TIGE
On oppose vulgairementla tige principale qui naît de l’embryon aux branches qui naissent sur d’autres tiges. Toute tige ayant la propriété de porter des appendices est un axe. Les tiges latérales sont des axes secondaires. Nous verrons que la tige principale est dans le même cas. Il en résulte que les conditions de symétrie de la tige sont déterminées par son support et par ses appendices. Le support détermine l'axe du plus fort accroissement.
Influence des appendices. — La tige a pour caractéristique essentielle de servir de support, de réceptacle commun aux autres membres. Il est évident que, telle étant sa nature, on ne peut, en aucun cas, faire abstraction de ses appendicés. La symétrie de structure de la tige exige done une
ro parfaite symétrie dans l'insertion des appendices. Or cette symétrie n'existe pas habituellement. Les autres appendices ayant des relations avec les feuilles, nous pourrons nous en tenir à l'examen de ces derniers membres. Que nous considérions l’ordre d'insertion des feuilles, ou leur trace dans l'écorce ou dans le cylindre central, nous voyons autant de causes d'asymétrie.
La tige ayant une forme approximativement cylindrique ou prismatique, offre à considérer trois surfaces : la péripbérie, l'extrémité supérieure et l'extrémité inférieure. Ces trois parties sont susceptibles de donner insertion à des appendices; la périphérie en est le siège habituel. Toute la périphérie est susceptible de porter des appendices ; mais
dès que l’un d’eux est constitué, les suivants n'apparaissent pas en des points quelconques, les feuilles se développant de manière que les dernières se superposent au plus large espace libre de la surface se placent en spirale de façon à être équidistantes sur la tige supposée cylindrique. De là résulte une disposition régulière, mais dépourvue de toute symétrie.
L'insertion de toutes les feuilles se trouve sur une ou ‘plusieurs spirales (spirales génératrices). Sur tout plan radial, il existe des lignes parallèles, séparées par un nombre constant d’entrenœuds et douées de toutes les mêmes propriétés anatomiques. Si, avec une telle ligne comme génératrice nous décrivons une surface spirale parallèle à la direction de la spirale génératrice, nous trouvons sur cette surface, entre deux lignes homologues immédiatement superposées, un nombre constant de lignes jouissant des mêmes propriétés. Les plans radiaux déterminés par ces lignes font entre eux un angle dièdre constant : l’angle plan correspondant est la divergence de la tige.
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Supposons la tige cylindrique, Dans un plan perpendiculaire à l'axe, projetons une portion d’une surface spirale menée à un niveau quelconque parallèlement à la spirale génératrice, et comprise entre deux lignes homologues superposées. La projection de chaque système considéré isolément y sera symétrique par rapport au centre du cercle et par suite à l'axe de la tige. Mais l’ensemble de la figure n’est pas Symétrique (toujours dans le cas type où la spirale est unique) : les foliaires médians, les foliaires latéraux de même ordre, etc., sont respectivement symétriques, leur réunion ne l’est plus.
De plus, si l’on divise la tige par des plans radiaux faisant entre eux un angle égal à l'angle de divergence : les segments limités latéralement par deux de ces plans, en haut et en bas par des surfaces quelconques parallèles à la spirale génératrice (pourvu que les limites supérieures et inférieures des segments comparés soient prises respectivement sur la même surface spirale), sont superposables, c’est-à-dire égaux, mais non semblables. Ils sont asymétriques,
Quand les spirales sont multiples, elles s’enchevêtrent de manière à constituer une spirale plus serrée, ou se disposent de telle sorte que les appendices issus des diverses spirales se rencontrent à chaque nœud dans un même plan. On a alors une symétrie axile, mais qui n’est qu’un dérivé de la disposition typique asymétrique. On trouve des transitions. Nous en citons une curieuse à propos des Actinomeris. Dans les plantes multispiralées, les systèmes correspondant aux diverses spirales peuvent contracter une union intime de façon que la symétrie est parfaite jusque dans la profondeur (Eupatorium, Arnica.)Il est clair que, même alors, elle est secondaire.