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qui ont été observées pendant des périodes variant de six mois à huit ans.
Or, sur ces dix-sept malades, nous comptons :
Deux cas où on sait simplement qu’il y a eu guérisOn ;
Neuf cas dans lesquéls les règles et-les métrorrhagies ont été complètement supprimées aussitôt après l'intervention.
Trois cas où après quelques métrorrhagies peu importantes il y a eu cessation définitive de toute perte.
Un cas (obs. XIX) où il y a eu arrêt des métrorrhagies et persistance de règles normales et peu abondantes.
Un cas dans lequel les métrorrhagies ont persisté, mais ont perdu leur régularité et ne surviennent plus qu’à de très longs intervalles.
Un cas enfin où les métrorrhagies ne semblent pas avoir diminué. Dans ce dernier cas, on note sur l'observation que la castration a été difficile et que l'on craint d’avoir laissé un fragment d’ovaire (obs. XII).
Il est du reste à remarquer que ces deux cas d’insuccès sont précisément les seuls où l'opération avait été assez longue et laborieuse pour que l’on se cru obligé de placer un drainage de Mickuliez.
En somme dans 86 ?/, des cas les hémorrhagies ont été complétement arrêtées.
Quant au volume de la tumeur, nous le trouvons :
Sept fois manifestement diminué.
Une fois stationnaire et peut être même augmenté
(précisément chez la malade dont les hémorrhagies n'ont pas été influencées par l'opération).
Neuf fois nous manquons de renseignements précis à cet égard.
Dans tous les cas les douleurs ont disparu. Une seule fois, cependant, on note la persistance d'un certain degré de sensibilité utérine (obs. [).
Chez quatre de nos malades qui avaient des troubles urinaires marqués, trois fois il y a eu cessation complète, une fois le résultat n’est pas noté à ce point de vue.
Il est à remarquer que nous n'avons jamais eu de ces accidents nerveux, dont on a certainement exagéré la fréquence et la gravité, après l’ablation des ovaires; nos castrations n’ont pas créé de nouvelles névropathes et, parmi celles qui l’étaient antérieurement, quelques-unes mêmes ont vu leur état psychique s’améliorer un peu, par suite de la suppression de leurs douleurs.
Wiedow (1) sur 56 cas de castration, datant d’aumoins un an, note :
39 fois ménopause avec diminution de la tumeur.
5 fois ménopause sans que l’état de la tumeur fut spécifié.
5 fois persistance d'hémorrhagies faibles et irrégulières avec diminution de la tumeur.
7 fois retour des hémorrhagies avec ou sans diminution de la tumeur.
(1) Wiedow. — Arch. f. Gyn., 1885.
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Sur les 145 succès opératoires rapportés dans la thèse de Tissier, on rencontre :
7 fois le retour des hémorrhagies, mais très atténuées, et dans ces trois cas on note que l’opération n’a pas été complète, que la castration a été unilatérale où qu'on a laissé un fragment d’ovaire dans le pédicule ; L
21 fois des pertes sans régularité, ni gravité pendant les premières semaines ou les premiers mois, puis, finalement ménopause ;
89 fois la cessation immédiate de toute hémorrhagie ;
25 fois la simple mention, guérison.
Quant au volume de la tumeur, 9 fois 1l est noté stationnaire où augmenté.
66 fois 1l a présenté une diminution rapide.
71 fois on indique seulement la guérison.
Sur ses 23 guérisons opératoires, Bouilly (1) compte :
3 fois des hémorrhagies qui se reproduisirent par évolution ulterieure du fibrome vers la cavité utérine. Dans ces trois cas, une fois le répit hémostatique fut de huit mois, une fois de un an, une autre fois le fibrome fut rapidement expulsé par les voies naturelles ;
1 fois un insuccès à peu près complet chez une femme opérée depuis deux ans ;
19 fois enfin la cessation de toute hémorrhagie.
Les ménorrhagies ont disparu d'emblée chez quel-
(1) Souilly. — Com. au Congrès de chir. de Paris, 1893,
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ques malades, plus lentement chez d'autres, après des règles peu abondantes et irrégulières pendant la première année.
Chez toutes les femmes qui souffraient les douleurs ont cédé dès les premiers jours et chez toutes également le fibrome a diminué dans des proportions considérables.
Si nous additionnons les chiffres fournis par ces diverses statistiques nous arrivons à ce résultat que sur un total de 240 castrations pour fibromes on ne trouve que 20 insuccès quelles qu’en soient les causes présumées opérations incomplètes, évolution ultérieure de la tumeur vers la cavité utérine, etc.
C'est donc 91,7 pour 100 de succès que nous donne cette opération, du moins au point de vue de l’arrêt des hémorrhagies qui en sont l'indication la plus habituelle.
Mais à quoi tient la persistance de ces méthrorrhagies dans les autres cas ? Monod (1) prétend qu’en dehors des pertes d’origine menstruelles, il est des hémorrhagies à point de départ utérin sur lesquelles les ovaires n’ont aucune influence. Bouilly se rapproche un peu de cette manière de voir en attribuant la plupart de ces métrorrhagies à l’évolution sous-muqueuse des fibromes.
Quant à la plupart des chirurgiens, et c’est aussi l'opinion de M. Laroyenne, ce que l’on doit surtout incriminer, c'est la persistance toujours possible de fragments d'ovaire. Il est en effet si facile d'en lais-
(4) Monod, — Soc. de chir, de Paris, juin 1883.
Ti OR SITE BR ser quelque prolongement dans l’intérieur cule ! et cela, sans parler des cas où cette f ratoire est pour ainsi voulue par l'impossibilité autrement. HO SESS
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