ÉPIDÉMIES DANS LE DANEMARK
en 1810 et 1811 et moissonné 18,091 personnes. La mortalité diminua ensuite par degrés et en 1820 il n'y eut plus en Suède que 143 morts, 27 en 1821 et 11 en 1822, de sorte qu'on croyait déjà que la variole était disparue lorsqu'en 1823 elle y fut de nouveau malheureusement portée par un navire Américain, et dura deux années. De semblables circonstances, cette longue durée des épidémies varioleuses avec une si grande mortalité, ne sauraient exister dans des climats plus doux.
Dans le Danemark, il résulte du rapport (1821) du DAHHURK comité de vaccine de Copenhague que les cas de variole chez les vaccinés furent si rares que sur 447,606 on ne put en signaler qu'un seul, tandis que le dock Wendt remarqua dans son histoire des épidémies danoises que depuis 1804 le même comité avait constaté des cas bien caractérisés de varioloïde chez les vaccinés, que leur nombre augmenta en 1805 avec 5 décès; qu'en 1806 on compta 3 décès et 13 en 1818.
Sur 64 morts de variole ordinaire déclarés à Copenhague en décembre 1821, plus de vingt avaient été vaccinés. Il est certain que chez l'épidémie de 1823 on eut 450 cas de variole, dont 291 dans les vaccinés et 64 chez les varioles. Les décès furent 50. Les vaccinés eurent trois morts, et 17 autres souffrirent <fc la variole normale avec suppuration et fièvre secondaire. Môhl observa que les vaccinés atteints de variole violente étaient tous âgés de 19 à 20 ans.
Cette circonstance, dans un pays où la vaccination est obligatoire pour tous dans la première enfance, devait faire connaître qu'après quelques années l'inoculation ne conserva Mus son efficacité primitive. Il est vrai de dire que dans le Danemark et la Suède, la petite vérole paraît destinée à faire plus de ravage qu'ailleurs. La petite vérole avait jusqu'en 1824 prèsque toujours épargné dans le Danemark les vaccinés. Mais depuis lors elle emporta 31 individus sur 153 infectés qui avaient déjà souffert la variole et n'épargna pas les vaccinés < qui furent inoculés dans la forme la plus régulière >. Dans ce cas pourtant la vaccine parut préserver les individus qui avaient contracté la maladie à raison du temps plus ou moins rapproché de l'inoculation.
Le doct. Wendt qui soigna les malades de l'hôpital de Copenhague, fit l'histoire de la petite vérole et de la vaccination dans le Danemark. Il dit que la maladie varioleuse ne causa en trois années (1828 à 1830) que la mortalité de 1 sur 7 vaccinés et de 2 sur 7 nonvaccinés, et que durant cette épidémie aucun des vaccinés sous la 23m* année n'en fut victime.
L'épidémie de 1835 dans le Danemark fut épouvantable. Les varioleux déjà vaccinés en furent atteints au nombre de 1843 dont 47 (ils avaient tous plus de 19 ans) succombèrent. Oq remarqua 123 cas de seconde variole avec 51 morts dont 5 avaient à peine 1 an. 2 10 ans et le rest<> de 25 à 52 ans.
I/épidémie qui éclata au mois de février 1825 et