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donne ainsi la possibilité de traiter les hémophiles, qui ne sont pas justiciables d’un traitement chirurgical.
Une intervention aussi bénigne comporte bien entendu l'absence totale de choc opératoire. L'opération est en effet, très rapide, l’hémostase absolue, l’anesthésie la plupart du temps inutile.
C’est donc une sécurité absolue autant pour l’opéruteur que pour le malade. Le seul risque couru par 1: malade est la possibilité de brûlures d’ailleurs bénignes au niveau de l’électrode indifférente; depuis l’utilisation du diélectrique de Bordier, ce risque n'existe plus
D'autre part, en cas de coagulation incomplète, on ti toujours la possibilité de retoucher le néoplasme traité. On peut en effet retoucher un néoplasme, car l’électrocoagulation n’a aucune action aggravante sur les cellules néoplasiques échappées à une première intervention. On peut de plus, ajouter sans inconvénient l'action de l’électrocoagulation à celle des rayons X, du radium et de la chirurgie. Les quatre méthodes se complètent et nous avons publié des observations, où, au cours du traitement, successivement on avait fait appe: à plusieurs de ces thérapeutiques.
Dans les épithéliomas dont nous publions les observations la biopsie a montré qu'il s'agissait de tumeurs de caractères histologiques différents. Baso et spinocellulaires ont réagi d’une façon indifférente à l’électrocoagulation et ont cicatrisé dans un temps sensiblement égal quelle que soit la nature du néoplasme. Pour Bordier, lélectrocoagulation qui ne fait pas de différence entre les épithéliomas baso et spino-cellu-
laire serait la méthode de choix. Longtemps on avait admis que l’épithélioma spino-cellulaire constituait une forme radio-résistante; il semble bien à fheure actuelle qu'il y ait peu de différence dans la façon dont se comportent les tumeurs vis à vis des rayons X; il est cependant intéressant de noter ici que l’électrocoagulation agit aussi sûrement vis-à-vis de ces différentes formes.
Quelques auteurs ont signalé l'absence de récidives et de métastases. C'est ainsi que Castex écrit « Les disséminations des germes cancéreux ne peuvent pratiquement pas se faire alors qu’elles sont fréquentes après les interventions chirurgicales ». C'est aller trop loin, semble-t-il, dans la défense de l’électrocoagulation et quelques observations, que nous publions, ont montré ia possibilité de récidives justiciables d’ailleurs d’un traitement recoagulant.
A côté de ces avantages, nous devons cependant, mentionner les inconvénients qui résultent de emploi de cette méthode et qui, sans présenter une extrême importance peuvent cependant lui faire préférer parfois l'emploi des méthodes sanglantes ou physiques dont nous avons parlé au cours de notre travail.
Le premier inconvénient c’est la longueur de la guérison. Pour certains, quelques jours suffisent ; mais, quand on veut traiter de façon suffisante des tumeurs assez étendues, il faut compter un mois à un mois et demi. Du moins pendant ce temps n’a-t-on à effectuer qu’une simple surveillance. Les pansements sont la plupart du temps inutiles. Si la partie opérée a besoin d’être protégée, elle sera simplement recouverte de pâte