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effet, cette année là. qu’Albarran présenta au monde chirurgical, à l’Académie de Médecine puis au congrès de Moscou, son cystoscope à onglet. Dès ce moment-là la chirurgie rénale fut une chirurgie de précision et rigoureusement scientifique :
Un pouvait dès lors discuter l’opportunité et la valeur relative de telle ou telle intervention sur lorgane, l’opération radicale n'ayant en somme à compter qu'avec l'in-
-tégrité ou la suffisance du rein opposé.
Dès 1898, la question de la néphrostomie, comparée et opposée à la néphrectomie dans le traitement dés pyonéphoses fut vivement agitée. Le congrès de chirurgie de cette même année fait époque dans l'histoire de cette discussion. :
Les maîtres les plus illustres de la chirurgie urinaire ont donné leur avis à ce sujet ; la communication de Guyon et Albarran peut représenter la conclusion générale de toutes les discussions qui furent soulevées, et l’idée la plus juste et la plus rationnelle que l’on puisse se faire de Fa question. Cependant l’on est obligé de convenir que chaque avis pris en particulier mérite qu'on lui attribue sa part d’exactitude.
Et d’ailleurs, chaque fois que ce même problème a été soulevé, l'entente cordiale s’est faite sur les cas extrêmes, qui relèvent automatiquement de la néphrectomie ou de ia néphrotomie : mais toujours l'incertitude a plané sur les cas limites : tour à tour ils ont été néphrostomisés systématiquement et néphrectomisés secondairement, puis néphrectomisés d'emblée... et-celà tient peut-être à ce que l’une et l’autre méthode à donné tour à tour entre des mains différentes le succès et l'insuecès.
Quoiqu'il en soit, la question vaut d'être examinée
nue
# quelque peu. Notre attention à été particulièrement attirée
sur Ge sujet par notre maître, Monsieur le professeur agrégé Gayet, durant le long Séjour que nous fimes à plusieurs reprises dans son service.
Dans sa récente communication au congrès de chirurgie il pose ainsi le problème : « Etant donné un rein qu’on « suppose à peu près détruit, atteint d’une grave maladie « chronique, avec lésions irrémédiables de l’uretère, +t « devenant le siège de phénomènes aigüs et dangereux « de retention septique, doit-on appliquer immédiatement « le seul traitement curateur, c’est-à-diré la néphrectomie, « bu est-il plus sûr, plus prudent de commencer par un « drainage de la poche septique, quitte à pratiquer ultérieurement lexerèse de l'organe fistulisé ? »
La question est nette et précise. Elle se pose pour toutes ies pyonéphroses, de quelque nature qu’elles soient, quand elles ont de par leur ancienneté, lésé profondément le tissu réal au point de le rendre inutite.
Nous ne discutons pas le traitement des pyonéphroses banales précocement diagnostiquées et traitées. Certes la néphrotomie à elle seule donne là de beaux succès.
C’est qu’en effet dans ces formes, . imputables le plus souvent au colibacille (seul ou associé à d’autres microbes streptocoque gonocoque) lorsqu'on à ineisé la ou les poches purulentes on peut espérer que l'évacuation des germes pathogènes, aidée des réactions des tissus, permettra la réparation de la plaie-et le retour des fonctions de l'organe.
De même nous savons que dans certains de ces cas cette guérison à pu être obtenue d’une façon définitive par des cathétérismes uretéraux répétés et suivis des lavages anti-
septiques.