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par une large et longue pelouse, une construction dite pavillon d'isolement, est affectée aux malades douteux qu'il ne serait pas prudent de mêler à ceux dont le diagnostic est confirmé. Composée de diverses salles absolument séparées les unes des autres cette construction sert d’asile aux malades douteux comme nous venons de le dire ; une des salles est spécialement habitée par les malades atteints de varicelle (24 lits).
Le dortoir des infirmiers et des infirmières fait immédiatement suite au pavillon d'isolement.
Enfin sur une même ligne deux baraquements plus petits s'élèvent à plus de 100 mètres du précédent. L’un comprend les magasins et l’'amphithéâtre, dans l’autre l’étuve est installée ; tous les objets de literie, tous les vêtements y sont scrupuleusement désinfectés.
Il n’y a qu'à se reporter au règlement sévère de 1887 établi par les soins de M. Peyron, directeur général de l’assistance publique ,pour se rendre compte des précautions qu’on a prises pour rendre effectif le fonctionnement régulier des services de l’hôpital temporaire.
L'hôpital construit en 1884 devait être exclusivement affecté aux cholériques ; mais c'est à peine si 113 malades furent reçus du 20 novembre 1884 au 16 janvier 1885 L’épidémie s’éteignit et les baraquements restèrent inoccupés jusqu’au 23 mai 1887, époque à laquelle il devint l'hôpital temporaire d'isolement pour les varioleux.
Depuis cette date au 1% décembre 1891, 3324 malades y ont été recu dont 2827 varioleux : le surplus provient des erreurs commises, soit dans les hôpitaux, soit en ville.
er. 7e
IL. — Du rôle de l'hôpital temporaire d’Aubervilliers et de son influence à propos de la transmission de la variole.
Corame il a été dit l'hôpital est absolument réservé à l'isolement des varioleux. Nous avons la ferme conviction que sa présence n’est pas à redouter des habitants du voisinage. Les simples baraques annexées aux petits jardinets qui le bordent du côté du nord sont éloignées de plus de 150 métres des pavillons ; elles sont inhabitées les 3/4 du temps. L'usine à gaz, sans habitations, et les trois ou quatre maisons qui lui font suite du côté sud sont séparées des salles par une large pelouse, un fossé très profond et très étendu, les fortifications elles-mêmes, le boulevard extérieur. A l’est le canal Saint-Denis et une large pelouse bordent les baraquements, les 3 ou 4 maisons les plus rapprochées en sont éloignées de plus de cinq cents mêtres,elles sont situées de l’autre côté du canal. Enfin à l’ouest la route d’Aubervilliers, sans aucune maison que les bureaux de l'octroi, est distante dessalles de plus de 400 mêtres.
Comment donc les distances que nous venons de donner étant connues la présence de l’hôpital pourrait-elle influer au point de vue de la contagion ?
Ï1 faudrait que la transmission se fasse par l’air. Or depuis longtemps l’expérience a démontré que la transmission par l'air ne se fait que dans un périmètre compris entre cinquante et cent mètres. M. le professeur Brouardel, en faisant à plusieurs reprises l’analyse de l'air dans le voisinage des pavillons d'isolement réservés aux varioleux à l’hôpital Laënnec, ne retrouvait plus les traces des poussières des pustules varioliques desséchées à partir de cent mètres de l'é-. tablissement. M. Brouardel ajoutait même une grande impor-
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