ANATOMIE
CELLULES ÉPIDERMIQUES. — Nous avons indiqué la répartition de l’épiderme. C'était faire connaître celle des cellules épidermiques qui en constituent la masse principale. L’anatomie se pose une autre question : quels sont les rapports de ces cellules entre elles? Quelle est l’orientation de leurs cloisons mitoyennes ? :
Le plus grand accroissement de la tige se faisant dans le
sens de l’axe, les cellules tendent à s'allonger dans.cette
direction. En outre leurs parois sont planes, les plus grandes parallèles à l’axe. À cette disposition très générale, font exception l’épiderme de certaines Composées à tige charnue (Cacalia repens, etc.), dans son ensemble, et celui de quelques autres par places seulement. Dansles Scorzonera hispanica, Tragopogon pratensis, etc., les cloisons des cellules épidermiques ne conservent cette orientation normale que le long des côtes. Dans l'intervalle elles deviennent, non pas sinueuses, comme celles des feuilles, mais plus régulièrement polygonales au lieu d’avoir une surface presque parallélogrammique comme le long des côtes.
STOMATES. — Situation superficielle. — Dans la plupart des Composées, les stomates sont répartis uniformément sur toute la surface de l’épiderme. Pourtant leur nombre varie suivant la région dans une même plante (les rhizomes en ont peu), suivant les espèces. Ils sont très rares dans quelques Composées ligneuses (Barnadesia) et dans celles qui ont un hypoderme puissant. Ils sont abondants sur les tiges à parenchyme vert bien développé, surtout si ce parenchyme s’avance jusqu’à l'écorce. Si ces diverses conditions sont réalisées sur une tige à un même niveau, il en résultera une plus grande abondance ou même une localisation des stomates dans certaines plages. C’est ainsi que les tiges pourvues de Collenchyme sur les côtés, ne possèdent pas de stomates au niveau dé ces côtes. Dans celles oùle tissu épaissi est aussi largement réparti que dans le parenchyme vert (Scorzonera), les stomates sont distribués par bandes comme chez les Graminées, à cela près que dans ces bandes ils n’ont pas une orientation fixe. |
Genèse et orientation. — L'orientation des stomates dé-
SA. à,
pendant essentiellement de celle des cellules épidermiques, la fente est presque constamment longitudinale. Si les cellules épidermiques sont en files régulières ou seulement orientées de façon que leur plus grande longueur corresponde à l’axe, le stomate occupe dans la série la place d'une cellule ordinaire. Son initiale est la moitié supérieure d’une cellule épidermique cloisonnée transversalement dans le premier cas, obliquement dans le second (Artemisia).
L'initiale du stomate en est la cellule-mère. Les cellules annexes, quand il en existe, sont produites secondairement de la façon suivante. Dans le salsifis (Tragopogon pratensis), l’épiderme présente deux types : pilifère à cellules allongées le long des nervures, stomatifère el à cellules larges dans les espaces interneuraux. Les cellules-mères se constituent de bonne heure, et, pour donner les cellules stomatiques, elles croissent moins que lès éléments de l’épiderme. De la sorte les cellules voisines, démesurément élargies, se cloisonnent et isolent un petit segment du côté du stomate. Les cellules stomatiques se trouvent ainsi de temps en temps munies d’un cadre de quatre cellules dont la forme ést assez particulière. Les fentes sont longitudinalés, si ce n’est aux bifurcations des nervures; là les séries de cellules épidermiques divergent et les cellules stomatiques, au point de jonction, se placent perpendiculairement à leur direction normale; les cellules de bordure y sont souvent beaucoup plus larges que dans les autres points.
Sur les Composées grasses, et en général celles qui ont des cellules épidermiques dépourvues d'orientation fixe, les fentes stomatiques affectent toutes les directions.
Dans la tigelle, les cellules épidermiques sont en files longues et étroites. Chaque stomate occupe toute l’épais-