H. VIOLLE
FiG. 9. — Vésicule biliaire. — Tuberculose aviaire.
a, muqueuse. — b, couche conjonctivo-fibreuse (très fortement épaissie et vascularisée). — c, tissu hépatique.
Son poids avait atteint 2 kilogrammes. Aucune modification extérieure; l'aspect de tous les organes: poumons, cœur, foie, rate, reins, intestins et séreuses, est normal.
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Voici d’ailleurs les poids moyens trouvés dans les autopsies faites chez différents animaux, dans les mêmes conditions :
BOT SL RS MR TRE MT Ur < 50 à 70 grammes.
RES CREER RS . . . 0 gr. 75 à 2 grammes.
TR RE Er PME .6 à 8 gr. (un seul.) POUMONS AMAR PME Hit" 10 à 15 gr. (les deux.)
La vésicule biliaire seule est modifiée (voir figure 9) et présente les lésions décrites dans la première partie de cet ouvrage.
L'inoculation du liquide vésiculaire, sous le pli de l’aine d’un cobaye, ne donne, après 2 mois, aucun résultat, l’animal n'ayant pas présenté de réaction locale ni ganglionnaire. A l’autopsie, aucune lésion organique, ni macroscopique ni microscopique.
Des frottis des différents organes du lapin inoculé: foie, rate, reins, poumons, moelle osseuse, ne montrent pas de bacilles tuberculeux.
Des inoculations de fragments de ces différents organes chez les cobayes restent négatives.
Des coupes histologiques de ces mêmes organes ne révèlent pas la présence du bacille tuberculeux.
En résumé, le lapin inoculé dans la vésicule biliaire, un mois et demi auparavant, avec des bacilles tuberculeux à dose mortelle, a résisté. La réaction a eu lieu seulement localement. Au niveau de la région inoculée, elle s’est manifestée par un apport assez considérable de leucocytes. L’infection ne s’est généralisée à aucun moment; l'organisme ne présente aucune trace de lésions anciennes ou récentes et une absence totale de ganglions suspects.
Tous les cas d'animaux inoculés peuvent être considérés comme calqués sur le précédent.
Les lapins témoins de même poids, inoculés en injection intraveineuse, avec une quantité équivalente de bacilles tuberculeux, sont tous morts rapidement (voir chapitre précédent).
INOCULATION INTRAVÉSICULAIRE SUIVIE D'INJECTION INTRAVEINEUSE.
Inoculation le 13 mai au lapin 36 dans la vésicule biliaire, préalablement vidée, de 2 üses environ de bacilles tuberculeux
aviaires-dilués dans 1-centimètre cube d’eau: physiologique: La culture-est âgée de L mois sur pomme de terre glycérinée à 371 degrés.
Le 17 juillet, c’est-à-dire 2 mois environ après l'inoculation, le lapin, 36 et le lapin 26 (témoin) reçoivent chacun une injection intraveineuse de bacille tuberculeux (1/3 tube de culture diluée dans 2 centimètres cube d’eau physiologique; culture aviaire sur pomme de terre glycérinée de 2 mois à 37 degrés). SAS É 4: Hu sessr
VATIET EDS Seplerrbre Octobre Dates |13 15120125180\5 1011512085 |30| 5 |10| 5120143130 20 2 5 \10115120125130| 1 |5 10820 a D 2 D 2 ES D En En D ES ee Ein
Mi a en A A A EE D DS ES ES ES D EEE È
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Fi16. 40.
Le 31 juillet, c'est-à-dire 13 jours après l’inoculation, le lapin 26 meurt. A l’autopsie, lésions type Yersin.
Le 19 octobre, plus de 5 mois après la première inoculation intravésiculaire, bacillaire, et plus de 3 mois après l'injection intraveineuse également bacillaire, l'animal n° 36, en excellent état, est sacrifié. A l'autopsie, aucune lésion macroscopique ni microscopique. Frottis des organes, ainsi qu'inoculations, négatifs. $
La vésicule biliaire, de grosse dimension (17 gr. 50), présente les lésions déjà décrites précédemment.
Le liquide, environ 5 centimètres cubes (polynucléaires, Ja plupart dégénérés; et bacilles tuberculeux en assez grande abondance, prenant mal les colorants), est délayé dans une quantité égale d'eau physiologique et inoculé à un lapin
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(n° 84) en injection intraveineuse : 1 mois après l’inoculation, l'animal n'avait encore présenté aucune réaction; son poids avait sensiblement augmenté (voir fig. 11). Le 22 novembre il reçoit avec un témoin une injection intraveineuse tuberculeuse. Le 10 décembre le témoin meurt avec lésions tuberculeuses : l’autre animal, tué, ne présente aucune lésion spécifique.
Le lapin précédent, n° 36, présenta à l’autopsie 3 ganglions ; l'un adossé à la colonne vertébrale, derrière le foie : l’autre, trachéo-bronchique, le troisième dans le bassin, adossé à une des veines iliaques ; tous trois étaient de la grosseur d'un grain dé blé, blancs, durs à la coupe, se composant d’une coque
D Octoëre Noveribre Déce/7bre 19{21183185127189 31517 1914143 511711912/183126|27129| £ 14 |6 | 80 MN ===S-=S=SnRRS-SSSnnennEs MESSE =SS=n= 7 nn ncnsnS k Ë VAE [LS = rame RETSnme RAR 7
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Fic. 11.
fibreuse et d’un contenu caséeux. Sur frottis, on ne constate pas la présence de bacilles, mais de quelques cellules géantes.
Inoculés après broyage et dilution en eau physiologique dans le pli de l’aine d’un cobaye, les ganglions ne donnent lieu à aucun retentissement ganglionnaire après plus de 2 mois. En coupe histologique, ces ganglions montrent des lésions de congestion et quelques lésions paraissant spécifiques mais sans bacilles tuberculeux.
Le cas décrit plus haut est le cas courant, rencontré lors d’une autopsie variant entre 1 et 3 mois, après l’inoculation intraveineuse, consécutive elle-même à l'inoculation intravésiculaire. Ilest évident que si l’autopsie a lieu dans un espace de temps beaucoup plus proche de l’inoculation intra-veineuse, les faits ne seront pas absolument identiques. Le bacille qui vien! d’être injecté en très grande quantité dans la circulation géné-
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rale persistera dans l'organisme un certain temps. Ce temps est relativement très court, et c'est là le fait essentiel. Le bacille en premier lieu ne se développe pas, il ne peut se développer dans un sérum ou dans des organes baignés par un sérum qui jouit de propriétés bactéricides ou favorisant la bactériolyse. L'expérience suivante paraît en fournir la preuve.
Lapin n° 42, inoculé le 26 juin, intravésiculairement, avec une dose de culture aviaire sur gélose glycérinée à 37 degrés de 50 jours.
Le 22 août, c'est-à-dire 56 jours après l'inoculation, l'animal en pleine santé recoit une injection intraveineuse tuberculeuse (1/2 culture sur gélose glycérinée à 37 degrés de 2 mois 1 /2). Le surlendemain, l'animal est sacrifié. A l’autopsie : organes normaux, pas de lésions congestives, pas de liquide dans les séreuses, pas de ganglions. La vésicule présente les lésions habituelles, macroscopiques et microscopiques ; absence de bacilles dans tous les organes, sauf la rate, qui en contient une très faible quantité, et les reins où il y en a moins encore.
D'après ces faits, les bacilles paraitraient soil éliminés au dehors (par les reins ou l'intestin), soit détruits vivo (rate et organes lymphoïdes).
La présence de très rares bacilles au niveau de l’épithélium rénal semblerait permettre de croire à leur élimination par cette voie. Cependant, les inoculations, chez les cobayes, du culot de centrifugation de 5 centimètres cubes d'urine recueillie asepliquement 24 heures après l'injection bacillaire intraveineuse, sont demeurées négatives après plus de 3 mois.
Quant à la voie intestinale, la méthode employée par Calmette avec succès chezle bœuf nous a donné sur 6 cobayes, après plus de 3 mois, 6 cas négatifs (inoculation de 1 gramme de matières fécales recueillies 24 heures après l'injection bacillaire intraveineuse).
Afin d'essayer de déterminer la durée de persistance des bacilles injectés dans les veines après l'inoculation vaccinante intravésiculaire, nous avons fait la recherche de bacilles tuberculeux dans le sang par le double procédé employé chez l'homme par Nattan-Larrier et Loeper-Louste. On agissait sur 10 centimètres cubes de sang pris par ponction intracardiaque et
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hémolysés immédiatement, soil par l’eau distillée dans la proportion de 10 centimètres cubes de sang pour 120 centimètres cubes d’eau (Nattan-Larrier), soit par l'alcool au tiers dans la proportion de 10 centimètres cubes de sang pour 20 centimètres cubes d'alcool (Loeper-Louste); puis on laissait reposer et on centrifugeait. Le culot de centrifugation, étalé sur lames et coloré, ne nous à jamais permis de découvrir le bacille dans le sang, pris 24, 48 et 52 heures après l'inoculation intraveineuse. D'autres culots délayés dans un peu d’eau physiologique, puis inoculés aux cobayes (expériences sur 8 animaux), n’ont donné également aucun résultat positif.
La tuberculose chez le lapin n° 42, vacciné intravésiculairement, puis inoculé dans les veines, s’est signalée à l’autopsie par un nombre très élevé de bacilles dans la vésicule, et par l'apparition de ganglions dans l'organisme.
La présence de bacilles dans la vésicule est normale, puisque l'animal avait été inoculé en ce point. Mais ces bacilles injectés 5 mois auparavant, partiellement dégénérés, ne déterminent chez le cobaye et le lapin aucune lésion, et cela établit que les bacilles sont morts ou que, vivants, ils sont avirulents.
La présence de lésions ganglionnaires dans l'organisme en des points différents prouve qu'il y a eu lutte contre l’envahissement par le bacille tuberculeux: mais à quel moment ?
Après l’inoculation intravésiculaire ? Assurément non, puisque tous les animaux inoculés exclusivement dans la vésicule biliaire n’ont jamais présenté d’adénite consécutive.
Après l'injection intraveineuse ? Mais toute injection intraveineuse de bacilles virulents cause la mort de l’animal en l’espace de 15 à 20 jours, suivant le type Yersin, c’est-à-dire sans provoquer aucune réaction ganglionnaire.
Quoi qu’il en soit, la présence de ganglions indiquant une réaction de défense, on doit en conclure que l'animal était immunisé; et, comme les ganglions sont peu nombreux et de petite dimension, et ne présentent ni périadénite, ni suppuralion, l’immunité était très active. En fait, 2 mois après l’inoculation intraveineuse des bacilles tuberculeux, aucun veslige bacillaire ne persiste dans l'organisme. Et cependant ces bacilles étaient doués d’une grande virulence puisque les témoins