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phiée ni hypertrophiées. Mais entre ces cellules, on rencontre un très grand nombre de globules blancs (polynucléaires) se glissant soit vers la tunique externe, où ils transportent avec eux les anticorps élaborés, soit dans l'intirieur de la vésicule à l'effet de détruire l’antigène inoculé;
6) Un chorion très fortement épaissi et dont l’architecture est modifiée par la triple présence de globules blancs (polynucléaires et mononucléaires) en abondance, de fibres conJonctives, de vaisseaux de néo-formation consistant en capillaires nombreux ;
29 Que la tunique externe présente également une abondance anormale de leucocytes et de capillaires, mais laissant subsister intacte l'architecture primitive.
A l'intérieur de la poche, on trouve une substance semiliquide essentiellement constituée par des globules blancs (polynucléaires).
Si nous prenons le vibrion cholérique, par exemple, nous voyons qu'à son début, dans les premières heures qui suivent l'opération, il est en extrême abondance; injecté en petile quantité, il a pu dans ce milieu favorable se développer ; sous son action, la muqueuse vésiculaire est rouge, congeslionnée, desquamée, laissant tomber dans le liquide une quantité énorme de cellules endothéliales. Puis, les leucocytes commencent déjà à apparaître; très mobiles, attirés par un chimiotactisme positif (toute toxine, tout corps microbien en faible proportion jouit de cette propriété), ils sont venus des différents points de l'organisme. Ils ont passé par les capillaires qui forment un réseau à la face supérieure de la vésicule, inlimement reliée, nous le savons, à la face inférieure du foie. Grâce aux anastomoses vasculaires, et malgré la ligature du col qui intéresse le canal cyslique et la plus grande partie des voies sanguines irriguant la vésicule, les leucocytes ont pénétré à travers les diverses tuniques vésiculaires et sont tombés dans la cavité même, se trouvant ainsi en présence des corps microbiens. Là, sous l'influence des toxines sécrélées, une partie des leucocytes a été détruite; mais l'afflux continuant à se produire, les globules blancs, à leur tour, toujours renouvelés, ont pu vaincre la résistance microbienne, et, par leur action diastatique propre, immobiliser, puis englober et finalement
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détruire les vibrions. Aux dépens de ces corps microbiens disparus, se sont élaborées dans le cytoplasme leucocytaire des substances actives qui, lors d’une nouvelle injection cholérique, viendront sensibiliser les nouveaux vibrions dont la destruction sera parachevée par les alexines banales du sérum. C’est là, schématiquement résumée, dans le cas actuel, la théorie de Metchnikoff sur l'immunité, théorie phagocytaire grâce à laquelle les phénomènes qui se passent dans la vésicule s'expliquent aisément, et sans laquelle, par contre, il est impossible, avec les seules théories humorales, d'interpréter les faits. Le leucocyte joue dans ces phénomènes d’élaboration des anticorps le rôle prépondérant; il constitue la base fondamentale sur laquelle viennent s’édifier les différentes parties de ces monuments de défense organique qui constituent l’immunité, et il forme le premier chaînon de cette longue chaîne des anticorps. Sans leucocytes, point de vaccination possible, point d'anticorps pouvant se former. Les expériences citées plus haut le prouvent avec évidence. Vient-on à favoriser l’afflux leucocytaire dans la vésicule, des anticorps se forment en plus ou moins grande abondance; vient-on au contraire à enlraver celte leucocytose, à interdire aux globules blancs l'entrée de cette poche vésiculaire, on ne perçoit pas la plus faible réaction d'immunité.
A la suite de la résorption des corps étrangers, les leucocytes se mettent à élaborer une grande quantité de sensibilisatrices ou phylocytases, et l’on admet que la rate, la moelle osseuse, les ganglions, sont les foyers producteurs de ces substances. Élaborées en certains points seulement, elles resteraient localisées dans ces mêmes globules blancs qui les ont engendrées ; ou bien, éliminées par ces leucocytes encore vivants, elles se disperseraient dans le plasma, se généraliseraient dans tout l'organisme.
Et de fait, ces deux hypothèses se justifient par les constatations suivantes : |
1° Dans le sérum, on trouve après quelques jours des anticorps parfois en quantité notable, capables, à faible dose, de neutraliser des toxines très actives : les agglutinines, les précipilines, les sensibilisatrices, les antiloxines, etc., sont, en effet, en circulation dans le plasma.