LETTRES DE L0UV01S AU MARQUIS DE LA VALLIÈKE
Paris, 11 décembre 1665.
Le Roi me commande de vous écrire pour vous mander plus en détail ses intentions, à quoi je satisfais par pure obéissance, me trouvant infiniment à plaindre d'avoir une charge qui m'oblige à avoir commerce avec un aussi malhonnête homme que vous.
Le Roi a nommé aujourd'hui pour votre corne l te M. de Clermont qui était son exempt; je pense qu'il partira dans très peu de jours pour se rendre auprès de vous. C'est le même qui fut accusé d'avoir fait sauver Busca.
Le sieur de Lisle, fidèle compagnon de votre fortune, partira au premier jour pour se rendre près de vous et y exercer sa charge. Le sieur de La Forcade, à présent lieutenant de la compagnie de La Hillière, cy devant
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capitaine de cavalerie et de plus très brave et honnête homme, occupera un autre poste de même nature, et comme le Roi en veut quatre, il m'a ordonné de tous adresser deux brevets en blanc pour promouvoir à la cl uirge de maréchal dus logis les deux d'entre les brigadiers qui sont près de vous epic vous en estimerez les plus capables; je dis entre les brigadiers, le Roi voulant que ce soit un d'eux, même autre que le sieur de Labevrie, auquel le Roi a donné une charge d'exempt.
J'ai reçu deux des lettres que vous vous êtes donné l'honneur de m'écrire ; j'approuve votre conduite à l'égard du sieur de Sansouez et vous ordonne par le pouvoir que mon amitié vous donne sur votre jeunesse de la continuer, aussi bien que la tendresse et la reconnaissance que vous devez à mes soins '.
12 février 1666.
Je m'attends à recevoir bien des reproches de vous sur mon silence de trois semaines et pour cela je suis disposé à ne pas m'étonner de celles (sic) que vous me ferez par les deux ou trois prochains ordinaires. Je n'ai d'autre excuse à vous donner que mon absence pendant dix jouis de la Cour, la mort de la Reine mère et beaucoup d'autres affaires qui m'ont occupé et qui, à