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thymo-amidonnée et d’une compresse de gaze stérile maintenue par un ruban de toile adhésive.
Un autre inconvénient à signaler c’est la coagulation plan par plan, qu’on est obligé d’effectuer quand on se trouve en présence de tumeurs volumineuses, bourgeonnantes. C’est là que l’électrocoagulation perd les avantages que nous signalions plus haut : la rapidité d'intervention et l'absence d’immobilisation du malade. Ici, au contraire, c’est le séjour à l'Hôpital avec un traitement assez long.
On a signalé dans les inconvénients les hémorragies secondaires. En fait, ces hémorragies ne se produisent que dans l’arrachement brutal des tissus coagulés. Il s’agit donc de ne pas toucher la zone opérée, d’en faire part au médecin traitant et d’ordonner au malade le traitement indiqué plus haut. L’escarre s’effritera et tombera d'elle-même dans la semaine qui suivra l’intervention. Pour nous nous n'avons jamais vu se pro- . duire d’hémorragies chez les malades, que nous avons suivis jusqu’à complète guérison. Il nous faut ajouter toutefois que nous n’avons jamais utilisé l’électrocoagulation au voisinage de vaisseaux sanguins, redoutant toujours une destruction de la paroi de ces vaisseaux susceptible d'entraîner de graves complications.
Conclusions
1° L’électrocoagulation nous a permis d'obtenir la cicatrisation des petites tumeurs cutanées chez 40 de nos malades, soit chez 90 % des malades traités.
2° Cette méthode de traitement s'applique uniquement à la lésion primitive et doit toujours être empioyée concurremment avec le traitement habituel chiurgical et radiothérapique des régions ganglionnaires.
3° Cette méthode peut être employée sans inconvénient au niveau des régions précédemment traitées par les rayons X et le radium. Elle est susceptible d’être employée à plusieurs reprises et ne paraît présenter aucune action excitante sur les cellules néoplasiques.
4° Les principaux avantages de la méthode résultent du fait de son application simple, généralement unique, qui évite d'immobiliser le malade ; elle permet . d'obtenir une cicatrice esthétique.
ED
5° Cette méthode se limite aux petites tumeurs ayant envahi la peau ou la muqueuse superficielle sans intéresser le squelette cartilagineux ou osseux sous-jacent. Son action, en effet, ne s’élend pas au-delà d’un demicentimètre du point d'application.
Vu : Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE Doyen, BÉRARD.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer Lyon, le 27 Novembre 1930
Le RECTEUR, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L’'UNIVERSITÉ,
Josepx GHEUSI.