‹ De la Variole à Paris en 1891Chapitre 4 sur 24 · DE LA TRANSMISSION · texte numérisé non relu

DE LA TRANSMISSION

Personne ne conteste plus aujourd'hui l'efficacité de la vaccination, qui, si elle n’est pas obligaloire, est pratiquée presque partout. Nous n’en voulons pour preuve que la diminution de plus en plus appréciable de la variole, dont les cas deviennent de moins en moins fréquents depuis ces dernières années. Et parmi les varioleux il est rare d’en rencontrer quin’aient pas élé vaccinés au moins une fois. Sur près de cent malades que nous avons eu l'occasion de voir du 1° février au 1° décembre 1891 trois seulement n'étaient pas vaccinés; deux petites filles, l’une de 3 ans, l'autre de 5 mois, une jeune bretonne de 15 ans. Il n’y a donc pas à revenir sur l'opportunité de la vaccination qui est le moyen préventif par excellence de la variole.

Mais il y aurait encore un autre moyen d'empêcher la propagation de la variole et peut-être même de la voir disparaître tout à fait du cadre nosologique dans les grands centres. Il suffirait, pensons-nous, de se préoccuper plus sérieusement de la recherche du lieu d'élection de la maladie, et ce lieu d'élection une fois connu, ne pas hésiter à user avec fruit des ressources nombreuses que les pouvoirs publics mettent dans les mains des personnes compétentes.

Regimbeau 2

Re RUES

À notre connaissance nous ne sachions pas que la question de l'origine des foyers varioliques ail été traitée à Paris depuis ces dernières années. Sans doute à la campagne le médecin arrive toujours à découvrir aussitôt le point de départ immédiat d’une épidémie de variole. Nous pensons également que des recherches minutieuses et de chaque jour faites èn ce sens ne restent pas infructueuses dans les grandes villes. Aussi nous est-il venu à l’idée pendant un long stage qne nous avons fait à l'hôpital temporaire d'Aubervilliers spécialement réservé à l’isolement de la variole de rechercher l’origine de tous les cas de cette maladie que nous avons eus à constater à Paris du 1° février au 1° décembre 1891.

Et c'est en faisant la relation des divers cas de variole que nous avons connus pendant cette période de dix mois que nous espérons prouver qu'il est facile dans la majorité des cas de retrouver le point de départ de plusieurs foyers épidémiques et d’en suivre la marche régulière.

L'étude que nous avons choisie comme sujet de notre thèse inaugurale sera divisée en deux chapitres.

Dans le premier chapitre nous ferons la relation complète des différents cas de variole à notre connaissance du 1° février au 1° décembre 1891, au point de vue étiologique. (94 malades ont été hospitalisés pendant cette période).

Dans un premier paragraphe nous décrirons les grands foyers que nous avons constatés.

Dans un second nous traiterons des petits foyers dont l’origine nous est connue.

Dans un troisième nous énumérerons les cas dont il ne nous a pas été possible de déterminer le point de départ.

Dans un quatrième nous indiquerons les mesures que nous

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croyons utiles de prendre. Chemin faisant, toutefois, nous aurons donné notre impression sur les cas qui nous auront paru les plus intéressants.

Le second chapitre sera réservé à la question de l'influence d’un hôpital d'isolement de la variole.

Que nos maîtres dans les hôpitaux, MM. Marc Sée, Schwartz et Lacombe, reçoivent nos plus sincères remerciements pour les excellentes leçons que nous avons reçues d'eux.

Nous n’oublierons jamais que M. Hippolyte Martin, notre maître estimé, a bien voulu nous aider de ses bons conseils.

Nous exprimons toute notre reconnaissance à M. le professeur Grancher qui nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse. R

Que M. Netter, professeur agrégé, notre excellent maître, qui nous a inspiré le sujet de notre thèse, veuille bien en accepter l'hommage.

Enfin nous avons à cœur d'exprimer toute notre gratitude à nos excellents camarades, Emerit, interne du service, et Amelin, notre collègue, qui nous ont aidé avec Lant de désin-

téressement dans nos recherches.

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