‹ De la Valeur de la Castration Ovarienne dans les Fibromes UtérinsChapitre 2 sur 47 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pratiquée pour la première fois en 1876, presque simultanément par Trenholme, de Montréal (Canada) et par Hégar, de Fribourg-en-Brigsau, la castration ovarienne pour fibromes utérins se vulgarisa rapidement en Amérique, en Allemagne, en Angleterre. En France, au contraire, importée par Duplay, en 1885, au moment où les progrès de l’antisepsie commençaient à donner à la chirurgie abdominale toutes les audaces, cette méthode de traitement semble avoir eu de la peine à se faire une place à côté de l’hystérectomie. En effet, si l’on réunit les statistiques publiées par les chirurgiens français, on n’arrive pas au chiffre de 60 opérations de ce genre, tandis que dès 1885, Wiedow, en Allemagne, en

avait recueilli 149 cas, tandis que Lawson Tait, déjà en novembre 1890, publiait une statistisque personnelle de 600 castrations pour fibromes. Bien plus, alors qu’en 1888 les membres dela Société de chirurgie de Paris, après de longues discussions sur ce sujet, faisaient pour la plupart, bon accueil à la nouvelle opération, au dernier Congrès de chirurgie de Paris, Bouilly restait seul à plaider sa cause tandis que Pozzi et Richelot, se disant tous deux anciens partisans de la castration, venaient déclarer qu'ils y avaient à peu près complètement renoncé, et ne la regardaient plus que comme un pis-aller. Est-ce donc que cette méthode de traitement doit définitivement, dans tous les cas, céder le pas à l’hystérectomie, ou bien est-il prématuré et injuste de la condamner dores et déjà sans avoir de nouvelles pièces au procès? Nous avons cru intéressant d’en produire encore quelques-unes, en faisant connaître dans cette thèse les résultats éloignés d’un certain nombre d'opérations de Battey pour fibromes.

Le plan de ce travail est simple. Les observations que nous publions, la discussion des résultats constatés et des indications opératoires en forment la partie fondamentale ; cependant nous avons cru bon de les faire précéder d’un rapide exposé historique et de l'étude du manuel opératoire.

Ge travail a été exécuté sous l'inspiration de M. le professeur-adjoint Laroyenne, à l’aide de documents recueillis dans son service ; en nous faisant l'honneur d'accepter la présidence de cette thèse, notre maître s’est acquis un droit de plus à notre gratitude.

Se

Nous n'aurons garde aussi, d'oublier ce que nous devons aux excellents conseils de M. le docteur Goullioud, ni la complaisance extrêémejavec laquelle il a mis à notre disposition les observations que nous publions dans ce mémoire.

M. le professeur agrégé Condamin et M. le docteur Fabre nous ont donné en même temps que d'utiles enseignements gynécologiques, des preuves d'amitié dont nous les remercions vivement.

Mais nous avons encore d’autres dettes de reconnaissance. Dès le début de nos études médicales, nous avons trouvé auprès de M. le professeur agrégé Gangolphe un appui précieux dont nous garderons toujours le souvenir.

Nous avons eu la bonne fortune de passer notre première année d’internat sous la haute direction de M. le professeur Renaut; nous n’oublierons jamais ni ses leçons, n1 les marques d’intérêt qu'il nous a constamment montrées.

Nous savons la bienveillance qu’a toujours eue pour nous notre maître, M. le docteur Rabot; c’est avec plaisir que nous saisissons cette occasion de l’en remercier et de lui dire tout notre dévouement.

Enfin, que tous nos maîtres des hôpitaux ou de la Faculté, MM. les docteurs Carrier et Garel, MM. les professeurs agrégés Vincent et Pollosson, MM. les professeurs Gailleton et Mayet reçoivent ici le témoignage de notre attachement et de notre reconnaissance.

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