‹ De la valeur des caractères anatomiques au point de vue de la classification des végétaux: Tige des composéesChapitre 32 sur 81 · LES · texte numérisé non relu

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dones, mais où des recherches étendues ont permis de poser des règles générales applicables à toutes les plantes, M. Mangin (1) fait sur cette répartition des remarques d’autant plus précieuses et pourvues d’une garantie d'authenticité d’autant plus sûre que l’auteur n’avait en vue aucune idée théorique sur le rôle de ce système. M. Mangin oppose (p. 352) les tiges à racines aux tiges sans racines. Ces dernières seraient caractérisées « par l'existence à la limite de l’é- « corce et du corps central, d’une gaîne externe, formée « par la lignification des assises extérieures du corps « central et constituant le principal appareil de soutien pour « ces tiges »; et les tiges à racines « par l'existence de la « couche dictyogène, et par la présence de l’endoderme (2) « formé par l’assise corticale interne ». Dans la tige rampante du Monstera fenestrata (p. 315), les deux tiers supérieurs qui portent des feuilles sont privés d’endoderme type; le tiers inférieur radicifère possède une assise à plissements. Dans les tiges à racines « l’apparition des plissements coïn- « cide avec la cessation du cloisonnement (p. 297) » de l’assise périphérique du cylindre central.

D’après ces citations qui résument de nombreuses obseryations très précises, l’assise contentive ne se développe pas lorsque le péricycle s’est de bonne heure sclérosé, sans avoir beaucoup multiplié ses éléments. Au contraire elle est constante dans les cas où le péricycle est doué d’une puissante activité formatrice, à moins que les assises contiguës de l'écorce ne participent à cette suractivité. Ainsi, dans les plantes grasses (Cacalia repens), où l’ensemble du tissu parenchymateux est atteint d’hypertrophie, le péricycle mul-

(1) L. Mangin. Origine et insertion des racines adventives, etc., in Ann. Sc. nat., 6e sér., t. XIV, 1882.

(2) Au sens d’assise pourvue de cadres d'épaississements.

tiplie puissamment ses cellules. Mais bien loin d'entrer par là en conflit avec l'écorce, il s'associe à une évolution analogue de cette région qui produit de même un parenchyme abondant. Aussi n’y a-t-il pas de plissements.

Dans le cas où le péricycle estrhizogène, l'endoderme dont l’évolution reste étrangère à celle de cette assise se difrérencie en cellules à cadres épaissis. C’est pour cela que cet appareil est plus constant dans le rhizome que dans la tige aérienne, et qu'il fait défaut dans les pédoncules floraux.

La tendance à former des racines n’est pas, au reste, la seule condition qui détermine cette différenciation : il suffit que l’assise périphérique reste active et capable de multiplier ses éléments. Nous en trouvons là preuve dans ce que M. Mangin dit (loc. cit., p. 337) à propos des stolons de l'Agave americana : « L’écorce. offre, à la limite du corps « central, un endoderme très régulier. . Entre cet endo- « derme… et les faisceaux libéru-ligneux les plus extérieurs, « il existe toujours au moins une assise cellulaire représen- « tant l’assise périphérique du cylindre central. On ne trouve « pas de formations secondaires dans toute l'étendue du « stolon, il n’y à pas non plus de réseau radicifère.. »

La description du Barbacenia purpurea, de le famille des Vellosiées (p. 316) semble plus démonstrative encore. Bien que les racines ne se développent que sur certaines bandes de la tige où se trouve localisée la couche dictyogène, l’endoderme n’en présente pas moins sa constitution typique dans toute la périphérie. Mais ce qui frappe surtout, c’est la coexistence de l’endoderme plissé avec un puissant tissu de soutien. Seulement ce tissu n’est pas en contact avec l’assise interne de l’écorce : « L’écorce est constituée par une cou- « che extérieure sclérifiée, renforcée par un anneau de tissu « scléreux qui se colore vivement par la fuchsine oula pur-

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