‹ De la valeur thérapeutique de l'électrocoagulation dans les petits épithéliomas et quelques autres lésions de la peau et des muqueusesChapitre 48 sur 52 · POLE NT. 14 MERE · texte numérisé non relu

POLE NT. 14 MERE

théliomas histologiquement constatés. Onze de nos malades présentaient des tumeurs ou des crasses séniles en voie de transformation pour lesquelles nous ne possédons pas de contrôle histologique. Il nous a paru cependant intéressant de les publier, car ces petites ulcérations persistantes peuvent être toujours appelées à se transformer et nous avons voulu signaler la facilité avec laquelle on pouvait enrayer leur évolution.

Par contre, 13 de nos malades étaient porteurs d’épithéliomas histologiquement constatés, et là encore, il faut signaler que quelle que soït la nature de l’épithélioma en cause, la cicatrisation a été aussi facilement obtenue. Il semble donc que cette méthode puisse s’adresser indistinctement aux spino et baso-cellulaires sans tenir compte des données histologiques.

Plusieurs de nos malades ont été traités pour des récidives après un premier traitement, soit par les agents physiques, soit par la chirurgie (observation n° IV dont nous publions les photographies et observation numéro XXXVI).

Chez ces malades, la réparation s’est effectuée dans un temps sensiblement égal à celui de nos autres malades êt la cicatrice obtenue a été d'aussi bonne qualité.

Cette méthode ne semble pas d’ailleurs se limiter au traitement des épithéliomas cutanés. Dans nos observations nous citons quatre cas d’épithéliomas des lèvres avec trois cicatrisations et un malade pour lequel il est vrai, on a dû recourir au radium. Mais comme nous lavons indiqué plus haut, il semble que cet échec . soit dû à une faute de technique. Dans tous les cas

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d'épithéliomas des lèvres et d’épithéliomas cutanés avec ganglions perceptibles, l'électrocoagulation a été faite concurremment avec le traitement chirurgical des régions ganglionnaires. Nous estimons, en effet, qu'il | s’agit là d’une précaution qui doit toujours être prise et qui, même en l'absence de ganglions perceptibles, constitue pour le malade une garantie contre les récidives possibles. |

Les observations d’épithéliomas des lèvres traités par l’électrocoagulation viennent à l'appui de la thèse soutenue par Chiappini en 1925 et prouvent l'excellence de la méthode dans ces affections ; mais nous y insistons encore, en y ajoutant l’éxérèse chirurgicale qui doit toujours se faire dans un temps préalable.

Notre statistique se rapproche de celle présentée à la Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux par MM. Réchou, Jeanneney et Mathey-Cornat, en décembre 1926. En voici le résumé : 10 cas d’épithéliomas superficiels avec 100 % de cicatrisations : 4 cas d’épithéliomas infillrants de dimensions moyennes avec 50 %. Les auteurs signalent encore des succès, mais en proportion moindre, dans les épithéliomas où les lésions néoplasiques avaient envahi le squelette osseux sous- Jjacent : nous n’avons pas eu l’occasion d'observer de tels cas au centre anti-cancéreux, préférant, pour les raisons indiquées au chapitre de technique opératoire, recourir aux méthodes chirurgicales ou radiumthérapiques.

Quelles conclusions tirer de ces résultats ? Durin, dans sa thèse, en à suggéré quelques-unes.

Il est possible d'essayer l’électrocoagulation :

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