CHAPITRE PREMIER
| Moyens proposés pour la recherche de l'ovalbumine dans l'urine.
IL a été proposé pour différencier l’albumine de l'œuf de la sérine et de la globuline plusieurs procédés - chimiques, nous n'en dirons que quelques mots pour étudier le procédé qui nous intéresse plus-particuliè- rement dans ce travail, le-procédé de Maurel. Un premier procédé, celui de Jacquemet et Labatut, consiste à ajouter à un bquide albumineux de l'éther, | il se produit alors, si le liquide contient de l’ovalbu- mine, et seulement dans ce cas, une précipilation à la limite de séparation des deux liquides.
Il est vrai que la même réaction se produit lorsqu'il existe des albumoses dans le liquide en expérience. On a proposé également un mélange de formol et | d'acide acétique cristallisable qui précipite l'ovalbumine mais ne donne pas de réaction avec les albumines
pathologiques.
| = Un autre procédé (réaction de Guérin) empêche la . coagulation de l’ovalbumine par la chaleur, en ajoutant — avant chauffage 15 à 20 0/0 de formol.
“Tous ces procédés donnent des xéaolions sur les-
= en dehors d’un laboratoire. De plus il faudrait tou
quelles on pourrait peut-être se fier si le liquide Le se trouvait dissout l’albumine était de l'eau,
ais avec un véhicule aussi complexe que l'urine Îles re sont très inconstants. | = ne
On peut difficilement, non seulement accuser de = fraude, mais même soupçonner sur des preuves aussi faibles un individu dont les réactions l'urine pré- +
sentent des anomalies. Lez.
Enfin le procédé qui parait pouvoir donner une certiude, qu’il y ait fraude ou non, est celui dela réaction par les précipitines de sérum de lapin préparé. Après avoir fait à un-lapin, à des intervalles de huit jours, quatre injections sous-cutarées de blanc d œufs k ss de ce . devient se à repars dans un.
Celte réaction serait ice au ee ‘que le sérum de lapin préparé au blanc d'œuf de poule ne pourrait déceler dans un liquide la présence de l’albumine d'œuf d’ un autre oiseau. Evidemment nous. >
école les fraudes, mais combien difficile à Fe jours avoir à sa suspens du sérum ee GTS pour sn le sérum + D Fr
La réaction de Maurel. — Tous les ee -conn de Die de l'ovalbumine fre eue pe
MM. Hollande, Lepevytre, et Gaté signalèrent, dans plusieurs articles, les résultats qu'ils avaient obtenus en se servant du réactif de Maurel.
Ce réactif comporte :
Solution aqueuse de soude à 33 0/0....:.... 25 grammes Solution aqueuse de sulfate de cuivre à 3 0/0 5 — Acide acétique glacial................ ee 10 —
et doit être fraichement préparé.
- Pour la réaction, ces auteurs mettent dans un tube à essais cc. d'urine albumineuse, puis, au moyen d’une pipetie, introduisent au fond du tube 5 ce, du réactif.
E Si cette urine contient une ovalbumine, à la limite de
séparalion des deux liquides il se forme un disque
- blanchâire épais de précipilation qui, par agilation,
ne se dissout pas.
Si au contraire on se trouve en présence d’une albu- mine pathologique, le précipité n’apparaîl pas et la couleur jaune de l'urine limpide fait suite directement àla couleur bleu verdâtre du réactif, les deux liquides ne se mélangeant pas. Quelquefois cependant il peut se produire un léger précipité qui doit se dissoudre par agitation. De plus, ces auteurs ont établi que, lorsqu'il existe dans l'urine examinée de l'albumine acéto-soluble en grande quantité, des albumoses ou du sang, il se forme un précipité analogue à celui qui se produit
Fe lorsque l’urine contient de l’ovalbumine.
Cest pourquoi ces auteurs admeltent que, lorsqu'ils se trouvent en présence d'une réaction de Maurel po- silive, ilest nécessaire de faire des recherches complé-
mentaires et de ne rien négliger pour arriver à $e faire une opinion exacte et pouvoir affirmer qu'il ya eu
fraude. FSS
Les recherches comprendront : l'essai par “lé sérum de lapin préparé artificiellement (sérum anti-ovalbumine), l'examen macroscopique de lurine, l'examen microscopique des sédiments urinaires, la mise en observation du sujet et le lavage de la vessie.
Avant d'essayer le réactif sur des urines contenant de l’albumine, nous avons voulu voir commentsse comportait le réactif en présence d’eau albumineuse et en æ présence d'urine normale volontairement additionnée à de blanc d'œuf, 3 Lu
Nous avons donc, dans un verre à essai rempli d’eau, introduit une pelite quantité de blanc d’œuf, puis, après agitation, nous avons laissé reposer, pour obtenir par décantation une eau albumineuse relativement limpide, relativement, car cetie eau continuail à tenir en suspension de fins filaments ressemblant assez aux .
filaments. que l’on aperçoit dans l'urine des individus atteints de blennorragie chroniqué.
A 5 ce.de cette eau albumineuse nous avons ajouté 5 cc. de réaclif de Maurel selon le procédé indiqué plus haut, et immédiatement il s'est produit entre le réactifet eau un disque blanchâtre épais d’une dizaine de millimètres.
Nous fimes le même essai avec une urine normale à laquelle nous avions ajouté une petite quantité d'eau albumineuse et également, à la limite de séparation
SE 7 ire des deux liquides, apparut aussitôt le même disque blanchätre épais. Dans l'urine se laissait voir comme dans l’eau albumineuse les fins filaments que nous avons signalés déjà.
Nous aurions voulu également provoquer, chez des E sujets atteints de débilité rénale, une albuminurie par ingestion abondante et par lavement de blanc d'œuf,
et rechercher dans les. urines, rendues ainsi albumi- __ neuses, la réaction de l’ovalbumine par le procédé de Maurel, mais nous n'avons pu réaliser cette expé- rience.
___ Nousavons alors fait d'autres essais. A un cobaye,