DU COW-POX
Nous avons vu que .lenner trouva fréquemment tte maladie dans les vaches de Olocesterchire, que cco et d'autres italiens la retrouvèrent en iSOO ns la Haute-Italie, et que Balmis la reconnut à lixco près de Pueblo de los Angelos, et dans le disct de Galabozo, province de Garaques. Nous ajoute- [13 maintenant que Duning constata la présence du ir-pox dans le Devonshire, Wodville dans les fer- ;s de Londr^, Arting dans le comté de Wits, Bu- Qt dans divers pays allemands, surtout dans le Meîrabourg, le Holstein, le Brandebourg, la Silësie, à éseu, â Erlangen, et en Suisse. Malgré ce, tout le )Dde sait que les vaccinateurs ont cru, depuis 1805 "lu'à 1830, que cette maladie ne se manifestait que Qs tes vaches anglaises et spécialement dans celles comté de Glooester. On supposait qu'il y avait dans pays et aux environs des principes morbides dans ir, les eaux et les prairies, qui causaient cette malie aux animaux. C'est ce qui prouve combien les if-iirs peuvent voiler la science, lorsqu'on ne se livre
ifti IIK LA VttWXATIOS — CHAPITRR IX
pas à la recherche du vrai sous le double point de i de la théorie et des faits. Il en advint que les pn ciens ne se soucièrent guères plus d'étudier et de couvrir le germe de la maladie des vaches, m qu'ayant accepté certaines opinions sans les discii et reconnu la facilité avec laquelle le virus se tra met d'un corps à l'autre, ils considérèrent la va< nation comme un métier, et perdirent de vue l'orig de la maladie vaccinique. Cependant cette inertie de temps en temps secouée par d'importantes déc vertes. Le doct. Brenner retrouva en 1812 le couy^ aux environs de Berlin et fit connaître partout événement. À la même époque le cow-pox fut ai découvert dans d'autres pays de l'Allemagne sep; trionale et de la Hollande. Le doct Fischer le sigi à Lunebourg, et Mende à Korvall (Poméranie) 27 vaches et deux filles. Brenner avait même moins heureux qu'eux, parce qu'il ne put exami . que quelques croûtes et deux seules vessies à lym claire. Mais deux jeunes filles furent aussi attaqv de cette maladie sous les yeux de Brenner. Avei lymplie prise à l'une d'elles et à une vache il ^ cina avec plein succès 12 enfants, sans compter d térieures inoculations. C'est aussi dans ia même an que le doct. Miglietta annonça l'apparition du vac dans l'ancien royaume de Naples. Plus tard, en lï le doct. Giesker le constata dans le Brunswick. M voulant nous en tenir rigoureusement à des faits sitifs. nous devons reconnaître que de 1802 à 16^4
DU cow-pox 283
peut guères compter que quatre ou cinq vaccinars qui ont pu signaler d'une manière authentique rréfragable la présence du véritable cote-poo;. !q Angleterre même la maladie des vaches ne fut si commune, comme quelques-uns se plaisaient à ■épéter, puisqu'on consei-vait encore en 1830 le cin de Jenner.
:ou8 n'aurions peut-être pas fait un seul pas dans oie du progrès, si l'apparition de la variole dans vaccinés n'eût fait naître quelque soupçon relatitent à la possibilité de la dégénération du virus cin. C'est aux travaux et aux études de Lûders nous devons cette première hypothèse qui, dès ■Me eut 'quelque fondement, mit en émoi les sais.
ans son essai historique et critique de la variole n'eue' subsé'quente à la vaccination, il examina les de varioloïde que l'on constata en 1818 sur les ats rentrés en France, et conclut sur des données tives que la matière extraite des pustules trop mvelées, et provenant d'un virus dont l'origine reite à plus de 20 ans, produit une aréole très-cirîcrite et peut-être inefficace. Il chercha à renou* r le vaccin moyennant le cow-pox, et expliqua idées dans le Journal de Huffeîand. Il ne passa soua silence dans cette occasion qu'il avait assisté î le Holatein, pays qu'il habitait et riche en trou- IX, à cinq diverses épizooties dans les fermes de lorf, Berens brook, Omun, Eichthal, Konsteim
iSi DK I..A VAr^INATtflN — CHAPITRE IX
sans tenir compte d'un nombre considérable de es isolés. Il conseilla aux médecins des pays oii le cov pox se développerait, de ne pas laisser échapper ro< casion d'y puiser, comme il l'avait fait lui-même, ur nouvelle lymphe pour les vaccinations futures , < d'en avertir les divers états pour qu'ils pussent ! pourvoir d'un vaccin plus frais évitant ainsi h dangers et les conséquences d'un pus dégénéré.
Au mois de novembre 1^5 on promulgua dans Wurtemberg un décret qui recommandait aux naéd cins de rechercher soigneusement le vaccin primil avec l'aide des vétérinaires.
Mais ce décret n'ayant pas suffi, le, gouvememe recourut à une plus sage mesure, consistant à offi (exemple que l'on devrait suivre partout) une prira d'abord de deux tallers, puis de quatre, à ceux qui a raient fait connaître le cow-pox aux conseils < santé du royaume. Cette mesure fut excellente, et ï\ retrouva dans le courant de dix années (1827-183 84 vaches affectées de cette maladie providentiell
L'efficacité de ce virus fut complète sur 127 enfani et servit comme à l'ordinaire à continuer les vaccin tions.
II en fut de même dans te Grand Duché de B^rtJ puis de nouveau dans le Wurtemberg oîi l'on cons gna de iS44 à 1^ 316 nouveaux cas de vaKole d couverts dans des vaches, dont 82 fournirent ui fraîche et excellente lymphe vaccinale.
■De 1K51 à 1857 on découvrit en Prusse le cow-pr
DU cuw-pox 285
Qs 18 cercles, et dans cinq en 1859. En Italie Sacco t. dès l'an 1800, trouver ie cQw-pox dans les troui\ix paissant dans les plaines lombardes et en nsuiettre au doct. De Carro à Vienne. Sans nous ■èter sur les découvertes de cow-pox faites par Carli. Moscheni et Zannini dans les environs de Crème les provinces de Ber^ame et de Beilune noua obverons seulement que le doct. Griva reçut en 1829 is envois de cow-pox de la part surtout du chirurn Romanelli. D'oîi l'on peut conclure que môme Italie les cas de cette maladie n'étaient pas trop es. et que les médecins commençaient à l'observer ;c beaucoup d'attention. Horace Maceroni assure i)ir constaté à Rome dans une propriété du baron iciani le cow-pox sur des vaches provenant depuis .1 de la Suisse. Il parait que cette maladie qui s'était laifestée d'abord en 1832, se reproduisit l'année suiute parmi les mêmes vaches et dans la même locai. Bien que ledoct. susdit ne pût puiser de la matière e dans les croûtes du vaccin, il les fit cependant lit'tier et en obtint une excellente lymphe d'inoculain. De-Renzi nous dit{l) qu'on trouva providentieluentàTroie en juin 18381ecow-poxsur 110 vaches, qu'on eut ainsi la certitude qu' il ne serait guères licile de le retrouver à l'avenir. Le doct, Fogazzi le coiivilt en avril 1844 sur un nombreux troupeau génisses près de l'Oglio dans une ferme de la pro-
I, Top^raphit de ISuflu, {tAg.'iW.
DE LA VAOCliNATION — CHAPITRK IX
vince de Crémone, comme il résulte d'un rapport détaillé qu'on peut lire dans la Gazette Méd. de Milan (9 novembre 1844). Cette dernière découverte fut féconde en résultats non seulement dans le district de Verola Nuova, mais encore dans les hospices des enfants-trouvés de Brescia et de Milan, et dans d'autres provinces de la Lombardie. Nous avons parlé plus haut de la maladie éruptive des vaches, constatée par d'irréfragables témoignages, qui domina à Calcutta en 1832, ainsi que des inoculations subséquentes pratiquées par Macpherson. Une semblable éruption fut ainsi découverte au Chili par le vaccinateur Alvear. Nous rappellerons encore d'après le doct. Albers, que le cow-pox se manifesta aux environs de Stralsund vers 1834 en même temps que la variole arabique sévissait au milieu de la population. On raconte à ce propos un fait remarquable. Un locataire, sa femme, sa fille et une servante contractèrent l'épizootie vaccinique, et eurent des pustules aux mains, aux bras et sur le visage, encore qu'un ou deux eussent déjà eu la maladie naturelle et que les autres eussent été vaccinés.
Il ne conste pas que le cow-pox se soit manifeste ou ait été reconnu en France antérieurement à 1836. Il faut cependant en excepter certains cas de découverte que, sur la foi de Husson, on prétend avoir constatés dès l'an 1800, tels que ceux de Gagnault à Issoudun, de Baillard à Bourges, de Ghaussier dans la Bourgogne, de Garât aux envirops de Bordeaux,
DU cow-pox SH7
de Zanier Dubray à Clervaux en 1821. Au mois mars lSîi6 on vit pour la première fois aux enviis de Paris une femme qui s'occupait du soin de ire et dont le visage et les mains étaient recouverts pustules. Bousquet et d'autres médecins n'hésitèt pas à les déclarer d'une nature vaccinique. Cette ouverte éveilla l'attention des médecins, et eut du intisseraent en Europe. Les vaccinateurs français uirent à rechercher partout le cow-pox dans les hes, et un grand nombre prétendirent l'avoir dévert. Mais leurs assertions ne purent résister à examen rigoureux. Leurs. rapports ayant été déillés de la vanité avec laquelle ils les avaient con- . il n'en resta qu'un seul fait, et c'est qu'une vache miens et quatre autres k Rambouillet avaient en lité souffert la maladie vaccinique. I est cependant vrai de dire qu'après la décente qui donna l'éveil aux médecins, on retrouva :ow-pox à Rouen , à Pellerey , à la Côte-d'Or, à ;nac dans la Haute-Vienne et en ISS6 à Wasseae dans le Bas-Rhin. C'est ce qui prouverait que le sont pas les sources de la maladif qui ont maniant en France qu'en Allemagne et en Italie. is que c'est plutôt l'étude et la connaissance de la lue qui ont fait défaut. L'honneur de la découle de Wasselonne revient à M. Steinbrenner. Après ir décrit l'éruption qu'il observa sur les mamelles les pis d'une vache, il ajouta qu'il en inocula la lière à deux enfants non vaccinés et que sur sei2e
Za8 DE LA VACCINATION — CHAl'ITKE IX
piqûres il n'obtint qu'une seule pustule vaccinale, q lui servit efficacement soit pour propager l'inocul tioa'dans son pays, soit pour transmettre du pus Strasbourg, à l'Académie de médecine de Paris, à d'autres localités.
On avait presque perdu en Angleterre l'espéran de retrouver la maladie vaccinique, dont la rart avait été attribuée par Geely et Sunderland à la dii nution des cas de variole humaine. Cependant qu ques cas se manifestèrent, surtout de 1838 à 1840. Cet constata de visu la maladie dans la vallée d'Ayi bury, où une vache qui avait mis bas depuis de mois fut affectée du coto-pocc, et où une autre vacl après avoir perdu son veau, demeura avec tes n melles enflammées et communiqua à 40 autres bè de la même étable une trôs-forte éruption varioleu Le cow-pox parut en même temps dans une au étable; il se communiqua pareillement d'une vacht l'autre dans l'intervalle de 12 jours, et infecta outre cinq génisses. C'était une époque féconde. T( près de cet endroit la mala'die s'attacha à trente ' ches et au domestique de l'étabie, et ici encore la p mière béte qui en fut attaquée n'avait mis bas q depuis quelques mois. En un mot, Ceely put di l'espace de cinq ans voir deux fois le cow-pox et étudier le développement dans deux fermes très r; prochées l'une de l'autre. Il vit encore avant 1840 même peste se répandre dans le village de Oakley se communiquer au propriétaire et au domestiq
[)U cow-pox 289
le ferme. Il la constata en 1841 daos un nombreux ipeau de Dorton, où elle sévit épizootiquement pant plus de trois mois : sur 48 vaches il n'y en eut que s qui résistèrent à la contagion. Deux domestii vacdnés eurent de nouvelles pustules.
e semblables recherches furent faites avec beau- ) de soin par d'autres vaccinateurs ; ils avaientrelu la nécessité de renouveler le plus souvent pos- 1 la lymphe vaccinale, d'autant plus que la vaccion animale, introduite dans ôertains pays, faisait ir plus fortement le besoin de puiser le cow-pox source primitive, si on voulait lui conserver
efficacité dans les transmissions de vache à le. À cet égard on ne saurait assez louer le frau-
Depaul qui recommanda aux médecins des déements de rechercher la présence du cow-pox et 1 lui faire connaître. C'est à la suite de ces exhorms qu'il put participer à l'académie de Paris le lai 1866 que le doct. Brechemier d'Orléans posit un cow-pox d'une authenticité non douteuse. 11 itile de rappeler les principales circonstances de ait. La femme d'un cultivateur de Beaugency it reconnu qu'une vache devenait diflicile à traire, iforma une sage femme qui était de passage dans ays. L'accoucheuse ayant observé que les pus- ( de cette vache étaient semblables aux vaccini- , fit connaître ce cas au vétérinaire Duridan qui itata le véritable cow-pox et appela à son tonr re médecins de Beaugency, en présence desquels J9 Pahula, *"■. I, ^e '« vaccination.
290 DE LA VACaMATION — CHAPITRE tX
il inocula une autre vache de trois ans. L'un des decins vaccina un enfant. Le résultat ne put < meilleur pour tous les deux.
Mais cette découverte n'aurait probablement d'autres conséquences, si l'accoucheuse dont i avons parlé, ne s'était rendue chez le doct. Vi d'Orléans, et si celui-ci n'en avait informé le doe Brechemier qui depuis un certain temps s'occupai vaccination animale. Ces médecins s'étant rendi Beaugency ne trouvèrent plus dans la première vi qu'une cicatrice, et des croûtes dans celle qui avai vaccinée par Duridan. Cependant Brechemier n découragea pas; il savait que le virus dem.eure < les pustules plus qu'on ne le croit. Il détacha don< croûtes et versa un peu d'eau sur leur face, pui ayant délayées et mélangées avec la lancette, il cula à une génisse d'une ferme de l'hôpital d'OrI la bouillie résultant de cette opération. Au 3"« je en survint une pustule, vérifiée sur les lieux par paul. M. Brechemier inocula au cinquième jour autre génisse avec cinq piqûres. Il en obtint huit tules d^nt M. Depaul recueillit le pus dans des tub se procura ensuite une génisse à laquelle il inocu virus par vingt-sept piqûres. Puis, l'ayant condu Paris, il vaccina quelques enfants avec le pus qi avait fourni. Les effets furent excellents, et les tules comparées à celles du vaccin ordinaire fv d'une grosseur double (1).
(n Gai. Mid.. Piri^ 1866, pag. 319
Dli COW-POX 291
in 1868 il y eut plusieurs cas de découverte de cow- : en diverses localités de la France. Depaul conimuua le 14 janvier'à l'académie une note du docteur iri Favre sur une découverte de cow-pox spontané, e dans une petite commune du département de le et Oise sur une petite vache bretonne. La jeune : qui la trayait contracta des pustules vaccinales, )nnues telles par le doct. Blanchard. On sut ene, mais trop tard, que quatre autres vaches ava- ; été également infectées. Depaul fait remarquer :ii-constance que cette maladie avait déhuté sur [>èce bovine et rayonné tout autour de cette ferme même temps qu'une épidémie de petite vérole, is la séance du 17 mars de la même année, Depaul
un nouveau cas de cow-pox vérifié à Paris. S'étant isporlé en compagnie du doct. Durezier au lieu inlé il vit sur le pis d'Une jeune vache bretonne sept luit pustules vaccinales parfaitement développées, s à i'état de croûtes. « Les ayant soulevées, dit-il, c la pointe d'une lancette, il a paru un peu de sang le sérosité, et j'ai frotté contre la plaie deux ou s plaques de verre. C'était un samedi, jour, de vacition à l'académie. Je me suis servi de la matière si recueillie pour vacciner par six inoculations s enfants du voisinage. Sept jours après l'un d'eux ■ait six pustules magnifiques que MM. Beliier et che ont vues et dont ils se sont servis pour vacer d'autres enfants. Ces pustules étaient plus belles
celles du vaccin ordinaire (I)». Leblanc découvrit
(itz. MU., fuh. m$.
202 DE LA VACCtNATION — CHAPITRIS IX
aussi deux fois le cow-pox à Bellevue et à I Adam (1).
II paraît qu'en 1870 l'épidémie varioleuse o cida avec une épizootie de cow-pox. M. Depaul n quatorze lettres. qui lui annoncent l'apparition cow-pox naturel dans plusieurs étables de Paris maladie fut communiquée à plusieurs vaches par d'elles qu'on avait achetée tout récemment et qui avait apporté le germe. Une génisse en fut inoc avec succès. On constata aussi à Toulouse la prés< du cow'pox dans une localité oh dominait la var À la suite des expériences qu'on fit, on serait p à croire que le cow-pox s'inocule plus difficilen que le vaccin de piqûre à piqûre (2). De la Gôteet de Versailles on annonça k l'académie des es cow-pox (3). Le doct. Warlomont nous atteste q en vérifia (1868) la présence en Belgique, et q l'inocula avec succès à des enfants et à des g4ni
L'Italie ne fut pas moins heureuse. Verardini porta en 1860 à l'académie de Bologne qu'on s rencontré une vache afiectée d'une éruption pn tant tous les caractères du cow-pox, et que le pu la môme semé dans l'homme avait eu un plein su< Mais la découverte du doct. Rasi, vice-conserva du vaccin dans la même ville, eut plus de retent ment. Son rapport intéressant publié en 1863 :
(1) ReemeU dt méd. vêtir., ocL 1868.
[i, a<u. UôpH., 1870, n. «67- \^Gas. Mid.. Paris, pag. 170.
, DU COW-POX z93
irend qu'il fut informé le 13 mars 1862, que Iq véaaire Giordani avait retrouvé à Saint-Lazare (Bo- Qe) le véritable cow-pox sur quatre vaches, bien
cet exanthème ;fût déjà dans sa période de desliement. Le docL Rasi ne tarda pas à sa rendre sur droit même en compagnie de M. Giordani. Ils renurent tous les deux que ces vaches, qui depuis sieurs mois n'avaient pas abfindonné l'endroit où s étaient et n'avaient eu ainsi aucune communica- I avec d'autres vaches et moins encore avec des vaux, présentaient aux mamelles certaines croûtes, ^ées, adhérentes, dures, lisses, fragiles et d'une' leur bariolée brune et luisante. Instruit par l'exienccv il recueillit et pulvérisa ces restes secs et anthème primitif, et les ayant délayés dans une tle d'eau, il inséra cette humeUr par plusieurs ires à un robuste enfant d^ trente-sept jours, une il arrive ordinairement au premier passage a lymphe de l'animal dans l'homme l'absorption lit se faire avec plus de difficulté, surtout parce
l'on avait employé une humeur desséchée. Les Diers symptômes ne se manifestèrent donc qu'au ïme jour avec une seule pustule, faible dans son •s et fort peu sentie par l'individu lui-même. Ayant lite inoculé avec la lymphe prise au mêma deux ts paysans parfaitement sains, l'humeur reprit e son énergie, et il se développa sur eux des puss merveilleuses, d'une force telle qu'elles produint des phénomènes d'une certaine gravité. Le
i'M DE LA YACCINATION — CHAPITBK IX r
doct. Rasi nous raconte qu'entre le 5""* et" le lO"* ji ils furent pris d'une fièvre continuelle dont les ractères étaient ceux d' une synoque avec mani tation de phénomènes nerveux dans l'interrupt du sommeil, suivis de tremblements convulsifs et 'fortes secousses des tendons. Suivant le conseil M. Prinz, M. Rasi pensa alors de diminuer un pei force de cette lymphe en la faisant passer nouv* ment dans le corps d'un animal. M. Giordani lui aj procuré une vache qui avait mis bas plusieurs ' et sevrée depuis peu, il lui inséra cette lymphe
■ plusieurs piqûres et en obtint de très-belles pusti De même que les deux enfants sus nommés, la va éprouva un notable malaise général. Au huiti jour M. Rasi prit sur elle de la lymphe et en vac' deux autres enfants bien constitués.
Les pustules furent belles et régulières, et, ce qu digne de remarque. le cours de la maladie fut ordinaire et sans malaise. Il parait donc que la lyn
■ avait perdu à la suite de son passage dans l'c nisme de la vache quelque peu de la force qu avait d'abord manifestée sur les premiers enf Nous devons encore ajouter en l'honneur de M. qu'il fit jouir du bienfait de sa découverte non î ment Bologne, mais encore Turin, Florence, lerme, Ferrare, Modène, Ancôneetc, dotant ains grande partie de l'Italie d'une lymphe qui eut pa les plus 'féconds résultats (1). Le prof. Prato, me
(I) V. La vaccinalio» dam la protinee de Bologne et dteouverte t fox. Rapport du docl. R*si, Bologne, 18S3.
ou cow-pox 495
'iDstitut vétérinaire de Parme, trouva aussi en ! le cow-pox. Le doct. BrHcinti vice-conservateur accin à Parme, l'inocula et en obtint de belles pus- I. — Finalement deux membres du comité mila-
de vaccination animale, MM. ies doct. Nolli et Acqua, purent, à la suite d'une lettre du docteur îetti, constater en i872 dans un gi-os troupeau
de Lodi que quinze vaclies présentaient des îs évidentes d'éruption pustuleuse. Ils en recueilli les croûtes et les mélangèrent avec de la glicé- , Puis, ayant pratiqué dix incisions sur les maes d'une vache, quatre donnèrent des pustules èles avec lesquelles ils renouvelèrent le vaccin, loct Soderini eut la même chance près de Boe. 11 ne put recueillir que des croûtes et des fragts, qu'il inocula à des enfants et à un veau. Point ît dans les premiers ; mais le veau eut de si belles ules, que le doct. Soderini s'en servit pour d'ulté- "es transmissions.
auteur du mémoire n. 7 cité par Serres parle e épizootie à Saint-Pétersbourg qui- s' étendit u'à 70 vaches, probablement parce qu'elles étaient ommunicatiott l'une avec l'auh^. Ce qui prouve les ëpizooties vacciniques surviennent sans dis- ;ion de localités, tant sur les montagnes tes plus ées que dans les plaines basses et humides, dans égions septentrionales de la Russie comme sous ileil brûlant des Indes et aux Cordillères du Chili. :i résumé, Verheyen à fait mention de plus de
29(> ne la v\nciNATio.N — chapithg ix
600 cas de cow-pox découverts en 70 ans. Hering i assure (1) avoir constaté plusieurs cas de cow-po] Prusse et en Suisse. Ûianelli en compta vingt en ans dans la seule Lombardie. Nous savons en o que le cow-pox s'est maintes fois manifesté dan; vei-s autres pays. Si nous ajoutons les cas innom blés qui passèrent inobservés, nous pouvons être tains qu'en ne négligeant pas les recherches on po fréquemment retrouver ça et là le cow-pox nat et avoir ainsi presque toujours et à de courts ii valles le moyen le plus efficace de régénérer la phe vaccinale. — Quant au fait qu'on n'aurait retrouvé le cow-pox antérieurement, il ne signifi» pas qu'il n'a pas existé. Los médecins n'avaient dans ce temps-là un grand intérêt, ou, pour m dire, il n'en avaient pas du tout à rechercher examiner cette maladie des vaches. Les perso qui étaient au service de ces animaux ne cou saient ni les causes ni le cours de cette malad n'am-aient su les reconnaître.
Et comment les savants mêmes auraient-il suivre cette maladie, puisque si l'on en except épidémies décrites par Sacco et Fischer longt après Jenner, on n'en avait pas encore une défia exacte ? Voici en quels termes Jenner la caractt < Le cow-pox se présente sur les mamelles des vî « sous la forme de pustules irrégulières qui on
[\, Lettre ddres^i^e en 1863 k Leblaiir.
Dc cow-pox 297
leur apparition une couleur bleuâtre, pâle, même un peu livide et entourée d'une phlogose érysipélateuse. Les pustules, sauf qu'on y porte un prompt remède, dégénèrent souvent en ulcères phagédé- Dtques très-incommodes, guérissant lentement et avec difficulté. Dans cet état les vaches sont souffrantes, et la sécrétion du lait dinlinue notablement >. tte définition manque des principales données scieniques, si bien qu'on hésite à croire qu'elle ait été nnée par Jenner.
Opposons à ces données incomplètes celles que le uvemement du Wurtemberg publia au mois de ifl 1838 sur la nature du cow-pox : < Le véritable w-pox est une maladie éruptive qui vient d'abord X mamelles et surtout sur le pis des vaches laitières, paraît en conséquence être en rapport plus direct ec la sécrétion de ce liquide. Lorsqu'il se manifeste [■ une autre partie du corps, on dirait qu'il y a été iQsplanté volontairement ou involontairement. On peut dire que l'apparition du cow-pox soit subornnée à l'influence d'une saison particulière ; mais majeure partie des cas, de ceux surtout qui se promeut sous forme épizootique, arrivent ordinaireint en printemps, et semblent être en rapport avec changement subit de la manière de vivre. Ils se maestent, par exemple, lorsque les vaches passent du n sec à l'herbe verte, lorsque le séjour des étables ; remplacé par celui des prairies, au temps que l'on *re les veanx, ou lorsque les vaches, changeant de ys. sont menées au marché.
298 DK l-A VAlXlNATION — CIIAPITBK IX
< C'est peu^être parce que dans ces contre-temps les trait moins régulièrement et d'une manière inc< plète, et qu'elles s'échauffent et se fatiguent tro[ long du voyage. II y a des cas oU, quelque temps av l'éruption, on observe une perturbation générale d la santé de la vache, et surtout dans la sécrétion lait tant sous le rapport de la qualité que de la qi tité. Mais dans la plus grande partie des cas les ol valeurs n'ont rien noté à cet égard. Les symptô locaux s'annoncent souvent par une augmentatio chaleur, pai* l'enflure des mamelles et des pis et une plus exquise sensibilité du tact. Bes bouton la grosseur d'une lentille ou d'une fève ordinain présentent ensuite sous la peau dont la couleur pas encore changé. Ces excroissances se soulè toujours de plus en plus sur la surface, et dès le xième ou le troisième jour de leur apparition, ell transforment en pustules pleines d'une lymphe dore, et commencent à s'abaisser au centre. La leur du miUeu tend ordinairement du blanc au bl tre, et l'aréole d'abord d'un blanc rougeâtre ensuite au jaune. On vit au reste plusieurs cas o couleur était argentée, d'autres de couleur pâle geàtre et d'autres enfin d'un jaune clair. Cette riété de couleurs peut dépendre en partie du d de développement de la maladie au moment de 1ê site des vaccinateurs, et en partie de la lymphe turelle des mamelles. Les pustules deviennent grosses les jours suivants, et parviennent quelque
DU cow-pox 2ft9
ivoir te diamètre d'un groschen, monnaie à peu près nie à notre pièce de 50 cent. Rarement elles décent cette mesure, et l'on peut dire qu'il en est à 1 près de même dans les enfants. D'après quelques- ! ces pustules prennent une forme ronde sur le pis un peu plus oblongue le long de* la mamelle. Les jtons de cow-pox, même lorsqu'ils sont arrivés à rs complet développement, ne conservent presque lais l'aspect de fraîcheur et de rehaussement sucent des pustules vaccinales de l'homme. C'est pourri il arriva fréquemment que, comme on les croyait à trop mûrs, on ne s'en servit plus, bien que l'obvation eût démontré qu'il n'est pas rare de voir s'éiler de leur ouverture une lymphe claire, abonite et efficace. Il «st même arrivé qu'à la suite de ttements répétés sur une couche trop dure, et de ilenles secousses du pis au moment de traire, il se ma de petites croûtes. Mais cela n'empêche pas î le vaccinatepr ne puisse se servir avec succès de i pustules.
« En général la lymphe doit être claire jusque vers tiuitième et même te neuvième jour de la maladie. s'est cependant présenté des cas oh, lorsque déjà restant de la lymphe était épaisse et trouble, il y ait encore des cellules qui fournissaient une hueur claire qu'on inocula avec succès. L'on a observé lelalymphe trouble, un peu épaisse, laiteuse, jauitr«ou rougeâtre forme néanmoins un bon vaccin, « neuvième et au dixième jour les pustules sont, ar-
300 Dl. l.\ VAnCINATinN CHACITRF, IX
rivées à leur plein déTeloppement L'aréole qui la formation des pustules existe sous l'apparence c petit anneau, s'élargit et s'étend jusqu'au 8°** ou 9"* jour, mais elle a moins d'ampleur que c l'homme.
€ Elle n'est gu"^res apparente sur les vaches mamelles brunes ou noirâtres, soit qu'elle y mai en effet, ou qu'elle n'y apparaisse que faibleœ Malgré ce, on ne doit pas moins employer ces tons. On doit en dire de même de l'abaissement tral, qu'il existe ou non; car bien souvent il i que dans les pustules de véritable cow-pox, à la ■■ d'agents mécaniques qui ont influé sur elles, temporainement au développement du disque, manifeste, ainsi que chez l'homme, des symptôm tumescence Iftcale et de réaction générale fét avec des altérations dans la quantité et la qualit lait; mais l'on ne doit point considérer cette éru] - comme imparfaite et illégitime. La formation croûtes commence aussitôt après le neuvième j elles occupent le centre, et la lymphe s'épaissit circonférence sous forme d'un pus caséeux. Les ■ tes varient selon l'ampleur des pustules. Quand se consei'vent intactes, elles ne tombent qu'au ou au 24»" jour. On dit qu'on en a vu de l'am; dViae monnaie de 50 cent, et de l'épaisseur < ligne et demie, tandis que d'autres n'étaient vées qu'au volume d'une lentille. Quant aux cl ces on dit qu'elles sont plutôt superficielles ave