DE LA VARICFXLE OU VARIOLE VOLANTE
rechercher si elle provient effectivement de la variole, de la même manière que le vaccin bâtard provient du légitime. Nous nous contenterons seulement de mettre hors de doute, toujours les faits à la main, que la variole volante ou varicelle ne produit jamais la variole (!)•
Si Thompson seul, à cause de leurs rapports externes et visibles, a confondu cet exanthème avec plusieurs autres de nature varioleuse, il a cependant dû admettre: 1° Qu'il n'y a pas d'identité entre Texanthème de la variole et celui de la varicelle, relativement au caractère contagieux; 2° Qu'ordinairement la varicelle ne préserve pas de la variole consécutive, et viceversa. On doit être réservé, dit-il, à soutenir r identité du principe contagieux dans certains cas peu nombreux où la maladie est apparue sous une forme vésiculaire extrêmement bénigne et de peu de durée, et où la matière des vésicules inoculée n'a jamais produit des effets constitutionnels.
Le doct. Terzaghi ayant voulu soutenir l'identité des deux exanthèmes en question, n'a su se tirer de l'embarras dans lequel les faits l'avaient jeté, qu'en
(1) M. Husson nota dans son rapport de l' an 1803 qoe la varicelle régnait épidémiquement avec la variole à Paris et dans le* départements, et qoe quelques personnes la confondaient avec la variole , en argumentant contre la vertu prophylactique du vaccin. Il ne fut cependant pas difficile de fuire connaître cette ♦ rreur et de démontrer que la varicelle attaquait indifféremment les enfants v ce i nés et ceux qui ne l'étaient pas, de même que ceux qui avaient déjà souffert la variole ou qui *n avaient été inoculés.
créant ou distinguant deux espèces de varicelle, dont une indépendante des autres exanthèmes, et l'autre dérivant de la variole modifiée. Il désigna la première sous le nom de vieille varicelle et l'autre sous celui de varicelle nouvelle. Ce qui voudrait dire, après tout, qu'il entendait définir, comme sut generis, la vraie varicelle, et comme varioloïde bénigne la bâtarde. Il n'existerait ainsi aucune divergence sur le fond.
Le doct. Oller parle d'une épidémie de varicelle qui se manifesta à Boule d'Arnaud, et qui frappa indistinctement les enfants vaccinés et varioles de même que les non vaccinés et les non varioles, sans jamais dégénérer en variole ni en varioloïde, et sans opposer aucun obstacle au développement ultérieur de la vaccination. Mohl, Lûders et le doct. Eichorn attestent que la varicelle sporadique dont nous parlons, apparut plusieurs fois dans le Danemarck de 1809 à 1823.
Sydenham dit en parlant des individus qui contractent la petite vérole dans certaines épidémies, que ceux qui avaient eu précédemment une certaine espèce de maladie varioleuse qui n'avait rien de commun avec la vraie variole, en étaient exempts. Ces paroles placées après l'énumération des cas dans lesquels le mal arabe peut attaquer l'homme pour la seconde fois, servent à expliquer très-clairement, si nous ne nous trompons, l'idée que Sydenham s'était formée de la varicelle, et qu'il avait exprimée dans des termes identiques aux nôtres.