Arch. de la Guérie, vol. 216, fol
12 juillet, des quittances signées de sa main et relatives à des fournitures faites à la compagnie attestent encore sa présence en Roussillon. Ce n'est donc pas au reçu d'une lettre anonyme qui lui aurait révélé son malheur qu'il se serait décidé à solliciter son congé. Au contraire, il est visible que des négociations se poursuivent entre le ministre, l'intendant et le capitaine des chevau- légers. Une lettre postérieure de Louvois à Macqueron semble montrer que Montespan ne tenait pas à revenir en personne : « Vous ne devez point, s'il vous plaît, écrivait-il à l'intendant du Roussillon, accepter l'offre que vous fait M. de Montespan de vous faire venir comme gentilhomme de Gascogne et il eût été bon que vous n'eussiez point permis qu'il en eût écrit en son pays, cela ne fait qu'alarmer des provinces sans aucun sujet1.» Reconnaissons d'ailleurs, que ces termes assez ambigus peuvent avoir une autre signification qui nous échappe. Dans tous les cas, le fait que M. de Montespan proposait d'envoyer un intendant à Paris pour des affaires qui le