‹ De La Vallière à MontespanChapitre 4 sur 60 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

titres à la Bibliothèque nationale, celles des Conseils du roi, du Parlement et du Châtelet de Paris, aux Archives nationales, nous ont fourni des détails circonstanciés sur les innombrables procès et la détresse financière de M. de Montes pan.

Enfin, qu'il nous soit permis d'exprimer notre respectueuse gratitude à M. Ernest Lavisse et à M. Antonin Lefèvre-Pontalis qui ont bien voulu faire bénéficier notre publication de la connaissance si particulière qu'ils ont de l'histoire du xvne siècle.

Nous reproduisons sous forme d'appendice, à la fin de cette étude, un petit nombre des pièces inédites que nous avons utilisées. Nous avons donné in extenso celles qui nous ont paru les plus importantes comme l'Instruction à M. de Bezons pour interroger le marquis de Vardes et les lettres de grâce accordées au marquis de Montespan. Nous y avons joint des extraits de plusieurs autres. Enfin, nous avons dû nous contenter de choisir quelques morceaux plus importants parmi les correspondances dont Louis XIV, Louvois, le

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prince de Condé et le marquis de La Vallière, sont les auteurs ou les destinataires.

Les pièces les plus intéressantes de l'iconographie de mademoiselle de La Yallière étant connues, il nous a semblé inutile de reproduire des documents déjà publiés. Il n'en est pas de même de madame de Montespan. Non moins que les descriptions enthousiastes des contemporains, les portraits qui nous restent d'elle aident à comprendre l'impression qu'elle produisit sur Louis XIV. Ceux que nous donnons ont le double mérite de se rapporter à la première période de sa carrière et de n'avoir été jusqu'ici, croyonsnous, reproduits dans aucune publication consacrée à la favorite. L'un, de Gaspard Netscher, conservé au musée de Dresde, porte la date de 1670. Un deuxième, dû au môme peintre et conservé au musée de Gassel, représente madame de Montespan tenant à la main un perroquet et appartient sans doute à cette année 1668, si décisive dans la carrière de la jeune femme, au moment où parlant de son mari à mademoiselle

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de Montpensier, elle disait : « Je suis si confuse de voir que mon perroquet et lui amusent la canaille. » Le troisième, peint par Henri Gascar, et que nous devons la faculté de publier à l'extrême bienveillance de M. le duc de Richmond, date vraisemblablement d'une époque encore antérieure. Ce portrait fut plus tard donné par madame de Montespan elle-même à la duchesse de Portsmouth. Plusieurs voyages accomplis en même temps aux eaux de Bourbon, plus tard des relations de voisinage à Petit-Bourg, un projet d'union entre mademoiselle de Nantes et le jeune duc de Richmond, fils de Charles II, roi d'Angleterre, et de la duchesse de Portsmouth, furent, sans doute, les circonstances qui amenèrent des relations attestées par cet échange de portraits.

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LA YALLIÈRE A MONTESPÀN

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