‹ De la valeur des monnaies romainesChapitre 10 sur 24 · à 2.37 li · texte numérisé non relu

à 2.37 li

(1) On ne trouve que sur nn petit nombre de deniers l'indication de valeur XVI, malgré la réforme gui porta à 16 as la valeur du denier.

(2) La quinaire confondu avec le victoriat ne porte plus l'indication de sa valeur.

2*" En argent, le denier, valant 10 et plus tard 16 as, portant, le plus souvent, pour marque distinctive X, avec la tète casquée de Pallas d'un côté et les Dioscures ;de l'autre ; plus tard> un bige (bigatus) ou un quadrige (quadrigatus) avec les diverses marques des familles de triumvirs monétaires (1) ; le quinaire, valant la moitié du denier et portant le signe V ; le sesterce, quart du denier, avec la marque IIi S ouHS.

Le sesterce, qui fut la monnaie de compte ordinaire depuis la fin de la République jusqu'au troisième siècle de l'Empire, est désigné souvent par les écrivains sous le nom de nummus (2) : c'était alors le sesterce de bronze dont la frappe a commencé avec Antoine. Le sesterce d'argent avait précédé, et l'émission en avait été interrompue à plusieurs reprises.

Le victoriat, avec le double victoriat et le demi-victoriat, était aussi une monnaie d'argent qui a eu cours de 228 à 105 av. J.*C. : le nom de victoriat s'est, après l'an 105, appliqué au quinaire.

Sous l'Empire, les marques changent pour la monnaie d'argent comme pour la monnaie de bronze.

La libella, qui équivaut à 1/10 du denier, est une simple monnaie de compte (3).

3° En or, le scrupule, valant 20 sesterces, le double scrupule, 40 sesterces, le triple scrupule, 60 sesterces, monnaies qui ne furent frappées qu'exceptionnellement sous la République; Vaureus qui devint la monnaie d'or de l'Em-

(1) Les auteurs Grecs traduisent souvent le denier par le mot drachme, quoique la drachme soit un peu plus forte.

(2) Voir, sur les diflEérents sens du mot mrrmms, Mommsen-Blacasde-Witte, 1. 1, p. 238.

(3) Nummi denarii decuma libella, quod libram pondo as valebat, et erat ex argento parva. Varro^ De ling, lut V, 174.

pire, et qui est désigné aussi sous le nom de denier d'or; le quinaire de l'aureus, valant 12 deniers 1/2; plus tard, le semis, le triens de Taureus, etc. ; à partir de Constantin, le solidus^ pesant 1/72 de la livre.

Comme les auteurs latins se servent souvent de la livre (auri ou argenti pondo) en parlant des métaux précieux, j'ajouterai qu'en monnaie française la livre d'argent, à 970 millièmes de fin, vaut 70 fr.,48, et la livre d'or, à 990 millièmes, 1.115 fr. 07.

Le poids des monnaies romaines ne paraît jamais avoir eu cette exactitude rigoureuse que nous exigeons de nos monnaies actuelles. Il existe des as, des semis, etc., de presque tous les poids, restant pour la plupart au-dessous du typequlls représentent (1). Des différences du même genre se rencontrent même dans le métal le plus précieux. L'aureus des Antonins devrait peser 7 gr. 25 ; or, vingt-huit médailles de Septime-Sévère donnent vingt-huit poids différents, variant de 7gr. 58 à 6 gr. 28, sans qu'on puisse attribuer ces différences à l'usure du temps : car les deux médailles qui forment les extrémités de la série sont à fleur de coin. Pline lui-même se plaint de ces fraudes dans la monnaie d'argent et en signale quelques-unes (2). M Fr.Lenormant pense cependant que ces reproches ne sauraient s'adresser aux fabrications de la belle époque romaine jusque vers le siècle des Antonins.

Les comptes étaient faits d'ordinaire en as durant la période

(1) Mommsen, I, xxxvij.

(2) Pline XXXIII, 46. Par exemple, sept deniers de J. César, pris au hasard dans le médailler, m*ont donné 4^ 08, 4^ 06, de 3* 88 3» 87, 3^ 85, 3» 72, 3» 60 ; ce dernier était à fleur de coin. Je dois remercier M. Cohen, conservateur au département des médailles, dont l'obligeance m'a facilité ces pesées et ces recherches.

de Taes grave, souvent en deniers dan«=fe période suivante, en sesterces sous la fin dB la République et sous FEtnpirejusqu'au temps de Constantin, en folles depuis Constantin.

On ne comptait que jusqu'à 100000, comme Pline l'assure (1)-, au-delà, on disait decies centena millia, centies centena millia, dix fois, cent fois cent mille, c'est-à-dire 1 million, 10" millions. On écrivait ces nombres d'une façon particulière, en les enveloppant de trois côtés du signe | | ; ainsi | X | veut dire dix fois cent mille ou un million. On écrivait les dixaines de mille en les surmontant d'une barre; XXDL veut dire vingt mille cinq cent cinquante.

Ainsi : HS | DCC | signifie 70 millions de sesterces. On écrivit aussi dans la suite :

(I) pour 1000 (2),

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