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plus simple puisqu'elles n'existent que dans la tige et qu’il n'y à pas de raccord avec un système radical homologue. Nous avons décrit leur origine dans le Silybum Marianum. Leur situation est la même que celle des laticifères. Un système médullaire se développe dans quelques Tubuliflores, comme le Cirsium oleraceum où les cellules sont séparées de la face interne du bois par un massif d’éléments mous accolés à cette face, mais dépourvus de tubes criblés.
Canaux oléifères. — Balancés par le système précédent, les canaux oléifères manquent aux tiges aériennes de plusieurs Tubuliflores laiteuses. En général les canaux oléifères se développent davantage dans les portions souterraines, les laticifères dans les portions aériennes. C’est dans les racines seulement que des canaux oléifères ont été
rencontrés chez les Liguliflores. Dans les feuilles, les latici-.
fères acquièrent parfois une grande puissance. Ce rapport est visible dans une même tige chez les Tubuliflores. Ainsi dans le Carlina acaulis, var. caulescens, le rhizome possède, avec de petites cellules à latex, d'énormes canaux corticaux, et d’autres médullaires non moins puissants. La tige florale ne possède plus que d’étroits canaux endodermiques et des cellules à latex bien développées.
Toutes les plantes pourvues de canaux sécréteurs en ont dans l’endoderme où dans les portions de l'écorce issues des segmentations de l’endoderme avant sa différenciation. A ce système s’en ajoute un autre dans la moelle. Il est toujours indépendant du premier et n’en entraîne pas la réduction. Il en est de même du système libérien de l'Ambrosia. Les tiges florales d’Artemisia Absinthium sont dépourvues de Canaux médullaires, tandis que les grosses
tiges végétatives en possèdent : ils s’y forment de bonne heure. Ge n’est donc pas là une question d'âge, mais une question en rapport avec la rapidité de l’évolution. Les tiges florales, vite adultes, ne s’épaississent pas. Les tiges végétatives, où la multiplication des éléments est plus active dès le début, ont une large tige, et un appareil sécréteur multiple.
Nous connaissons le raccord des canaux oléifères de la tige avec ceux de la racine, nous savons qu'il n’est pas constant.
L’abondance des Canaux oléifères dans le liber secon-
daire prédomine dans les rhizomes.