CHAPITRE n
UGINË SPONTÂDJËË DE LA VARIOLE VACCINALE
rloQs iiiaintenaDt d'une origine plus importante variole vaccinique, soit du développement spon- Malgré Tautorité de quelques auteurs éminents, jue Sacco, Baron, Grégory, Hering, Ceely et r, et le zèle qu'ils ont déployé pour faire admettre inre de" développement, nous avons eu et nous s encore beaucoup de difficulté à accepter entïènt ledrs idées, sauf que Ton veuille établir un ! de génération équivoque qui pourrait seule idre la difficulté du problème, ant tout, nous observons qu'il n'est-pas établi par is pathologiques de l'organisation que la contapuisse s'engendrer d'elle-même dans les sujets its sans le concours de circonstances extraordis et accidentelles qui ne seraient qu'une excepaux lois de la nature. 11 y a ensuite des régions )n reconnaît de temps immémorial le cow-pox ;ène. Cette contagion a pu et peut se répandre troupeau à l'autre et d'une espèce à l'autre, sans soit besoin pour cela de recourir à une doctrine
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qui suppose un développement caché presque nt saire pour décider la manifestation d'une chose existe. Laissant de côté le principe de la spontai du mal, nous remarquons en troisième lieu que b coup d'opinions contraires de la théorie opposa rapprochent; et qu'il sera facile de suivre et de ( prendre l'origine et la diffusion de la maladie et < mettre au nombre des autres contagions, d'au plus qu'on la vit quelquefois sévir sous tes influe cosmo-telluriques les plus variées, et épargner localités qui étaient dans les mêmes conditions les infectées. Nous ne saurions donc pourquo devrait expliquer en des termes opposés aux loi l'organisme, ce qui s'explique d'ailleurs selon les cédés les plus naturels. Ce qui prouve davantage n assertion, ce sont les notions qui nous sont foui par les auteurs sur la coïncidence ou la successio la vaccine aux épidémies de la variole humain< sur le mode avec lequel elle se répand parmi les maux de certaines localités. De même que tes n cins ne doivent pas croire que l'origine de ta ] de la variole humaine, de la scarlatine, du morb est naturelle et spontanée, bien que l'on ne pi presque jamais découvrir la voie par oh ils onl leur première apparition dans une localité ou, une famille, nous croyons aussi qu'ils ne doivent ] se résoudre à admettre la spontanéité du principe cinal. M. ValU a dit à propos de la peste: c II n'es île de remonter aux principes d'une ma
driuinf: spontanée de la vahiolr vaccinale 325 saUgieuse et d'en retracer la véritable origine. u elle est née avec le monde même, ou elle est la )nséquenee de quelque exhalation qui s'est élevée i globe et a infecté d'une manière particulière quelles espèces d'animaux. Les maladies une fois inoduites par ce moyen peuvent se perpétuer et ëtettdre par contagion d'une province au reste de inivers >.
a transmission de la variole vaccinale d'une vache lutre ou aux troupeaux par le moyen des trayeurs ime chose facile à démontrer et nous en avons des ives authentiques et certaines dans Jeûner, Heim, ly, Grégory, Baron et plusieurs autres qu'il serait ntenant superflu de citer. Ces auteurs, répétons-le )re une fois, assurent que le cow-pox a dominé rent épizootiquement dans certaines localités et de ces épizooties il se développa un germe conta- X qui se propagea et se maintint de longues an- I et même pour plusieurs générations. Frank a < Les germes des maladies contagieuses n'ont pas le dérivation plus certaine et plus distincte que Ile des animaux et des plantes ».
is considérations posées, la chose la plus impore est de rechercher les circonstances dans lesles se produit le cow-pox et d'observer les coujus spéciales qui concourent à sa formation. Jena déclaré, il y a 70 ans, que l'origine de la variole a même que celle de la maladie vaccinale et que Ë dernière a été selon toute probabilité contempo-
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raioe à la création des brutes, tandis que la prer qui ne constitue qu'une variété spécifique a ai engendrée dans un temps déterminé.
Nous ne sommes pas encore, d'après Geely, à i d'établir quelque chose de certain sur l'origic cette maladie, et moins encore sur son mode c veloppement. Ces études exigent beaucoup de t« bien des sacrifices et les observations conscienci des savants. Ce n'est qu'avec ces éléments réuni l'on pourra éclaircir ce sujet diflBcile. Admette l'on veut, qu'il y a dans cette théorie une cei force de raisonnement et de vérité ; nous ne poi cependant ne pas noter que l'auteur, en se pri gant comme il fait, en faveur de l'origine sponi se met d'un côté en flagrante contradiction av< principes, et que de l'autre, bien loin de s'appr d'une solution probable, il augmente et compliq difiicultés de la discussion.
Supposons même que l'on est dans l' incer sur quelques points; nous avons néanmoins u: incontestable, et c'est que le cow-pox ne se déve jamais spontanément dans le malade de l'espèc vine, lors même qu'il a des dispositions à recevi virus vaccinal. On ne peut, non plus, soutenir la tanéité du développement chez la femelle, s l'époque de l'allaitement.
Cet objet donna lieu de nos jo^rs à de sévère; des. « Bien grave question, dit M. Chauveau, que de la spontanéité des maladies virulentes, bien '
ORir-ISE SPnNTANÉK W. I.A VAlHOl.K VM-CINALE 'M'
Umt les efforts qui seront tentés pour l'élucider ! peut affirmer sans s'exposer à être taxé d'exagéon que r extinction des plus grandes calamités s'abattent sur l'homme ou sur les espèces anies attachées à sa destinée, dépend des résultats «tte étude. Vraiment les mesures adoptées pour êcher leur entrée et leur développement dans très régions, seraient inutiles, s'il était démontré lies peuvent se développer spontanément partout ir la seule influence des causes générales ou cornes. 11 semble que les faits ne correspondent pas i'k présent à cette doctrine; car l'Angleterre vit ^ ses riches troupeaux détiniits par la clavelée !u d'années après par le typhus des bètes bovines; is qu'à cette même époque la France s'en préserva apposant à l'introduction des animaux provenants ieux infectés ou suspects ».
us ne voulons pourtant pas omettre que pour ce sgarde le développement de l'horse-pox et du cow- , les savants modernes inclinent préférablement la spontanéité tant dans le cheval que dans la vai cause, croyons-nous, de la grande difficulté qu'il le remonter à la première source de la maladie, jusquet croit dans sa relation sur le fait de Touque la vaccine s'y développa spontanément tant le cheval que dans la vache. Le doct. Paul Dupuy it faire sur des principes philosophiques un dogme tiQque de ta spontanéité des maladies. 11 dit que nntanéité morbide n'est autre chose que l'acti-
vite qui se manifeste dans le principe vital à l'état de malaise, activité qui est Torigine de tous les phénomènes qui tombent sous les sens. Selon lui l'affection ou l'état morbide n' est que la déviation de la force vitale accidentelle ou permanente que produiraient bien souvent les causes extérieures, même lorsqu'elles sont nécessairement développées à la suite de l'inoculation d'un virus. Le corps vivant par l'influence du monde extérieur réagit en vertu de la sensibilité qui lui est propre et qui peut causer des troubles dans la circulation ; mais la réaction n'est pas, d'après le docteur Paul Dupuy, en opposition avec l'affection, n'étant celle-ci que le premier terme de la série qui constitue la réaction.
Il combat la théorie de la nature médicamenteuse des anciens et dit que les phénomènes de réaction indiquent une force inconsciente qui agit par l'intermédiaire de la sympathie. Il voudrait enân établir que la force vitale a aussi une fa\3ulté inconsciente se modifiant sous l'influence de causes extérieures, d'où dérive le développement spontané de la maladie. H voudrait faire dépendre les maladies virulentes des conditions particulières d'une mauvaise hygiène, conditions qui produiraient diverses affections, telles que la variole et la peste dans l'homme, la rage et le charbon dans les animaux.
Ces maladies se transmettent ensuite par infection et contagion, de même que l'on voit que des conditions étiologiques analogued* produisent des maladies difle-