Elle y était à peine connue du temps de Guillaume Pison qui professait la médecine en 1643. Il dit dans son histoire naturelle des Indes que la petite vérole n'attaqua pas les enfants du Brésil, et qu'une seule fois dans trente ans des esclaves nègres amenés dans le Brésil y infectèrent leurs camarades dont un grand nombre moururent. Il paraît, d'après ce que rapportent des voyageurs modernes, que la variole pénétra dans le Pérou au commencement du dix-septième siècle.

En 1728 et 1729 un missionnaire Carme des environs de Para dans la Guyane qui ne connaissait l'inoculation que par les journaux, s'avisa de la pratiquer sur les Indiens. Il n'y a pas longtemps que la variole est connue dans le Paraguay et le Chily et on sait qu'elle fait de grands ravages parmi les peuplades Indiennes.

On peut assurer d'après M. Paulet qu'il y a en Asie et en Afrique des pays où la variole est inconnue, et d'autres où elle a été introduite par les Hollandais et les Portugais. Buniva dit que les Hollandais la portèrent dans les Indes orientales vers la moitié du dix- septième siècle; puis dans lfle.de Ceylan et aux Moluques. Elle éclata la première fois dans les îles Féroô en 1651, y transportée par un jeune danois. Un

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vaisseau danois l'introduisit en Islande l' an 1707. Le Cap de Bonne Espérance en fut infecté en 1718; la Tartane Chinoise et l'île de SMtilda en 1723; le Groenland en 1733; l'île de Minorque en 1745. Cette contagion atteignit aussi le Kamtchaka et le Botany Bay, la Nouvelle-Hollande et bien d'autres pays.

Grégory nous dit qu' elle moissonna dans le Mexique trois millions et demi d'habitants, parmi lesquels l'empereur, son frère et le successeur du malheureux Montezuma. Pour prouver l'excellence de la doctrine vaccinique il suffirait de faire observer que dans la terrible épidémie de variole qui désola le Nouveau-Monde, un seul vacciné en fut victime sur un nombre infini d'individus qui l'avaient contractée.

Un navire venant de Liverpool avec des varioleux à bord porta la petite vérole à Baltimore dans le courant de l'hiver de 1822. Elle s'étendit ensuite à Philadelphie et à New- York. La contagion fut bien terrible dans ces deux villes; elle frappa plusieurs milliers de personnes. À Philadelphie on compta en sept mois de 4 à 5 mille cas de variole chez les vaccinés, sans tenir compte des cas de petite vérole naturelle et d'une trentaine de seconde variole. Le total des victimes depuis le commencement de l'épidémie jusqu'au mois de février 1824 fut de 304. La société des médecins de la même ville proposa en 1844 des questions auxquelles répondit un comité spécial dans un rapport qui résume les nombreuses relations des médecins de la ville et plusieurs autres notices spéciales.

m DE LA VACCINATION — CHAPITRE XIX

En voici le sommaire : 1° La maladie observée chez les non vaccinés et les non varioles était la véritable petite vérole; 2° Elle était constamment modifiée dans les vaccinés selon la constitution individuelle de chacun ; mais les varioloïdes se rapprochaient par leur symptômes de la véritable petite vérole ; 3° Les inoculés furent atteints, comme les vaccinés, de la varioloïde, et la réceptivité fut presque égale dans les deux catégories; .4° En 1827 un seul vacciné succomba à la petite vérole, tandis qu'il en périt un grand nombre de non vaccinés ; 5° La vaccine doit être considérée comme le préservatif le plus sûr et le moins dangereux contre la petite vérole,

La variole continua de temps en temps à sévir dans le Nouveau-Monde. Elle domina en 1869 à Valparaiso et à Panama; un paquebot français, le Nouveau Monde, qui devait lever Fancre dans ces régions, y fit revacciner tout l'équipage avec du vaccin pris à une jument. Il en recueillit encore dans des tubes qu'il distribua à Fort de France et à Panama pour tranquilliser les populations épouvantées. En 1870 la variole fut encore très-grave et meurtrière dans l'Amérique septentrionale. Dans le seul village de Gros-Ventres elle fit 740 victimes sur 1900 habitants.

Nous pourrions mentionner les rapports des médecins français sur les maladies varioleuses de l' Algérie. Nous avons sous les yeux celui du doct. Agneiy publié en 1849. Il en résulte que les Arabes ne sont plus sujets à la variole après la puberté et sur-

bc i/naPLFEm rmTDcmcE k lx vaoosc 145

tort après la quinzième année. Mais il nous semble jc'il est inutile d'entrer maintenant dans un nouvel eiamen de faits. Nous observerons seulement que a coqs trouTons dans Y ouvrage de Rigier (1) : La Turquie et ses habitants szus le rapport médical etc^ ri* la variole a été assez £ràqnente et meurtrière l^s les pays orientaux, surtout avant que la Taocine ?y répandît et fit obligatoire, nous y lisons aussi p elle sévit davantage parmi les populations qui sont reTéches à la pratiTse de Jeûner. Mais ce qui nous regarde davantage, c'est qrie ce fiêau n'afïige ces peuples que dans la fro:ie saison. « La variole, dit Rigler, débute ori&nairvrment à Gonstanîiaople au ^mmencement de Hiivea\ et ne cesse guère qu* à "approche de Fêté >.

Noos ne devons pas oublier dans cette revue l'Asie lui est le berceau ce la variole^ Ce 3éau sévit longtemps dans les Indes à ca^se de l'ignorasse des Liftants et de leur répugnance à accepter la vaccination. À Calcutta, par exemple, qui en et la cariu> et dont la population é;ait en 1S£m ie 413JS* haïî- -ants, on eut de ISS à 1S50 quatre terrines é: aies. La première qai rira de 1S>2 à 1333 er;«:c en 16 mois 2814 personnes. La seconde tl^37-3S; f: 158 victimes: la troisième fiS43-J4; en tl 2M?: et la dernière (IStO^Op &&1. La proportion des ôà«* fct calculée à un cinquième . soi: à i'j sur ï » va-

.1) fe. Jfcl, pu »-«> KL 10 — Paboli, toL H, De U nccUu

rioleux. On a remarqué à Calcutta l'influence des saisons et des pluies du mois de juin et de juillet sur le développement de la variole , tel qu'il apparaît du tableau suivant qui résume la mortalité par mois de 1832 à 1850.

Janvier 1,316

Février 2,373

Mars 3,689

Avril 2,846

Mai 1,419

Juin 761

Juillet 551 *

Août 189

Septembre 181

Octobre 134

Novembre 120

Décembre 512 On voit que la période ascendante de la contagion commencée au mois de décembre arriva à son apogée au mois de mars, et que la période descendante commença en avril pour arriver au minimum au mois de novembre (1).

Nous avons assuré que la préservation est plus ou moins certaine selon l'organisation et le degré de réceptivité individuelle, de même que les individus non vaccinés ne sont pas tous et toujours disposés à contracter l'infection. Ajoutons maintenant que cette

(1) MONTIILS, 1. C

DS L'iXFUJEKCE PROTECTRICE DE LA VÀCCWE 147

réceptivité, toujours grande dans la première enfance, diminue peu à peu avec l'âge, et s'éteint tout à fait entre 30 et 35 ans. En effet, on a pu voir dans les plus terribles épidémies qu'il n'y avait presque pas de cas de contagion varioleuse chez les vaccinés âgés de 35 ans et plus.

Les récentes épidémies ont cependant démontré que lorsque la variole a plus d'intensité que d'ordinaire, ce dernier âge n'est pas entièrement à l'abri et qu'il est par conséquent prudent de soumettre alors les adultes et ceux d'un âge avancé à la revaccination. Il serait de même utile dans ces circonstances de pratiquer la revaccination même avant la lu™6 année à dater de la vaccination, c'est-à-dire vers la cinquième année. On détruirait par ce moyen ou du moins on diminuerait notablement la grande réceptivité de certains individus.

De tout ce que nous venons de dire il ressort que l'efficacité de la vaccine est certaine et durable, et que si elle ne vaut pas, toujours et chez tous, à détruire entièrement la réceptivité varioleuse , elle est assez puissante pour en modifier les terribles effets en la rendant en quelque sorte inoffensive. Nous ne pouvons sans doute prétendre davantage; il nous conviendra plutôt de rechercher consciencieusement les moyens les plus propres pour obvier aux imperfections du vaccin, parmi lesquels nous plaçons d'abord la vaccination dont nous allons nous occuper.

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