‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 58 sur 73 · OU SYSTÈME ÉTRANGE DE M. VERDÉ-DELI8LE · texte numérisé non relu

OU SYSTÈME ÉTRANGE DE M. VERDÉ-DELI8LE

naissance un de ses frères varioleux, assisté par sa

mère, était mort après sept jours de maladie. Van-

Swieten (1) parle d'une femme déjà variolée et dont

Ja grossesse était avancée laquelle pour avoir soigné

une petite fille qui succomba à la même maladie, mit

au jour un enfant dont la peau conservait des traces

mdentes de petite vérole.

La manie d'interpréter les auteurs à sa façon a )nduit M. Verdé jusqu'à dire (2) que dans toutes les riodes de V histoire de la médecine et jusque vers la du siècle passé, tous les hommes de génie, tous les rits éminents ont admis de la manière la plus licite que la variole était une crise inévitable, épuration naturelle de V organisme, jusque au où l'intérêt spécial des vaccinateurs donna nais- ? à une nouvelle méthode. Il ajoute que les vacîurs furent les premiers qui, avec leurs théories tiques, leurs fables, leurs inventions, leurs aber- 5 et leur mauvaise foi ont nié ce principe de ublime et de spontanéité de la variole en état une maladie d'importation et contagieuse. il n'est guère difficile de prouver que M. Verdé >re dans F erreur. Hoffmann fut un des prédéfinir la variole: Variolosa febris est acuta, natica, contagiosa, et ailleurs: Virulentae variolae sunt> plerumque contagiosae. Il rééme chose dans le chapitre De morbillis,

> pas- 7et 218.

où en parlant des caractères communs aux deux maladies il dit: utraque entra febris eœanthematica, contagiosa et epidemica.

Il ne faut pas omettre que de Rhazes à Sydenham et à Hoffmann la variole et la rougeole furent toujours considérées d'une nature identique (i), et que Sydenham en décrivit le premier les caractères, jusqu'à ce que l'autorité et le savoir du grand Boerhaave vinrent mieux définir la contagion comme cause directe de la variole (2), et observer en même temps que, de même que le premier homme qui eut la petite vérole, dut nécessairement ravoir eue sam contact, on peut établir en règle générale que la contagion, une fois produite, se multiplie sans limite assignable, comme une petite étincelle allume un grand ince?idie. Van Swieten dit dans ses commentaires (3): € 1° Gertum est morbum variolarum per contagium € ab alio homine qui hoc morbo laborat vel laboraviU tpaullo ante acceptum propagari; 2° Nec constat € ullo certo experimento variolas unquam absquc « contagio in Europa notas esse >.

Après cela, M. Verdé persistera-t-il encore à répéter que les vaccinateurs modernes ont fait de la variole une peste à V usage de la vaccine ? Que le développement de l'infection par le contact est une fourberie

(1) V. Sydenham, loc cit., art. 4, cap. V et 111.

(2) V. Ses aphorisme*, § 1382. Malum hoc (variolae), licet contagio suscipitur communicato ab homine qui prius takoraverit.

(3) Toiu. VIII, pag. 23.

Page 1