‹ De La Vallière à MontespanChapitre 58 sur 60 · Archives de Chantilly · texte numérisé non relu

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372 DE LA YALLIEIÎE A MOXTESPAN.

A Moulins, le 10 septembre 1674.

C'est à moy, monseigneur, à estre au désespoir de ce que Votre Altesse Sérénissime n'est pas en Bourbonnais, car j'aurois tenu table chez vous et vous aurois prié de me donner vos avis pour la conduite de l'arrière-ban. C'est en le conduisant autrefois, monseigneur, que vous avez appris à faire ce que tout le monde admire en vous; mais, monseigneur, après toutes les honestetés que Votre Altesse Sérénissime me fait au'commencement de sa lettre, il me semble que la fin n'y respond pas, car une ruade de vostre cheval me mettroit hors d'estat de servir le Roy aussy utilement que je fais dans ce pais cy; je croy que la menasse que vous m'en faitte est plus tost une gascuonnade, car à la quantité de chevaux qu'on a tués soubs vous, il n'est pas possible, monseigneur, que vous en ayé un de reste ; du moins ceux qui resteront ne sont guères en estât de faire du mal. Il y a icy quatre prisonniers que vous avez pris la peine de faire, ce ne sont pas les plus considérables, ils sont à Nevers ; je leur feray là et icy toutes les honnestetés que je dois et leur diray que j'en ay reçu ordre de Votre Altesse Sérénissime que je supplie très humblement de me continuer l'honneur de ses bonnes grâces n'y ayant personne qui soit avec plus d'attachement et de respect dévoué à Votre Altesse Sérénissime que

LA VALLIÈUE1.

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