INTRODUCTION ET HISTORIQUE
La question de la variation de la caseïne dans les maladies des marnelles est relativement peu connue. Cette étude, en raison de la difficulté du dosage de cette matière azotée, a été peu poussée.
C’est cependant une question, non seulement intéressante, mais importante au point de vue du diagnostic et du pronostic des mammites et de l’utilisation des laits pathologiques (industrie des fromages et de la galalithe).
Les premiers renseignements sur les modifications survenues dans la composition chimique de ces laits datent de 1884; : ils sont dus à un Danois, V. Srorcu, qui opéra sur des laits de vaches tuberéuleuses. Il publia ses premiers résultats en 1885 et quatre ans plus tard ses analyses complètes dans la Revue vétérinaire et agricole de Copenhague.
Parmi les analyses faites par V. Srorcn nous extrayons celles
relatives aux vaches III et IV.
Pour 1000 29-7-85
| | Vache IV | | | |
Q. malade Q sain [0 malade| Q sain |Q. malade! Q.sam
EKtrarétsec ui Albuminoides. …..
Matières grasses.
Lactose.
Cendres dont CINa..
10,1 | 5,0 bn
ARerprer
En 1888, Hess, Sénarrer et Bonpzynskr publièrent leurs travaux sur les mammites aiguës dans le Journal agricole de la Suisse.
Voici un tableau d’analyse, extrait de leur article :
Mammites Manimites Mammites
Pour 100 Lait normal non strepto- [parenchymainfectieuses cocciques teuses Extrait, sec:: 2x7 12,25 le ve 10,66 9,74 Matières grasses. 3,4 0,82 1,99 2,16 Albuminoïdes . .! 30 4,01 6,00 4,21 Ractose :"\.. %1. 4,6 0,53 1,84 1,01 Cendres totales. . 0,75 0,79 0,83 0697 Phosphates . ... 26 7,35 » 1922 Chlorures . .... 14 35,76 » 27,79
En 1893, Ilgss et GurrceBeau firent paraître dans l'Annuaire agricole de la Suisse les résultats d'analyses faites par SCHAFFER sur des laits de chèvres à agalaxie contagieuse.
Plus tard, en 1906, Monvoisin, par ses analyses détaillées de laits tuberculeux, obtint des résultats plus intéressants que ceux de STORCH, car il put opérer sur des échantillons de laits pris pendant tout le cours de l’affection mammaire. Il en tira les conclusions suivantes :
Le taux de l’azote total augmente régulièrement à mesure
que l’affection progrese; il peut atteindre le double du chiffre normal.
Cette augmentation provient de la plus forte teneur en albumine compensant, el bien au delà, la diminution de la caséine ; on constate aussi une augmentation de l’azote non albuminoïde. |
La modification est sensible, même dans les laits d’apparence normale, possédant une teneur en azote total voisine du