INTRODUCTION
Il y a déjà 51 ans que Gustav Simon enlevait de propos délibéré le premier rein pour guérir une fistule uretérale consécutive à une ovariotomie. |
Cette première néphrectomie, suivie de succès et appuvée des expériences de l’auteur, a été l’origine d’une ère nouvelle dans le traitement des affections chirurgicales des reins.
Mais les déboires suivirent l'enthousiasme du début. Il en fut de la chirurgie rénale comme de celle du corps thyroïde avant la découverte de Sandstrom et le cri d’alarme des frères Reverdin, en 1882. L’insuffisance des moyens d'exploration du rein adelphe fit que quelques chirurgiens perdirent des malades qui auraient vécu tant bien que mal avec leurs deux reins, ou avec un rein fistulisé.
Aussi la chirurgie du rein redevint-elle momentanément prudente et l’on se borna aux vieux principes émis au xvit° siècle par Hévin, c’est-à-dire à la taille rénale par voie lombaire telle qu’on la pratiquait déjà depuis Charles VII. Ce n’est que vers la fin du xIx° siècle que l’assurance revint aux urologues avec la découverte et le perfectionnement de l’endoscopie vésicale et la possibilité de la séparation des urines et du cathétérisme des uretères.
La date de 1897 est mémorable à cet égard ; c’est, en