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rectomie qui serait trop périlleuse. Comme le dit Tillaux (4), le chirurgien part pour l'hystérectomie, et il est obligé de se rabattre sur une castration. Mais il est bon de savoir que ce sont ces castrations qui sont ordinairement les plus dangereuses ou les plus inefficaces, à cause de la difficulté que l’on éprouve presque constamment, dans ces cas, à extirper les annexes.
La castration, pratiquée dans ces conditions, n’est discutée par personne, elle n’est que le pis aller dont parle Pozzi; le chirurgien enlève les ovaires parce qu'il ne veut pas refermer le ventre sans avoir fait quelque chose. Mais ce n'est pas là la castration telle qu’on doit l’envisager; vouloir la restreindre à ce cadre étroit, c’est ne pas comprendre cette opération qui, presque aussi radicale que l’hystérectomie, doit, de par sa bénignité relative, être préférée à cette dernière toutes les fois que le mode d'évolution de la tumeur ou l’état général de la malade laissent prévoir une gravité particulière de l’intervention. Du reste, comme l’a très bien dit Tissier, toute castration (et nous pourrions ajouter : toute hystérectomie) doit être d’abord une laparotomie exploratrice. Et souvent ce n’est qu'après s'être rendu compte de visu, de tactu, de l’état de l'utérus et des annexes, que le chirurgien consciencieux, qui cherche avant tout une thérapeutique de résultats, pourra se prononcer définitivement pour tel ou tel genre d'intervention.
(4) Tillaux. — Soc. de chir, de Paris, 30 mai 1888.