‹ De la vesicule biliaire envisagée comme lieu d'inoculationChapitre 12 sur 48 · RASE · texte numérisé non relu

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9° Dans les foyers d'élaboration, ces mêmes substances se trouvent naturellement présentes. Or, dans le cas d’inoculation intravésiculaire, le point d’origine de formation des anticorps est, avant les ganglions, avant la moelle osseuse et la rate, assurément la vésicule dans laquelle on à inoculé l’antigène (1). Les faits expérimentaux le prouvent (voir 2° partie : vibrion cholérique et bacille tuberculeux). |

Le contenu vésiculaire est donc doué de propriétés vaccinantes au même titre que le sérum. Autrement dit, il semble vraisemblable que les globules blancs, générateurs des anticorps, conservent ces derniers dans leur cytoplasme en proportion si appréciable que la quantité vaccinante leucocytaire est supérieure à la dose également vaccinante sérique : c’està-dire que la concentration en anticorps est plus grande, à volumes égaux, dans le suc vésiculaire que dans le sérum où ils se trouvent plus où moins fortement dilués.

Il est donc probable qu'il y aurait intérêt dans ce cas à utiliser, comme moyen d'immunisalion, non pas le sérum, mais les globules blancs qui en contiennent toutes les substances actives, et ne paraissent pas présenter par contre les mêmes propriétés toxiques.

La présence des leucocytes dans la vésicule persiste très longtemps. Quel que soit l’antigène inoculé, à l’autopsie on trouve toujours dans la poche vésiculaire des globules blancs ; ils ne sont jamais complètement détruits et résorbés; après 5, 6et 7 mois (date ultime à laquelle nous avons sacrifié les animaux) la vésicule a conservé son contenu leucocytaire, la proportion des éléments vivants aux éléments morts paraissant passer par trois phases successives :

1° Dans la première, qui suit l'opération, et qui dure de 24 à 48 heures, les leucocytes sont en grande partie détruits, aussitôt leur arrivée dans la vésicule.

9 Dans une seconde période, allant du 2° au 15° jour envi-

(1) Vu la difficulté qu'il y a à apprécier d'une manière exacte la teneur en leucocytes dans le sang périphérique d’un lapin, cette teneur variant dans des limites extrêmes d'un instant à l’autre, 8.800 à 13.000 selon Tallqvist et Yillebrand, et, d'après Besançon et Labbé (Traité d'hématologie, p. 308), « les variations physiologiques étant encore beaucoup plus étendues » et faussant tout résultat, nous nous sommes abstenu de faire les numérations leucocytaires.

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