‹ De La Valeur Thérapeutique Du Fenugrec (Trigonella Foenum Graecum) Dans Le Traitement Des Athénies Et Des États De Maigreur AnorganiqueChapitre 3 sur 10 · is. est. une de ob. peuples · texte numérisé non relu

is. est. une de ob. peuples

anciens ont le plus estimées. Déjà les Egyptiens ont con

nu son existence, car le « Papyrus Ebers » égyptien en fait

mention.\ Le nom de « foœnum græcum » que nous retrou-

vons pour. la première fois chez Cato Scribenius Largus, prouve que Îles Romains l'avaient reçu des Grecs. IL semble cependant que c’est à un pays situé encore plus à L'Est, à Pinde ou à l’Arabie qu’on peut attribuer le mérite d'ori- à gine de cette plante. Il est curieux de voir qu'en Chine on l'appelle Hu-lu-pa, ce qui est la dénomination arabe

€ hulba » du fenugrec. Aux. Indes on l'appelle * encore Sn «@ Methi », expression provenant du Sanscrit. Les Grecs employaient plusieurs appellations dont l’une Bodxepws ; ce qui veut dire « corne de bœuf », est fréquemment mentionnée par Théophraste. Celui-ci nous raconte que le fenugrec a été très cultivé par les peuples

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autour de la Méditerranée. Après lui, Galien et Dioscoride l'appellent -72cs , expression dont le vrai sens n’est pas encore expliqué. Une autre appellation « siliqua ou silicula » que nous retrouvons chez Pline le jeune et chez Columella, nous fait supposer une utilisation étendue chez les Romains. La multiplicité des noms qui ont été donnés à cette plante, démontre à quel point elle a été estimée des Romains.

C’est aux temps de Charlemagne que son emploi s'est propagé dans notre pays, et ce furent les Bénédictins qui l’introduisirent en France. Les ouvrages de ces temps-là nous apprennent qu'au couvent de St-Gall le fenugrec fut placé comme épice à côté du poivre. Sa culture s’est vite vulgarisée et étendue au XVI siècle en Angleterre et en Allemagne. Par allusion au « fenugrecum » les Allemands l'avaient appelé « fine grethe », d'où « schône Margret », puis « schône Marie ». Mais c’est l'expression « griechisch Heu » qui est encore courante de nos jours.

Actuellement le fenugrec est le plus cultivé en Egypte et dans le Nord de l'Afrique, mais surtout aux Indes. De ces pays on l’importe en quantités considérables en Europe. On le retrouve aussi par places dans le Midi de la France, plus rarement en Alsace; en Suisse, en Allemagne et en Autriche. C'est vers la fin du siècle dernier qu’on l’a cultivé en grand aux environs de Strasbourg, spécialement à Bischheim et à Hônheim pour s’en servir comme fourrage après l'avoir fauché à l'état vert.

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actuelle. Cela n'a cependant pas empêché différents peuples ‘

de s’en servir en médecine humaine.

Les Egyptiens ont employé le mucilage de fenugrec pour guérir les plaies par brûlure. En Egypte ce sont surtout les graines torréfiées, aux Indes. les jeunes pieds qui constituent un légume très estimé encore de nos jours. Ac tuellement on y emploie le « helba » desséché dans le traitement du diabète à raison d’ une poignée de graines avalées à jeun à 1’ aide d’un verre d’eau.

En raison de la quantité considérable de mucilage qu'il renferme, le fenugrec a toujours été considéré par les Hindous comme un des meilleurs émollients et toniques, et aussi comme excellent laxatif et vermifuge.

nétrante que ele. :

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Les disciples d'Hippocrate employaient les graines et même les plantes en cataplasmes. Chez Dioscoride nous trouvons encore une ordonnance d’une pommade huileuse à base de racine de Calame, de Cyprès et de Fenugrec et qui a servi comme cosmétique dans les maladies cutanées. : C’est surtout la plante jeune qui est mentionnée dans les ordonnances d'Alexandre de Tralles. Portius Cato nous indique son emploi comme plante fourragère pour engraisser les bœufs. Mais malgré Son goût mauvais et âpre les Romains l'ont fait entrer dans leur thérapeutique comme reconstituant des malades.

Suivant les traditions de la Médecine arabe 1’ Ecole de Salerne l’a utilisé avec succès. La farine est encore en usage chez les Arabes comme cataplasme résolutif, comme aphrodisiaque et comme aliment fortifiant dans les convalescences. Le fenugrec a toujours été cultivé spécialement au Maroc et en Funisie, où les femmes juives s’en servent pour donner de l’'embonpoint à leurs filles au moment de leur mariage. La corpulence augmente les chances d’un bon mariagé, et c'est pour cette raison que la propriété engratssante de ce médicament est largement exploitée. D'a. près Leclerc « les Arabes avaient le fenugrec (holba) en telle estime qu’ils s'abordaient souvent par ce souhait: Puissiez vous fouler aux pieds de la terre où croît le holba! » «Leurs médecins en usaient copieusement. Masserdjouih pour rendre les cheveux crépus, faire disparaître les pellicules, purifier la poitrine et nourrir le poumon, 1bn-Massouîih pour favoriser l'écoulement des règles et assainir l’odeur des renvois, de l’urine et de la sueur, El Farecy pour stimuler l’appétit et guérir les hémorroïdes, Avicenne pour cicatriser les crevasses et les brûlures, embellir le teint, éclaircir la voix, faire mûrir les phlegmons, El Khouz pour accroître la masse du sang ».

IWunschendorff nous raconte que les indigènes de l'Afrique du Nord « administrent la graine, réduite en farine, sous forme de boulettes malaxées avec du beurre, ou encore sous forme d’opiat confectionné avec du miel. Comme fébrifuge ils emploient la liqueur très amère, provenant de la macération dans l’eau pendant toute une nuit, de la graine grossièrement concassée ». Rénon nous mentionne qu’en Tunisie « la graine, débarrassée de ses impuretés, est pilée dans un mortier de cuivre et réduite en farine aussi fine que possible. Cette farine est ensuite mélangée avec de l'huile d'olive pure et du sucre en poudre dans les proportions moyennes suivantes: farine de fenugrec, moitié d’un bol; huile d'olive, 3 cuillerées à soupe ; sucre en poudre, 2 cuillerées à soupe. De ce mélange, l'adulte commence par prendre 2 cuillerées à soupe le matin à jeun; puis on augmente progressivement la dose jusqu'à la moitié d’un bol qui remplace le petit déjeuner du matin. Bien Souvent on boit en même temps de l’eau où la graine de fenugrec a séjourné pendant 24 heures. Cette boisson a des propriétés dépuratives, diurétiques et stimule l'appétit. Les préparations de fenugrec sont indiquées chez des personnes qui veulent grossir. C'est le cas des jeunes filles qui, dans l'Afrique du Nord, cherchent à grossir avant de se marier; chez les ané- Miques, les prédisposés à la tuberculose et les tu. berculeux. Chez les personnes maigres, mais sans lésions organiques, le résultat est remarquable; elles augmentent de poids d'une façon très sensible : chez les malades, l’amé. lioration est très notable ».

Mais la saveur désagréable et pénétrante se communique à la peau à la longue et pour cela le fenugrec non désodorisé n’a pas pu pénétrer dans Ja thérapeutique scientifique dans les pays d'Europe. Nous avons cependant déjà relaté qu'auû couvent de StGall le lenugrec a été considéré

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comme une bonne épice. La Pharmacopée de Zurich da: tant du XI siècle indique les bons effets du mucilage de fenugrec ingéré dans les maladies de l'estomac et de la gorge. Les pharmaciens du moyen-âÂge ont fait des emplâtres à l’aide de ce mucilage mélangé à du lin et de la gulmauve. Dans les pharmacopées du dernier siècle son nom est cité souvent en raison de ses propriétés émollientes et mucilagineuses. Les médecins homæopatathes s'en servent encore comme carminatif, dans les maladies de la rate, de la poitrine, et ils l’administrent aussi en lavements ou comme amer en poudre de o gr. 20 à 1 gramme. Le médecin homœopathe allemand Kneipp l’a souvent fait entrer dans ses ordonnances. Il l'a préconisé sous forme de thé comme fébrifuge, en gargarisme contre les angines, COMme cataplasmes astringents dans les plaies : superficielles de la peau, dans les adénites, les rhumatismes musculaires, ou comme tonique en mélange à du Vermouth.

En médecine vétérinaire son usage est très répandu comme expectorant dans le catarrhe du larynx et des bronches et contre la gourme des chevaux. En Alsace beaucoup d’éleveurs emploient une préparation dite « Vieh:mastpulver » pour l’engraissement des animaux de basse- Cour, mais aussi des moutons et bœufs. Cette préparation qui renferme une certaine quantité de fenugrec mélangé à d’autres graines et à de la craie, du salpètre etc., cômmunique parfois Son odeur à la viande des bestiaux. Une pré- Paration connue sous le nom de « Cattle Foods » et qui renferme de la poudre de fenugrec, est couramment donnée au bétail en Angleterre.

Le fenugrec, nn fœnum. græcum, est. une plante annuelle qui appartient à la famille des Légumi- :

neuses. Le nom de trigonella vient de + D UE, trois, et de 7; © y { a, coin, angle, par allusion à la forme triangulaire des pétales et des fleurs. Cette plante se développe Spontanément ça et là dans les champs et les jardins, où elle

fleurit au Mois de juin, pour arriver à maturité au mois d'août. A la racine assez longue et fusiforme fait Suite une tige ronde et un peu rugueuse à sa partie supérieure et

qui atteint parfois. plus de 0,50 m de hauteur. La feuille se compose de 3 folioles dont la médiane est plus développée que les deux autres; elles sont oviformes et légèrement

dentelées sur leurs bords supérieurs et moyens: A la base

du grand pétiole se trouvent 3 bractées oblongues et finement denticulées. Les fleurs qui sont placées soit seules,

Soit au nombre de deux, dans l'aisselle des feuilles es à

rieures, ont un calice composé de 3 sépales soudés à la base. La corolle est composée de 3 pétales, inégaux, de couleur jaunâtre, qui forment l’étendard ovale, émarginé avec 2 ailes arrondies au sommet et un peu plus petites que l’étendard et une carène encore plus courte. Les étamines sont diadelphes, c'est-à-dire au nombre de dix, l’une isolée, les neuf autres soudées en un seul faisceau. Le fruit possède une longue gousse recourbée ressemblant à une corne de bœuf, d’où la dénomination grecque « f0 9 x :0 w S» et l’appellation allemande « Bockshorn ». Cette gousse allongée et aplatie a jusqu’à 0,13 m de longueur et se termine en une pointe très longue et creuse, Elle contient des graines au nombre de 10-20, ovales ou rhomboïdales, d’une longueur de 4-6 mm et d’une largeur de 2-3 mm. Leur couleur est jaune-brun, leur consistance très dure et leur surface presque lisse. Un sillon profond partant à peu près du milieu du bord le plus mince divise le teste presque diagonalement en 2 parties inégales. La portion Ja plus petite correspond à la radicule, l’autre au deux cotylédons. Entre le teste d’une part, la radicule et les cotylédons d’autre part se trouve l’endosperme ou membrané interne qui par Sa richesse en mucilage fait éclater facilement le périsperme après macération dans l’eau pendant un Certain temps. L’enveloppe détachée on peut voir l’embryon jaune avec sa radicule crochue et ses deux cotylédons trapézoïdes.

Le fruit müûr est fauché, séché à l'air, puis battu. La poudre que l’on ne peut obtenir que par broyage au moulin, est d’une coloration jaune-brun et répand une odeur répugnante quand elle est bien sèche, tandis que les graines fraîches sont inodores.

Wunschendorff a pu constater grâce à de savantes expériences que l’odeur et la saveur caractéristiques étaient le fait de certaines diastases. Il à trouvé qu’au moment

de la croissance la plante restait inodore en même temps que la graine fraîchement récoltée. Mais l'odeur apparaît trés vite si on laisse dessécher la graine. L'auteur admet que ces diastases servent à la plante comme moyen de défense contre ses ennemis. :

Observés au microscope les cotylédons montrent des cellules polyédriques à parois très minces et contenant un protoplasme huileux parsemé de petits grains d’aleurone très nombreux. L’endosperme est surtout caractérisé par des cellules sécrétrices de mucus ce qui donne à la graine la propriété de se gonfler dans l’eau. Les grains d’aleurone Sy trouvent en minime proportion. Le périsperme semble être constitué presque uniquement par de la cellulose. Il est bien probable que l’amidon qui d’après quelques auteurs Se trouverait dans la poudre, ne serait introduit que secondairement comme élément de falsification.

- Lac composition ue des graines de: fenugrec :

l'objet de nombreux travaux. Les résultats de ce ches n'étant pas concordants (fait qui Ss’expl que sans + doute par les différences d’origine des graines étu étudiées) re nous avons estimé qu’il était RER de ne o 2.

Re tous dans ce travail. ee

Nous reproduisons ici daberd ceux qui ont été publiés dans les « Arzneidrogen » de Zürnig.

Prenant 0 1a Chobne M rt 0,08 7 Matières arassess 67

(avec de la lécithine et de la cholestérine

en très petites quantités) 2 nat 20 0

Hyde élheréer.,.,...,.:..,. 0,014 %

Aleurone, tannin et subst.

A Le] HETES UN ee ARE ELAErS 220 Hi (e} à 41 LS RASE FR Men Sr LOS & G Ceres ea er Our LOU

Nous pensons cependant devoir ajouter à ces analyses celles de Wunschendorff, chef de travaux à la Faculté de Médecine et de Pharmacie d'Alger, qui indiquent la composition suivante :

ADS AR Re ARS ES see a Maliéres 2 rase eee, 7 £g. 40 Matières amylacées et sucrées 40 g. 72 Matières azotées et albuminoïides 28 g. 91 CAHDIOSE SR Re Se Fa or Cenbres SENS Mare ae

L'auteur a évalué les matières amvlacées et sucrées en glucose, les matières azotées et albuminoïdes d’après lazote total. D’après le même auteur la farine pure renferme 5 g. 81% d'azote et 1,04 2 g. 7 d'anhvdride phosphorique dont la répartition est la suivante:

Acide phosphorique des lécithines ...... 0,135 Z » » de la phytine .... ‘0,758 vs » » des: nucléo-albumines 0,149

Dans l'huile de fenugrec on retrouve 6,25 7 de léci-

© thine et 0,50 7 de phytostérine ou cholestérine végétale. Une analyse encore plus récente de Wunschendorff faite en 1919 nous indique la proportion de 27 7 de matières protéiques qui se composent :

d'une globuline ; de deux albuminoïdes et

d'une nucléoprotéide très riche en fer organique et phosphore.

1 historique qui ae. dant nettement due te =. fenugrec en raison de ses propriétés très variées a été Jar. gement employé dans l'antiquité surtout. Mais ainsi que

nous l'avons déjà fait remarquer, l'odeur et la saveur si

désagréables de la poudre et en outre cet autre inconvénient qu'elle présente, de communiquer aux. Sécrétions et à la sueur en particulier une odeur : caractéristique, prohi. baient pour ainsi dire son emploi en médecine humaine. De nombreux essais ont été faits dans le but de faire disparaître cette odeur si répugnante. Ils avaient donné Le qu'à présent des résultats insuffisants. C'est ainsi qu’en 1913 le Docteur Paul Blum avait demandé à la Maison Grandval de Reims de lui fabriquer un extrait désodorisé. Mais l'odeur et l’âcreté du produit étaient encore telles que l'extrait n’a pas pu être utilisé. — Wunschendorff a traité

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les graines fraîches par l'alcool bouillant pour les rendre inodores. On arrive aussi à ce résultat en les stabilisant par des procédés spéciaux. Mais tous ces procédés étant trop compliqués et chers, il a falluyy renoncer pour la pratique courante.

À la suite de recherches entreprises dans le même but, M. Laborde, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, a réussi à désodoriser presque complètement la substance et à rendre possible son administration.

Mais nous nous sommes demandés sur l’instigation du Docteur Paul Blum, si le produit ainsi désodorisé avait conservé ses propriétés stimulantes et reconstituantes. Pour le vérifier nous l'avons prescrit sous le contrôle de notre maître à un certain nombre de malades atteints de maladies internes, ou d’affections chirurgicales. Les résultats Obtenus ont été tels que nous sommes maintenant en mesure d'affirmer que, si la désodorisation fait dispa. raître quelques substances solubles dans l'alcool, entre autres la trigonelline, dont l’action thérapeutique serait d'ail. leurs nulle d’après Rénon, ou enlève quelques-uns des produits de la drogue, elle semble respecter les principes médicamenteux qui agissent Sur la nutrition générale.

$-2. —POSOLOGIE DU FENUGREC

Avant de communiquer nos observations, nous tenons à dire que nous avons choisi le mode d'application le plus simple de ce médicament. Nous le prescrivons à tous les malades en quantité de 2-3 cuillerées à café par jour

AY Goitre exophtalmique s) Convalescence. FE

CG, A neries liées à des infections :

1) Tuberculose.

a) pulmonaire pure; b) pulmonaire et osseuse ; €) pulmonaire et pleurale ; d) péritonéale.

2) Ostéomyélite.…

en er

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