ORIGINE DES BRANCHES
Les branches apparaissent dans les régions superficielles de l'écorce dans des points suffisamment jeunes pour subir une différenciation spéciale, c’est-à-dire dans le méristème terminal, et seulement dans les points de ce méristème où le cylindre central reste en communication avec l’écorce assez longtemps pour qu'un raccord des systèmes profonds s'opère entre la tige-appendice et la tige-support. Normalement l’endoderme se différencie rapidement au-dessous du sommet. C’est donc dans les points où son organisation définitive sera retardée par une disposition anatomique spéciale que naîtront les bourgeons. Nous verrons que c'est à l’aisselle des feuilles que ce retard s'effectue le plus habituellement, et que c’est là le lieu d'élection des branches.
Tous les faisceaux foliaires sont susceptibles de déterminer l'insertion des bourgeons, pourvu que leur pénétration dans le cylindre central soit lente et qu'ils soient assez
OS de volumineux (bourgeons agrégés des Nardosmia, Petasites (voyez ch. VI) et des Ombellifères). Le plus souvent c’est le foliaire médian qui seul est revêtu de cette propriété, le cylindre central se refermant trop vite autour du point de pénétration des latéraux.
Pourtant il se peut que l’espace libre laissé entre les feuilles et la tige soit trop étroit pour que les bourgeons s’insèrent à leur aisselle. Les médians eux-mêmes ou l’unique faisceau foliaire se comportent alors comme les latéraux dans le cas habituel. Cela arrive lorsque les feuilles sont très petites et nombreuses. L'insertion des bourgeons est alors rejetée au sommet même ou tout près du sommet de la tige. Ce cas, réalisé dans toute la tige chez les Lycopodes, se retrouve fréquemment chezles Angiospermes, dans les inflorescences ; et chez les Composées, il est général pour la calathide.