INOCULATIONS INTRA VÉSICULAIRES SUIVIES D’INJECTIONS INTRAVEINEUSES
L’injection intraveineuse de culture de vibrions vivants et virulents chez un lapin vacciné intravésiculairement ne déchaîne aucun phénomène morbide, alors que les animaux témoins meurent en l’espace de quelques heures par intoxication cholérique.
Les expériences ayant conduit à cette formule, maintes fois répétées, ont toujours donné des résultats identiques, que nous pouvons résumer ici en prenant un type moyen.
Exemple : Lapin n° 79, inoculé dans la vésicule le 30 septembre avec 1/2 centimètre cube de bouillon ensemencé ‘extemporanément avec une culture cholérique de 24 heures sur gélose à 37 degrés. QE
Le 3 novembre, c’est-à-dire un mois plus lard, inoculation intraveineuse de 1 tube de culture cholérique de 48 heures sur gélose à 37 degrés diluée dans 10 centimètres cubes d’eau physiologique.
L'animal témoin, lapin n° 56, meurt en hypothermie 6 heures après l'injection intraveineuse de vibrion cholérique, avec les signes d'intoxication cholérique suraiguë.
Le lapin n° 79, vacciné, ne présente aucune réaction de poids et de température, soit immédiatement, soit plusieurs heures ou plusieurs jours après l'injection intraveineuse.
On peut en déduire qu'il était suffisamment vacciné pour supporter sans réagir une dose mortelle de culture cholérique.
Les résultats n'ont pas toujours été aussi typiques. Il faut que l'animal soit suffisamment immunisé et la valeur de cette immunisation peut échapper, puisque aucun moyen de contrôle n'existe pour la mettre en évidence, si ce n'est précisément l'injection intraveineuse. Cependant l’agglutination paraît fournir quelques données précieuses ; et si, sur les 22 animaux mis en expérience, 2 inoculés intravésiculairement, puis secondairement dans les veines, sont morts, encore qu'avec un retard très prononcé sur les témoins l'agglutination aurait pu peut-être permettre de prévoir cet échec, puisque le taux agglur tinatif du sérum ne s'était élevé un mois après l’inoculation intravésiculaire qu'à 1 p. 25.
Mais ce ne sont là que des exceptions et, d’une façon générale, tout animal suffisamment vacciné intravésiculairement, c’està-dire présentant un sérum capable d’agglutiner à 4 p. 100, pourra supporter, lorsque ce taux sera atteint, c'est-à-dire 8 à 12 jours après l’inoculation, une dose mortelle intraveineuse de vibrions.
HYPERIMMUNISATION.
Si quelques jours après, au même animal, on refait une nouvelle injection intraveineuse avec la même dose de vibrion cholérique, on arrive à produire une hyÿperimmunisation très nette. ;
Exemple : Lapin n° 38, le 30 mai, imoculation rEriees laire de houillon ensemencé avec une culture cholérique ; il ne présente aucune réaction générale.
Le 3 juillet, il reçoit en injection intraveineuse un tube de culture de vibrion sur gélose à 37 degrés de 24 heures.
Le 6 juillet, nouvelle injection identique à la précédente ; réaction fébrile pendant 24 heures.
. L'animal à la suite de cette double Aipéton est totalement immunisé. Le taux de l’agglutination de son sérum passe, en