Tige jeune. — 31. Tige plus âgée
La deuxième concerne certaines tiges à racines (Hieracium Pilosella), dans lesquelles les faisceaux caulinaires possèdent des laticifères au sein de leur liber. Nous y reviendrons au chapitre VII
Ce sont bien là des exceptions de nature à confirmer la règle.
Canaux oléifères. — Les canaux oléifères se trouvent fréquemment dans leliber secondaire, et à cet égard la tige ne diffère pas de la racine. Mais leur absence dans le liber primaire aussi bien que dans le péricycle a toujours été considérée comme un des caractères les plus absolus des Composées. Nous avons pourtant découvert aussi une exception à cette règle. Elle concerne l’Ambrosia trifida. Les canaux oléifères apparaissent (fig. 30 et 31) à la limite du péricycle et du liber; et l’on pourrait se demander à laquelle des deux régions ils appartiennent. Le doute s’évanouit si l’on remarque qu'ils naissent dans une rangée d'éléments mous en contact immédiat avec les cellules criblées, et disposés en concordance avec le liber, en discordance avec le stéréome péricyclique. Nous n'avons pu, faute de matériaux, remonter assez haut dans la série du développement qui aurait pu corroborer les résultats de l'examen des parties adultes. Cette étude aurait, il est vrai, présenté certaines difficultés liées à ce fait que les îlots scléreux du péricycle se constituent de bonne heure, ce qui est prouvé par l'interruption des plissements endodermiques à leur niveau, et que par suite leur organisation est aussi précoce que celle du liber. De cette façon les parties contiguës de ces deux zones subissent une évolution commune.
Des plantes voisines, plusieurs Xanthium et Iva, ont été examinées en vain au point de vue de ces canaux libériens. Le fait de l’'Ambrosia est jusqu'ici unique.
Les canaux oléifères médullaires sont assez fréquents.
Remarquons que la même plante peut en présenter dans Vuillemin. 9
certaines tiges tandis qu'ils manquent dans d’autres. L'Artemisia Absinthium est dans ce cas : les tiges végétatives seules en possèdent à l’exclusion des tiges florales qui s'organisent plus vite. Chez le Carlina acaulis les tiges souterraines en ont seules et de très volumineux ; les tiges florales (qui dépassent 0",30 dans la var. caulescens) en sont dépourvues.
Néanmoins ils sont souvent en nombre assez constant. M. Van Tieghem a indiqué les principales dispositions qu'ils affectent à l’égard des faisceaux. Voici cette liste que nous avons un peu étendue: les exemples empruntés à M. Van Tieghem sont marqués d’une (*).
a. — Un petit nombre seulement des faisceaux, deux par exemple, ont un canal ventral : Ageratum conyzoides”.
b. — Chaque faisceau foliaire a un canal dorsal et un ventral : Solidago limonifolia*,rhizome de Carlina acaulis.
c. — Un canal ventral et plusieurs dorsaux à chaque faisceau foliaire : Serratula centauroides "(le Serratula tinctoria n’en à pas), Centaurea ruthenica (parfois deux ventraux). |
d.— Plusieurs canaux ventraux disposés en deux groupes aux cornes de l’arc fibreux interne, et plusieurs canaux dorsaux disposés de la même manière : Carduus pycnocephalus* (le Carduus nutans n’en a pas).
e. — Un arc de canaux ventraux et un arc de canaux dorsaux : Helianthus fuberosus*, Cinara Cardunculus.
f nouveau). — Plusieurs dorsaux ; un ventral à la pointe et 1-2 sur les flancs : Rhaponticum pulchrum.