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guins, diverses cellules et un grand nombre de matières albu minoiïdes.
Les substances que l’on injecte ont été désignées sous le nom d’ « antigènes » et l'on appela « anticorps » les substances spécifiques formées dans le sérum des animaux préparés.
Nous envisagerons donc les procédés qui sont généralement employés comme voie d’inoculation à l'effet d'obtenir des anticorps chez l'animal que l'on prépare. Nous ne ferons que rappeler pour mémoire les principaux :
1° La voie sous-cutanée. Elle présente l'avantage d'être inoffensive généralement, pratique et rapide comme moyen d’inoculation. Elle permet de surveiller les réactions locales qui peuvent se manifesler, phénomènes parfois indispensables pour évaluer la valeur de l’immunisation. C’est le procédé employé d'une part pour la vaccine, la tuberculine, etc., d'autre part pour la clavelée chez les animaux, etc. ;
2° La voie intramusculaire, surtout utilisée chez Les oiseaux (inoculation intrapectorale) dans les vaccinations du choléra des poules et autres pasteurelloses;
3° La voie intraveineuse. Cette méthode, délicate chez les petits animaux, cobayes, souris, est très aisée chez les autres, lapins, moutons, elc. ; elle présente le grand avantage de porter l'antigène instantanément et totalement au sein de l’organisme, sans lui faire subir des réactions secondaires qui veuvent le modifier. C’est le mode presque exclusivement employé pour l'obtention, chez les grands animaux (cheval), de sérum immunisant (anti-pesteux, anti-méningococcique, anti-cholérique, etc.);
k° La voie intrapéritonéale qui, outre ses indications propres, se substitue à la voie intraveineuse dans certains cas et principalement lorsque cette dernière offre de trop grandes difficullés. Par conséquent, la souris, le rat, le cobaye seront avec avantage vaccinés par ce procédé. D’une façon générale, les réactions péritonéales survenant à la suite des injections dans la cavité sont plus intenses, plus difficilement maniables que les réactions générales dues aux injections intraveineuses ;
5 La voie digestive, par la muqueuse buccale, est rarement employée (friction de la face interne des lèvres et de la langue
avec le virus dans le cas de fièvre aphteuse, par l'intestin (ingestion), elle est utilisée dans les cas de choléra, fièvre typhoïde, tuberculose, mais sans grands succès. Préconisée récemment sous forme d'injections et de lavements intrarectaux dans le but d'obtenir la vaccination typhique, elle paraît devoir donner de bons résultats.
En résumé, chacune de ces voies a ses indications et contreindications, suivant la nature de l’antigène, et suivant l'espèce animale considérée.
Toutefois, ces deux facteurs, l’antigène et l'animal récepteur, quelle que soit la nature de l’un, la réceptivité et le mode d'inoculation de l’autre, présentent un certain nombre de termes que l’on doit pouvoir aisément modifier, si l'on veut conduire à bien une immunisation.
Le meilleur mode d’inoculalion à employer serait assurément celui qui, tout en provoquant chez l'animal opéré le moins de réaction possible, l’immuniserait rapidement et intensivement. 11 est évident que des bactéries ou des toxines ne peuvent être injectées dans l'organisme par doses massives intermittentes, ce qui produit chez l'animal des ressauts de réaction violente, mais plutôt d'une façon lente et continue, afin que le sujet, recevant à chaque instant le virus ou la toxine, soit totalement et doucement imprégné par lui. Il peut alors réagir sans grand fracas et faire inconsciemment, pour ainsi dire, son immunisation. La méthode des inoculations successives, par doses croissantes de virus, dont le degré de toxicité augmente parallèlement, répond à ce but. C’est elle, en effet, qui dans la pratique des vaccinations fournit les meilleurs résultats.
Mais là encore, l’immunisation ne peut se faire que par petits à-coups, par oscillations successives, dont on ne saurait prévoir la grandeur ; la période d’immunisation est en outre fortlongue, se chiffrant par plusieurs mois (4, 5, 6 et plus); et les phénomènes intimes qui président à l'élaboration des anticorps sont difficiles à surprendre.
Un antigène virulent, placé dans l'organisme en une position telle qu’il pourrait difficilement se généraliser, mais facilement être atteint par les leucocytes bactériophages, provoquerait la formation abondante d'anticorps spécifiques. Mais est-il possible
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de résoudre ce problème? Autrement dit, peut-on trouver dans l'organisme un point tel que les bactéries virulentes situées en ce lieu et ne le pouvant quitter, sauf dans des cas très rares, restent soumises à l'action des leucocytes, dont le but est de détruire ces corps bactériens et de produire des anticorps?
Le sac de collodion, chargé de bactéries et déposé dans la cavité péritonéale d’un animal, afin d'obtenir par des passages successifs un renforcement de virulence (Roux, Metchnikoff et Salimbeni), ne paraît pas directement applicable.
En effet, si l'on introduit dans la cavité péritonéale d’un lapin un sac de collodion renfermant 4 centimètre cube de culture typhique de 24 heures en bouillon, et que l’on procède tous les 3 jours à des essais de mensuration du taux agglutinatif du sérum de l'animal, on ne constate qu’un renforcement très faible des propriétés agglutinantes de ce sérum.
Deux lapins, l’un ayant depuis À mois un sac de collodion, ensemencé avec une culture typhique, et l'autre servant de témoin, sont inoculés intrapéritonéalement avec une culture typhique à dose mortelle (environ 10 centimètres cubes). Les 2 animaux meurent, à peu près dans le même laps de temps; il n'y a pas eu d'immunisation forte chez le premier sujet dont la mort survient quelques heures après celle du témoin. Il paraît s'ensuivre que des corps bactériens inclus dans des cavités closes et imperméables ne permettent point l'élaboration d’anticorps spécifiques. Toutefois la question est plus complexe, ce qui explique quelques résultats différents.
C’est ainsi qu'avec des microbes extrêmement virulents pour une espèce animale, la méthode des sacs de collodion chargés de ces cultures à procuré quelques propriétés vaccinantes aux animaux en expérience. Il en est ainsi avec le choléra des poules, où Bisanti trouvait qu'après 20 jours les sujets résistaient à l'ingestion d'une culture virulente. Dans ce cas, les anticorps formés sont antitoxiques, puisque la mince paroi de collodion s'oppose au passage des corps organisés (microbes ou phagocytes) mais laissent diffuser dans l'organisme les toxines microbiennes, ou plus exactement certaines toxines (Rodet et Guecheff). 1l en résulte que si l’on a affaire à une toxine dialysable très active, comme celle pouvant être produite par le bacille tétanique, les leucocytes, ne pouvant atteindre les