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AGE tance à l'étal hygrométrique de l'air puisqu'il écrivait que « plus la quantité d'eau tombée dans une semaine était considérable moins la mortalité était élevée dans la semaine correspondante. » Les exemples ne manquent pas à l'appui de cette proposition.
Près de Laënnec le côté sud attenant presque aux maisons voisines est contaminé, tandis que le côté nord reste indemne; il est vrai que de grands jardins bordent l'hôpital, et que les habitants de ce quartier, riches pour la plupart, prennent de plus les précautions nécessaires pour échapper à la contagion.
Tout le monde a encore présente à la mémoire la grave épidémie de ‘variole de 1870-4871. Les varioleux étaient évacués sur Bicêtre, 8000 furent reçus de tous les points de Paris. Or, le fort de Bicêtre très rapproché de l'hôpital reste indemne. La contagion respecte la garnison composée en grande partie de marins. Il est évident que ces hommes retenus par les exigences du service ne quittaient guère le fort et ne se rendaient pas à Paris. Si la transmission par J’air eût été possible ils n’auraient pas échappé au fléau.
L'hôpital temporaire d’Aubervilliers en est une nouvelle preuve. Nous avons su qu’en 1890 aucun malade du voisinage direct des salles n'avait été admis, et en 189t, pendant que nous suivions jour par jour les entrées dans les pavillons, c'est à peine si nous pouvons enregistrer deux cas de variole, et encore se sont-ils produits dans des circonstances particulières que nous relaterons plus loin.
Cependant, en 1887, quelque temps après l'ouverture d’Aubervilliers, par une coïncidence fâcheuse, une petite épidémie de variole sévissait à la Compagnie du gaz. Les
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et:
LS GT médecins de la Compagnie et la municipalité récriminérent aussitôt, accusant de la contagion la présence des varioleux de l’autre côté du rempart. Le chef de service de l'hôpital donna le conseil de faire revacciner tout nouvel ouvrier embauché en même temps que les anciens, et l'épidémie cessa aussitôt dès que la vaccination fut devenue obligatoire. Ici nous sommes persuadé qu'il n’y a pas lieu d’incriminer l'hôpital. Il suffit de savoir comment se fait le recrutement de l'usine à gaz de la Villette. La plupart des ouvriers sont Piémontais ou Flamands ; nous ne sachions pas qu’en Belgique ou en Italie la revaccination ou même la vaceination soient obligatoires. Nous avons tout lieu de croire que l’infection fut importée par un de ces étrangers admis depuis peu dans l’usine et en incubation de variole lors de son entrée dans les chantiers.
Pendant l’année 1891 nous n'avons eu à constater qu’un seul cas de variole qui puisse être imputé d’une façon certaine au voisinage de l’hôpital. La malade dont nous parlons a contaminé trois autres personnes; nous avons recuelili par conséquent quatre cas de variole.
En eflet, la nommée D..., Lucie, âgée de 23 ans, blanchisseuse, rue de l’Ourcq, n° 27, entre à l'hôpital le 2 juillet 1891, conduisant un enfant qu'elle allaite âgé de 15 jours. Elle-même vient d’être malade et porte les traces d’une variole discrête. Presque chaque jour la dame Dag ardin enait avec ses enfants dans un petit jardinet que son mar; cultive et qui est situé contre la palissade qui clôture l’hôpital. Cette palissade, à claire voie, est à dix mètres au plus du pavillon réservé à l'administration.
M. D... venait très souvent chez le concierge et station-
A nail dans la loge où elle pouvait se trouver par conséquent en contact avec le personnel. Elle n’a été vaccinée qu’une fois, tout enfant; il ne lui est jamais venu à l’idée de se faire revacciner depuis qu’elle vient dans le voisinage de l’hôpital.
Le petit enfant de notre malade, B... Frédéric, âgé de 45 jours, a pris la variole de sa mère dont l’éruption parut le lendemain de son accouchement; il avait été vacciné à 8 jours.
Puis le 7 juillet nous recevions au pavillon des femmes la nommée J... Marie, 29 ans, demeurant également rue de l'Ourcq, n° 27, mais dans un corps de bâtiment séparé de celui habité par notre première malade.
Jamais les deux femmes n'avaient causé; elles se connaissaient pourtant de vue et se croisaient souvent dans le couloir. L’éruption présente la forme abondante.
Enfin le 27 juillet 1891 le nommé B..., âgé de 29 ans, journalier, mari de la précédenté, entrait à son tour au pavillon des hommes. Il a contracté la maladie de sa femme actuellement en traitement.
Dans le voisinage de l'hôpital un cas de variole s'était également produit le 18 juin 1891. Eneffet, la femme B... Cécile entre à cette date dans le service. Elle habite boulevard Macdonald, n° 7, une maison située en face le talus des fortifications et séparée de l'hôpital par la largeur du boulevard, les fortifications, le fossé et un espace de terrain d’environ 40 mètres.
Elle n’a jamais vu de malade, affirme-t-elle. De temps à autre, elle se promenait sur le talus. Doit-on incriminer l'hôpital pour le cas présent. Ce n’est pas propable : nous appre-
Se HOUTE nons que la femme B... avait des habitudes d’intempérance et qu’elle restait peu chez elle. Il est tout à fait possible qu’elle ait été prise pendant une de ces nombreuses absences.
En somme l’hôpital.:ne saurait être mis en cause que pour le cas de la femme D... On avouera qu'il est bien difficile d'empêcher uve personne amie de pénétrer chez le concierge. Peut-être les précautions d'usage avaient-elles été négligées;s soit que le concierge lui-même appelé par son service de vaguemestre eût amené le germe, soit qu’un serviteur venu daus la loge ait oublié de changer ses vêtements de salle et ait apporté la contagion. Mais ce cas est isolé et nous n’avons jamais entendu dire qu'une des personnes venues au bureau pour demander des nouvelles d'un malade ait pris elle-
même la maladie.
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